‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 53 sur 260 · JAPON. — JÉSUS (COMPAGNIE DE · texte numérisé non relu

JAPON. — JÉSUS (COMPAGNIE DE

Simoda, ronyertnre, dans le délai d*uii an, du port de Hakodade, ainsi que la liaculté, pour le gouvernement des États-Unis, d'établir des consuls dans ces deux ports. La même année, le 14 octobre 1854, Tamiral Stirling obtint, pour TAngleterre, des conditions analogues, et Tannée suiyante, le 9 novembre 1855, les Pays- Bas conclurent avec le Japon un traité qui fut complété, en 1856, par une convention supplémentaire, en vue de régulariser et d'étendre les facilités conmierciales dont ils étaient en possession.

Par ces divers actes diplomatiques, dont rinitiative avait été prise par les États-Unis, le cabinet de Ycdo commençait à se départir de son ancienne politique. Toutefois ce premier pas était encore bien timide, et les Européens, qui pouvaient entrevoir les précieux éléments d'échange que renfermait le Japon, n'en étaient que plus impatients d'ouvrir plus largement la brèche. En 1858,4 la suite des événements qui avaient décidé la France et l'Angleterre à unir leurs armes contre la Chine et qui avaient amené les traités de Tien-Tsin, les deux gouvernements alliés profitèrent de la présence de leurs escadres dans les mers de l'extrême Orient pour exercer une nouvelle pression sur le Japon. Lord Elgin et le baron Gros parurent donc successivement dans la baie de Yedo, et en vertu des traités signés le 26 août 1858 pour l'Angleterre et le 9 octobre pour la France, ils arrachèrent aux ministres du tykoun d'importantes concessions, qui peuvent se résumer ainsi : Établissement de relations diplomatiques entre le Japon et les puissances occidentales par l'envoi réciproque d'ambassadeurs; faculté pour les Européens de résider et de faire le commerce dans plusieurs ports, et notamment à Ycdo même à partir du 1*'' janvier 1862, et à Osaka, à partir du 1*' janvier 1863; reconnaissance de la juridiction consulaire; fixation des tarifs de douane, etc. En un mot, ce qu'on avait conquis en Chine par la force des armes on l'obtenait au Japon par les voies pacifiques. Il était permis de penser que le gouvernement de Yedo se résignait sincèrement à l'oubli de ses anciens préjugés contre l'Europe, et l'envoi d'une ambassade japonaise à Londres et à Paris, sembla confirmer les espérances que l'on avait conçues.

Les traités reçurent en effet leur exécution. Les étrangers furent admis à traûquer dans les ports qui devaient leur être immédiatement ouverts, et les pavillons des légations européennes flottèrent dans Tenceinte de Ycdo. Mais, les difiicultés ne tardèrent pas à se produire. A la vue des étrangers, le vieil instinct japonais se réveilla; les princes firent opposition à la politique conciliante du tykoun; il y eut, au sein du gouvernement, de violentes luttes entre les adversaires et les partisans de la nouvelle politique. En outre, les Européens ne se conduisirent point envers les Japonais avec toute la prudence qu exigeait la situation délicate dans laquelle ils se trouvaient placés. On eut à déplorer des actes de violence et même des meurtres. Les hôtels des légations furent

attaqués par des bandes aimées, qae k ne pouvait que désavouer, en dédan n'avait point la force nécessaire poni cher et punir les coupables. De là des nations et des menaces réciproques; à craindre que cet état de choses ne longe en se compliquant

Quoiqu'il en soit, l'Europe a atteint Le Japon a plié devant elle, et, en dè|] résistances, il cédera à l'attaque pers et résolue de l'Occident, n pourra sui graves accidents, des révolutions à V de l'empire, peut-être la guerre avec F' Mais l'entrée de lEurope au Japon « mais un fait accompli, et l'heure appi nous pourrons enfin soulever le toj caché si longtemps à nos regards le m le plus curieux de Fantique cîTilis F Orient C. Lav

JÉSUS (COMPAGNIE DE). L^histo Compagnie de Jésus est un des phè les plus étonnants que présentent lei du genre hiunain; et pour bien s'e compte, peut-être est-il nécessaire d\ ce qui se passe, à certaines heures di et de lassitude, dans les sociétés polii

Lorsque ces sociétés ont perdu leu leur lumière , lorsque de longues dise fécondes pour l'avenir, terribles pou; sent, ont agité, puis énervé les espr que les partis se sont séparés, confon à tour , il ne tarde pas à se produire u de repos immense, aveugle, malenU s'empare de toutes les intelligences vues d'idéal, de toutes les âmes dé] d'énergie. Que m'importe, s'écrietoutes parts, que m'importe telle for tique ou telle autre, pourvu que Je je quelque tranquillité? Alors sur les d^ opinions anciennes, qui ne retiennent leurs hommes d'élite, il se constitue successives apostasies, un nouveau i n'a aucun principe, aucun progranm qui entend travailler à l'œuvre de la ! publique par tous les moyens, même ; que prohibe le plus sévèrement la moi nelle. Des hommes d'ailleurs honnê égoïstes ou inintelligents, et qui t pour leur repos ou pour leurs intérêt trent en foule, prêts à amnistier toute les dispensera de pourvoir à leurs proj tinées. Des intrigants de toute provei mêlent à eux pour exploiter leur lasi leurs terreurs; et tout cela conduit d'* à un réghne ultra-autoritaire où la na! uns, la fraude des autres, espèrent leur compte. L'expérience prouve que c de partis obtiennent presque touj triomphe momentané, mais qu'ils ab infailliblement à afTaibllr, puis à di troubler, à ruiner moralement et m ment les sociétés où ils se fonnen ces sociétés périssent dans une misé] tation, si elles ne parviennent pas à s'e;

Or, l'esprit particulier que nous v décrire, cet esprit qui consiste à mett

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