INVALIDES
Depuis cGUe époque, la caisse ne cessa de «e dérelopper. On lui attribua les deux tiers des soldes, parts de prises et successions des ^ens de mer, lorsque après dix ans il n'y aurait pas eu de réclamations. Plus tard elle s'enrichit d'une retenue de 4 deniers par liTre sur toutes les dépenses de la marine et des colonies, plus une retenue de 6 deniers sur les prises faites par les bâtiments de guerre de TÊtat, comme cela avait déjà lieu pour les prises faites par les corsaires.
Les deroirs de la caisse s'accrurent arec ses ressources. Les trésoriers de cet établissement devinrent les véritables caissiers des gens de mer, chargés de leur payer leurs soldes et gratifications, et de servir en outre aux familles des marins employés sur les bâtiments de YÈtdi, un tiers des salaires de ces marins, c'est-i-dire un mois sur trois , ou ce qu'on appelle le mois de famille.
5ous ne suivrons pas la caisse des invalides dans toutes les vicissitudes qu'elle eut à subir depuis 1789. Maintenue par TAssembèe constituante, elle fut réunie par la Convention à la lYésorerie nationale. Séparée de nouveau par un décret de messidor an 111 ^27 juin 1793 . elle ftit one seconde fois réunie au Trésor par ui décret du 13 août 1810. et tous les foods qui étaient sa propriété furent dècIanTS deniers pobUcs. Mais cet état de cbctses ne dura pas. €K par une '^rdonnaice du 2^ mai !S16. il fui ccibti que la caisse des inTaUdes cuit i:n dt« ^A <nxLâe an iLinis:re de la ojiiDe et ejitièny SK^t s<f4re il Tr»or.
L •icaic&S'r^'Ê^: Jes iaralide» de la marire . :*i -pile*: ^m^.slzzv tzjomd'hxn, «mpncxii
:* La casâK àti tzTihbes pn«pr>m)eni i;::t . rn }0srxti t^ T^itz.'yii stu* la Miiik de;» minzis i» :'Lx *fi :. e»xiiKr«. ei leur ô«>cDe çn vàaojçh - a :•! axf c âpf r! apr-:$ t> az^ ôc za- «"jncxo. nrt i^esfœ îiif oe âesu-so^à^. El:: « «. OTTTf k «LIS** r^iitTak d«* pfasA-cs tx si!iittC<drî àc ia maJûie e: oes oràciLics .
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tretenus an dehors par Fétablisi être admis, il faut avoir servi 2( fianterie et 24 dans la cavalerii ferme encore un asile royal mil militartf asfflum) destiné aux ( dats. On y élève 700 garçons < soldats encore sous les drape pour la patrie.
L'hôtel de Greenwich, réserv de la marine, est établi sur de p |)ortions, et répond à la grande sance maritimes de TÂngleterr rive droite de la Tamise, à cinq dres, l'hospice de Greenwich par Guillaume III et achevé par il loge et nourrit environ 3,000 sionnaires iH'pen$ionners)e\\e par semaine pour leurs menue:
outre, rétablissement sert un varie de 4 à 27 liv. st. à 1 4,00* au dehors oat-petisionners). A nexé un pensionnat \tke royal destiné à recevoir 800 garçons marins. Les revenus de i'hôspiC4 proviennent en partie de fondât d'amendes et de cotisations mez par les matelots.
La Prusse, en égard à i'imp( i ut militaire . devait songer â «ic ses soldats invalides. Elle y \*itx uuo pension de retraite, se >h>n dsàis une comparnie ou à ict allies. Ce dernier mode da piq-ue s'jrîoïît aux pins âgt-s et î incir.:5 ics Mt*s::r« ies plus ^
li ixisio en f Tusse deux mais r.uli:jdrt* : ïtiiAxrï des inrabiies
-f >:ypf . ex roarrknjf. I^es ic Ln â..>L: .ircaLiK-s tl ul iiiOailJi j-iacL.'f* à.c: riiaruLC :*aiLj-:f tiSr'jfrs e: trxii^AZM >aiàa:s ou
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IM
mmOl^ABIUTE. — IBLANnS,
«eotimwt de son ministère responsable , est impeccsble et, par cons^ent, irresponsable.
Telle est la théorie. La pratique ne s*y est pas toujours conformée. Malheureusement , car cela prouve que la passion Joue en politique un rôle plus considérable que la raison. Là où la passion se met de la partie, le droit et la Justice se Toilent la figure. On ne saurait être passionné et vrail
On dira ; Le prince le premier a violé le pacte, nous sonmies donc dégagés de nos obligations. C^eatune erreur! En droit priré, lorsqu'une des parties n'a pas tenu le contrat synallagmatique» Tautre peut quelquefois (pas toujours) se croire déliée de ses engagements, mais le droit public comporte d'autres lois. D'abord on peut dire que le prince n'a pas enAreint les dispositions qui le concernent, car, de deux choses l'une: ou les ministres n'ont pas signé les actes éman<^ du prince , alors ces actes dolTent être considérés comme non sTenus, et c'est la nation obéissante qui est coupable, c'est elle qui a transgressé la loi ; on les ministres ont signé , et alors eux seuls sont responsables.
