EMPIRE ALLEMAND
de trop gros bénéfices, comme le montre (p. 845) Le chiffre des dépenses n'en diffère pas sen-
la comparaison du produit brut et du produit net. siblement. Nous ne donnons ici d'ailleurs que
Contingents matriculaires. -7- C'est la somme des indications sur la manière de calculer pour
proportionnelle que chaque État doit verser rendre les chiftres comparables avec ceux des
pour combler la différence entre les recettes autres États.
propres à l'empire et les dépenses communes. Au moment où éclata la guerre franco-alle-
Le contingent est proportionnel au chiffre de mande, les dettes des divers États allemands
la population, dit la loi, mais ce principe n'est réunies, y compris celles de l'empire, s'élevaient
pas appliqué dans toute sa rigueur, car diverses à environ 2,042,000,000, plus 2,160,000,000 de
circonstances et des conventions spéciales dettes de chemin de fer qu'on a amorties peu à
modifient plus ou moins la règle générale. Ainsi, peu sur les produits de ces chemins : ensemble
on a fait à quelques États des concessions sur le 4,202,000,000.
montant de leur cote-part à payer pour la repré- La circulation du papier-monnaie atteint
sentation à l'étrangw. La Bavière et le Wurtem- presque le chiffre de 225,000,000. berg ne versent pas le produit net des postes
et télégraphes à la caisse de l'empire; en re- chap. v. abmée et mahihe.
■vancho ils ont à fournir un contingent spécial « » j „• -x- x.« ,■
pour les dépenses de l'administration centrale, ^**'*- *• »»sP°«'tions constitulionnelles.
dont les pouvoirs s'étendent, en partie aussi. Tout Allemand doit le service militaire; le
sur le sud de l'Allemagne. [Voy. plus haut, remplacement n'est pas admis (art. 57 de la
p. 843, Postes et télégraphes.) Constitution). La durée du service est de sept
Le système des contingents matriculaires , ans , à partir de l'âge de 20 ans , dans l'armée
qui tend à combler sans retard la différence active, dont trois ans sous les drapeaux et
entre les recettes propres à l'empire et ses quatre ans dans la réserve, puis de cinq ans
dépenses, prévient la formation de tout déficit, danslalandwehr: en tout douze années (art. 59).
mais il peut, à un moment donné, imposer de for- Jusqu'à nouvel ordre, le pied de paix de l'armée
tes charges aux États. Toutefois, l'empire peut re- allemande est fixé à 1 pour 100 de la popula-
courir à l'emprunt, et nous avons vu qu'il a déjà tion. Cette proportion ne peut être changée que
puisé à cette source que l'Europe est trop dispo- par une loi (art. 60). Toute la législation mihtaire
sée à considérer comme un inépuisable Pactole. prussienne doit être introduite dans l'ensemble
Résumé des finances de l'Allemagne. — Kous des pays allemands, et l'unité de la législation venons d'exposer l'organisation des finances de doit être maintenue pour l'avenir (art. 01). Les l'empire, mais les chafres que nous avons pré- fi'ais et charges de l'organisation militaire (argentés ne font pas connaître l'ensemble des mée et marine) de l'empire sont supportés par charges fiscales de l'Allemagne, il faut encore tous les Étals avec une parfaite égalité; il ne tenir compte des budgets des divers États qui peut y avoir de privilège ou d'exemption ni en font partie. D'autre part, les budgets de ces pour un Etat ni pour une classe. Lorsqu'un États n'indiquent pas à eux seuls la totalité des obstacle quelconque s'opposera à la répartition charges de leurs contribuables respectifs, puis- égale de la prestation en nature du service qu'une partie des taxes entre directement militaire , la loi fixera de justes compensations dans les caisses de l'empire. Voici donc com- (ai't. 58).
ment on doit procéder: on additionne les re- Jusqu'à ce qu'il en soit décidé autrement»,
cettes des divers pays avec le total des recettes il est mis à la disposition de l'empereur alle-
de l'empire, défalcation faite du montant des mand une somme à forfait de 225 th. ou 843 fr.
contingents matriculaires qui sont déjà compris 75 c* par homme de l'armée sur le pied de paix
dans les budgets particuhers des Étals. De plus, (art. 62).
comme le total des recettes de l'empire sont Les économies qui pourront être faites sur
des recettes nettes, il faut ajouter les frais de le budget militaire profiteront à la caisse de
perception du timbre des effets de commerce l'empire et jamais à un gouvernement d'un
et ceux des postes, télégraphes et chemins de État particulier (art. 67). Cette disposition ne
fer de l'empire; les frais de perception des s'applique ni au ^Yurlemberg, ni à la Bavière.
impôts de consonmiation figurent dans les bud- [yoy. plus loin.)
gels particuliers. «Les troupes de terre de tout l'empire for-
Voici, par exemple, le résultat des calculs nieront une armée unitaire (organisée d'après
pour les années 1871 à 1873, les frais extraor- les mêmes principes) sous les ordres de l'em-
diuaires de guerre non compris: pereur, tant pendant la paix que pendant la
Budgets de recette des Etats (eu millions de j. La Constitution dit: tjusqu'au 31 décembre 1871»,
fi-ancs) 1,510 mais cette disposition a été maintenue en vigueur
Budget de l'empire, les contingents matri- pour les années 1872 à 1S74 et pourrait bien encore
culaires non compris 353 gtre prolongée. Toutefois, en considération de la
Frais de perception du timbre , des postes et hausse du prix des aliments , etc., le gouveruement
télégraphes 96 prussien fait prévoir qu'il pourrait bien demander
Frais d'exploitation des chemins. de fer de „ne somme un peu plus élevée. Toutefois, le Reichs-
l'empire 2t) tag ne semble pas très-favorable à ce système.
