‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 47 sur 260 · V : ; : ;-.. ;. "r v;';t le terrain mot · texte numérisé non relu

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INTEBVEMTiaN. — INVALIDES.

ptût tiûilKOn Ift pfBSsioii d6 l0iitt gouTcnciitcntiB respectib, le dnrit d*interfentioii n*e8t antre ehoee qa^on déguisement moderne dn droit de U force.

G*e8t M qni légitime ces armements militaires qni immobilisent tant de bras utiles et tant de capitaux féconds; invoquant tour à tour le droit des peuples et Tintérèt des souTorains, lé droit des consciences et rintérét des religions, il détruit demain ce qu*il a édifié la veille, cbange arbitrairement réquillbre des relations internationales , et sous prétexte d'établir entre les penjples nne même loi de Justice et de citiUsatfon, entretient leurs inimitiés.

Que dirait-on d*un tribunal Jugeant sous la pfession des intérêts et des passions dn moment; appliquant une loi qui n*a été ni définie ni consacrée et exécutant luinnémeses arrêts? tel s*exerce cependantat|]ourd*hni le droit d*inièrrention. Bst-ce à dire que Tidée Juridique, fti nensée essentiellement humaine d'où il pro- Cèae et qu'A invoque ne doive un Jour recevoir satisikctiim? Je ne le crois pas, la question devMt se poser ainsi: Au-dessnsdes conventions ÉibttMires de lapolitique, au-dessus des traités, is<4e8slis des gouveftiements, au-dessus des nationaUtés elles-mêmes, si souvent invoquées de nos Jours, y a-t-il un droit humain? Peut-on le constituer sur des bases sérieuses, durables, respectées? Quelle convention internationale pourrait rédiger ce code des nations civilisées? Gomment seraient choisis les membres de cette convention? Gomment serait sanctionnée la constitution qui pourrait sortir de ces délibérations? Quel tribunal connaîtrait des délits contre ce nouveau code? Quels seraient les moyens de coercition et le mode exécutoire des arrêts de ce tribunal international qui aurait évoqué devant lui la querelle de deux peuples, les protestations d'un peuple contre le despotisme de ses gouvernants?

Ainsi devrait être posée la question, si Ton voulait donner au droit d'intervention une base respectable, si l'on voulait substituer la raison « à la force, le droit au Mt brutal , la paix à la

rnerre, l'équilibre stable à l'équilibre instable, économie à la prodigalité, le libre concours' aux Smglants dâ)ats.

Tant qu'elle ne sera pas résolue dans ce sens, noué serons en droit de condamner l'intervention de quelque prétexte qu'eUe se couvre, car {procédant de la force, elle ne peut aboutir qu'à 'arbitraire. François-Édouard Hervé.

INVALIDES. Lorsqu'une nation, monarchie ou république, appelle a la défense de ses intérêts politiques, de son honneur, ou du sol même de la patrie un certain nombre de ses enfants, eUe contracte envers ceux que la guerre a rendus invalides une dette incontestable. En eflèt, la société doit garantir au moins Texistence à ceux de ses membres qu'une guerre soutenue pour repousser un danger commun a rendus incapables de se procurer lies moyens de vivre, car ces citoyens ont TètepH à eux seuls xm devoir qui incombait à tiWB, 'el B n'est que Juste qu'ils soient indem-

nisés par ceux qui ont piott flces. Nous n'avons pas à exan ticle s'il est préférable d^entn plupart des grands fitals de mées permanentes, on d*emii Suisse et les États-Unis, des n années au moment où la gner saire; mais nous pensons qi Tautre cas, Fassistanee est invalides , aussi bien aux voloi patriotiquement leurs servicei désignés par la loi pour rempl leux de la défense nationale.

On ne trouve pas dans l'ai tlons établissant par des dlS] régulières les secours à dom devenus invalides à la guerre où tout homme était soldat, citoyen n'avait fait qu'accomp prenant les armes pour la i dans la gloire si chère à ces p( et dans l'admiration de ses co compense de sa bravoure et de ses souflhinces. Cette admi accompagnée de donsvoloni citoyens mutilés dans les com même des secours leur fure frais de la république. Chez législation n'était pas plus ] premiers temps de la répubi bable que les guerriers n'ava de butin pour prix de leun tard on leur distribua des t c'est ainsi que Sylla et Gésai leurs vétérans. D'ailleurs, | naires , par les mains desqu du monde venaient s'accum métier de soldat devait être a

Ce n'est qu'à partir de Cl commence à s'occuper du soi guerre devenus invalides. G aux abbayes et monastères d( l'obligation de recevoir des Ceux qui étaient admis dans appelés obUits ou frères iaii les fonctions les plus humble le premier qui conçut l'idée di maison hospitalière les solda l'hospice des Quinse- Vingts faveur des croisés qui avaient Palestine, ne s'adressait qu'à dividns et n'admettait qu'un g Henri IV Institua, rue de l'Our de Maison de la charité chréti< pour les officiers estropiés et c modiflant cette institution, tra; bres de la communauté de Y teau de Bicétre, où il fonda \ de Saint-Louis. La destination ment était définie dans les tei j'èdit royal : « Tous ceux qui 1 bonnes attestations qu'ils ont guerre pour le service du roi admis pour y être nourris < reste de leurs jours, de toul saires à la vie. »

Enfin, Louis XIV, en créant

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