On troorera peut-être que nous interprétons la loi d'une manière trop littérale. Nous n'ignorons pas qu'en général « la lettre tue » et qu'il Diut souTont s'attacher i Pesprit plus qu'à la lettre. Mais , outre qu'ici l'esprit est d'accord avec la lettre , il vaut toqjours mieux se résoudre à un sacrifice et rester dans la loi qu'obtenir une satisliaction complète en sortant de laiâ^é.
L'histoire, d'ailleurs, donne raison à cette manière de ▼oir. Lorsque, pour avoir satisfaction complète, on n'a pas reculé devant la violence, lorsque, par conséquent, la passion s'en est mâée, et que l'insurrection est devenue xme révolution, que s'en est -il suivi? Une réaction , dont la violence a été prop<Mrtionnëe à l'action. En d'antres termes, les passions , poussant dans une direction , ont fait naître des passions opposées, et la nation s'est me ballottée d'une extrémité à l'autre.
L*inviolabilité est une barrière invisible, créée dans l'intérêt génénl; lorsqu'on la renverse, on ne tarde pas à la voir remplacée par une barrière visible, armée de lois de répression, qui s'appellent lois de sahU pubHc, ou irfinsporMion en masse, ou iai de sûreté générale!
Toute loi privée a sa sanction dans les codes, toute loi publique trouve la sienne dans les événements. Quand ceux-ci parient, les peuples font leur mea culpa ! Mauricb Block.
lONIE. Vay, Uns lonieaiiet.
IRLANDE. Ce n'est pas une simple notice, mais un volume qu'il faudrait écrire sur Tirlande, si les lecteurs du ùictionnaire attendaient de nous un historique complet de la nationalité irlandaise. Les origines de Tlrlande se perdent dans les temps les plus reculés; son peiimle prétend dépasser en antiquité les plus «i^tOBS naUons européennes, et même en n'ac- (ipl pas )m Jtraditions fabuleuses des bar-
des ou les récits tintaitii; pulaires, encore fiiadrait-; âges de l'Ile d'Inte ou Erit bords de Ké-a-sir, nièce chissant deux ou trois si* rions l'hrlande successivea colons nomades, que les M à tour sous la conduite de phet ou d'enfonts de Jaco qui occupa l'Irlande penda eut pour chef un Némédius à ses compagnons et créa 1 après les Némédiens vinri les Bolgs, des noages ou di le nom de Ttuiata'de'Dam invasion donna plus tard 1 à une race nouvelle , dei»
mière, et désignée sous 1 siens ou Scots.
Des Milésiens oommenc sociaux et politiques que dais ont pu classer avec c avec toute l'apparence de 1 tienne s'ouvre cent ans ei dation de la dynastie de Mi se partagèrent l'ancien ter Jusqu'en l'an 432 de cette ( succession de chefs régu préparant l'avènement du qui devait introduire le < lande.
avec Patrice se clôt i'é| lui s'ouvre l'âge religieux héroïque. L'ancien esclave répand sur le sol irlandais, sieurs royautés, les lumièi et son œuvre t poursuivie pies, que TEglise mettra nombre de ses saints, s'él vers mille obstacles. Les j les nombreuses invasions < qui convoitaient dans FI riche, peuplée d'habitants invasions sans cesse rcpc malheureusement les lutte à travers ces luttes que ri sièdes pour arriver à 1 15( 1 un des rois irlandais. De Leicester, renversé de son l'appui de Henri n, roi d'Aj
Ces premiers rapports d dais avec h, cour d'Ânglete la chute de la nationalité ce En 1170, l'Irlande passa étrangère, bien que plus!
se fussent refusés à recon; de Henri U. Son histoire toutefois, de ce moment a terre; mais les limites d* obligent à ne mentionner, ments particuliers, que 1 Bruce pour la restauration c daise; la part prise par les lésius aux guerres des D( excès du fanatisme religii beth et GromweU, vinren ment l'asservissement d'i
IRLANDE. — IBAUBIEN8.
frappait les échoa des (kmimimea et menaçait le gouTememeDt britannique de son terrible repeal — demande de rappel de Tunion légit" UUive avec FAn^eterre — alors ses adyersaires releyaient la t6te, s'armaient contre loi et luttaient aTOC la supériorité du nombre.
