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Chacune des périodes qui servent de l)ase à ce tableau, comprend les années prospères et Tannée extrême pendant laquelle la crise se déclare. Les deux suivantes sont celles de la liquidation. A partir de ces deux années, le mouvement reprend sou cours, pour parcourir les mêmes phases.
La similitude et la simultanéité de ce mouvement, eu France et en Angleterre, indiquent bien qu'il n'a rien de particulier et de local, et qu'il ne subit pas riufliience des institutions ou des lois du pays.
De la réserve inétallique. La réserve métallique fait la contre -partie des escomptes. Daus les comptes rendus mensuels des banques, on est frappa du mouvement, en sens inverse, du portefeuille et de l'encaisse. Taudis que l'un augmente sans cesse, l'autre diminue sans bruit, s'écoule peu à peu d'une manière continue, et le vide se fait surtout remarquer aux époques de crise, dont chacune, pour l'observateur attentif, se révèle longtemps d'avance parla décroissance des maxima et des minima mensuels et hebdomadaires.
Le rclliix du numéraire s'observe immédiatement après les crises, dans les deux ou trois années qui suivent . à la liu de la suspension des aflaires ou au moment de la reprise. En se rétablissant avec une si grande rapidité , l'encaisse, comme les escomptes, ollre un maximum supérieur à celui de la dernière période.
Ce double mouvement de l'escompte et de la réseiTe métallique n'est donc pas particulier à
1. l'onr Paris seulement jusqu'en 18,50; pour Paris et les succursales à partir de et y compris cette année. — Les sommes sont en millions d(^ francs pour la banque de France, et en millions de livres stcring pour l'Angleterre.
une seule aimée, l'année de la crise, comme on semble le croire, puisque nous constatons que sa tendance dans un sens ou dans un autre est toujours très-marquée. La ci'ise paraît et éclate quand, des deux côtés, il est porté aux dernières limites ; ce qui prouve que, si des causes étrangères peuvent précipiter l'explosion , il faut bien reconnaître que tout était préparé depuis longtemps pour cette fin, et qu'un peu plus tôt, un peu pins tard il fallait liquider; car une crise n'est qu'une liquidation générale pour permettre aux affaires de reprendre sur une base solide, et non pas sur les ressorts d'un crédit trop tendu , que les charges accumulées finissent par rompre.
Variations de l'encaisse métalliqHe à Paris, et à partir de 18i8 les succursales et banques départementales comprises.
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