En résumé, de la période durant laqmlle O^GonneU, soutenu par de brillants auxiliaires, se consacra tout entier à la défense de sa patrie, date pour Tlrlande une ère nou- Telle d'améliorations politiques profondes et de conquêtes matérielles inappréciables. Mais ces améliorations et ces conquêtes sulfirent-elles? Des plaintes déchirantes se sont éleyées depuis la mort d'O'Gonnell; la lutte dans le Pariement s'est continuée; les polémiques de la presse ont été poursuiTies , et la nationalité irlandaise, toujours mécontente de son sort, réclame encore aofjourd'hui son indépendance. 11 ne faut pas toutefois écouter les Toix qui, en Irlande, demandent tout, pas plus que les Toix qui en Angleterre n'accordent rien. C'est entre ces deux extrêmes qu'U est nécessaire de se placer, et d'un côté, on constate que malheureusement le peuple iriandais a beaucoup à attendre pour arriTor à cette prospérité qu'il a perdue depuis longtemps, et de l'autre côté, on Toit que les résistances opposées aux réclamations de l'Irlande ont besoin de céder pour deyenir légitimes. Ce sont de mutuelles concessions que les deux partis ont à se faire, et ces concessions, le temps derra certainement les assurer dans un court STenir. Déjà le gouTemement anglais en accorde qui consolent, si elles ne satisfont pas, les plus purs patriotes; bientôt, d'autres Tiendront qui, peu à peu, feront taire les ambitions exagérées de ceux qu'on a compris sous le nom de la Jeune irUmde.
Au point de Tue constitutionnel, l'Irlande n'a plus rien A désirer. Reste maintenant à détruire ce mal secret qui ronge le peuple, et fait toujours planer la misère au-dessus de ces populations actives, laborieuses, qu'un sol péniblement traTaillé n'arrive pas à nourrir, malgré sa fécondité. Où est ce mal? En grande partie dans la constitution de la propriété foncière. Et s'il est là, loin d'être diminué, il est aggravé au contraire par l'esprit même des victimes, qui, défiantes. Jalouses et tristement excitées, se refusent parfois à se prêter autant qu'elles le pourraient à une guérison lente mais sûre. L'émigration enlève chaque année bien des bras vigoureux à l'Irlande; une dépopulation efRrayante est depuis longtemps attestée par les recensements périodiques; la mortalité est considérable. Autant de plaies, que l'Angleterre a tant intérêt à panser, et qu'eUe n'hésitera plus à révéler au grand jour dans de solennelles enquêtes.
Nous ne voulons donc pas nier ici les soufflrances de l'Irlande, ni combattre les sentiments patriotiques qui y demeurent toujours si vivaces. Nous respectons même ces accès de fierté durant lesquels le peuple irlandais salue à l'étranger des illustrations militaires ou poétiques qu'il revendique comme les descendants
•es plus nobles familles. Mais nous préférons
enregistrer les aspiratioDS légitt tent les hommes les plus distinga à n'ambitionner pour leur pabk politique complète ris-i-vis de ceux-là entendent la défense de lité avec l'intelligence des hom ils ne bussent pas les esprits s'é conception de projets, grandioi mais assurément irréalliiables, e versement cause des déceptk»
L'Irlande triomphera de la fàta marchant lentement dans la voie O'Gonnell, et non point en coura plaines de l'inconnu, pour pour qui s'éloigne sans cesse.
Il n'entre pas dans notre cac ici une étude géographique, a dustrielle sur l'Irlande. Nous rei le lecteur à ces nombreux ou^ depuis un siècle sur la nation ir!
composent, chose remarquable bibliothèques comme peu de p dent. Privilège des fartes races < infortunes, d'inspirer le génie et d'obtenir ainsi, en échange d mères du bonheur matériel, l'ho de vivre dans les siècles !
Ernb
Qu'on nous permette d'ajoutei tlon. Dans la situation actuelle n'est pas probable que l'Europe débattre une « question irlandai n'est plus opprimée; elle Jouit d< litlque, de la liberté religieuse, de la presse et elle est presque assimilée à Angleterre. he& dlm tant de «rimes . ont disparu , e prifûëges de ÏÉglUe éiabiie, \& v rait aucun grief particulier.
De plus, l'émigration et le p sauce ont considérablement dim proverbiale de l'Irlande, et ave se répandent le cahne et une lui raisonnée, plus exacte de la situ
Enfin, si la haine contre \\ motivée autant par la ditTérence des religions que par les persécu par le vainqueur, il importe de la langue gaélique se perd. Aine censément de 1861, sur 5,789, 1,105,539 seulement savaient langue, et on n'en compta en toi qui ne savaient pas l'anglais, comprend très-peu de Jeunes ge
Il en résulte que le travail de s'accomplit et que, dans un avei la séparation d'avec l'Angleten un seul partisan. * Mac
ISAURIENS. Les Isauriens et pies barbares, habitants d'un p mont Taurus, au nord-ouest de recrutait parmi eux la garde d byzantins. Us furent la terreur
1. Foff. anisi la Bévue deê Deux-Mo p. 964 (15 octobre ISBS).