Total des recettes brutes . . l,Li7i)' '^- ^^^ réductions sur cette somme de 843 fr. 75 c.
ont été accordées, enlS6S, par des traites particu-
1. Ce n'est pas le montant des impôts ))ayés, car licrs aux duchés de Saxo, au grand -duché de Saxece chififrc renferme plusieurs centaines do millions AVeimar et d'Oldenbourg , à 4'verses principautés et provenant de domaines et surtout de chemins de fer. à Lubeck, en tout 14 petits États. Celte conventioa \Voy. les budgets des divers États.) prend fiu eu 1873.
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guerre. La même série de numéros d'ordre s'é- homme (art. 13), prévus dans l'article 62 de la
tend sur tous les régiments de l'armée aile- Constitution fédérale, seulement il les dépense
mande. La couleur et la coupe de 1 uniforme directement.
doiventètre conformes à celles de l'armée prus- Les dépenses extraordinaires pour des rassienne , mais les souverains des contingents semblements de troupes prescrits par l'empe- {Conlingen(sfierni) pourront déterminer les em- reur, sont supportées par la caisse fédérale, blêmes, cocardes, etc.» L'empereur a la sur- En ce qui concerne la Bavière, la convention veillance de l'armée, il peut la faire inspecter du 23 novembre 1870 modifie à peu près ainsi et tenir la main à ce que tout soit en bon état. Il lesarticies 61 à68 de la Constitution fédérale: La fixe le nombre des hommes qui doivent être pré- Bavière s'engage à organiser son armée d'après sents sous les drapeaux, la répartition des trou- le modèle prussien, et à lui consacrer les mêpes, les garnisons, etc., etc. (art. 63). Toutes les mes dépenses normales. L'armée bavaroise fait troupes allemandes doivent obéissance à l'em- partie de l'armée allemande, elle est en temps pereur et lui prêtent serment. Il nomme les de guerre sous les ordres de l'empereur, mais commandants supérieurs des contingents, ainsi pendant la paix elle reste complètement sous que ceux des forteresses; les généraux doivent les ordres du roi. L'empereur a cependant le être agréés par lui. Il peut choisir les oITiciers droit de s'assurer que l'armée bavaroise suit dans n'importe quel contingent (art. G4). L'em- en tout les règles tracées à l'ensemble de l'arpereuraledroitd'établirdesforteresses surtout mée allemande, il peut la faire inspecter, après le territoire de l'empire (art. 65). Sauf conven- s'être entendu avec le roi de Bavière sur le tion contraire, la nomination des oiïiciers dans les choix des inspecteurs. La mobilisation de l'arcontingents appartient aux souverains des États mée bavaroise a lieu sur l'ordre de l'empereur, qui les fournissent. Ces souverains sont les chefs Les autres dispositions essentielles de la Gonstide leurs troupts et jouissent des honneurs qui tution ont été maintenues, se rattachent à cette position. Us peuvent requérir, dans un intérêt de police, les troupes Sect. 2. Organisation militaire. stationnées sur leur territoire, même lors- Le caractère particulier de l'organisation miqu'elles appartiennent à un autre État (art. 66). ntaire prussienne et actuellement de l'organi-
Lorsque la sécurité pubhque d'un Etat quel- sation allemande, c'est qu'une partie seulement
conque est menacée, l'empereur le déclare en de l'armée est sous les drapeaux, tandis que
état de guerre (de siège). Jusqu'à ce qu'une loi l'autre est dans ses foyers. Ce systèmeapour but
spéciale y ait pourvu, on apphquera, le cas de donner au pays la plus grande force militaire
échéant,laloiprussiennedu4juinl85l (art.68). possU}le aux moindres frais. On sait que ce sys-
Dispositions spéciales à quelques États. L'ar- téme a été inventé en Prusse après la paix de
mée de la Saxe fait, d'après le traité du 7 février Tilsit. Cette paix, qui enlevait à la Prusse la moitié
1867, un corps spécial dans l'armée aile- de son territoire, lui interdisait d'entretenir
mande, le 12^, mais il est placé sous le corn- plus de quarante -deux mille hommes' sous
mandement supérieur de 1 empereur, qui le les drapeaux. Pour tourner cette difTiculté, on
fait inspecter et signale, s'il y a heu, au roi de renouvela toutes les six semaines le personnel
Saxe, les modihcations ou améliorations qu'il y des recrues, les exercaut et les renvoyant
aurait à introduire. C'est sur l'ordre du roi après leur avoir appris Te maniement des armes
de Saxe qu'elles sont exécutées. et les manœuvres. Ce qui fut d'abord un expé-
Un traité analogue a été conclu le 7 avril dient devient bientôt une organisation perma-
1867 avec le grand-duché de Hesse. nente qu'une série de lois et de règlements
Le traité conclu le 25 novembre 1870 avec ont améliorée dans ses détails et perfectionnée
le Wurtemberg stipulait que les dispositions dans son ensemble.
constitutionnelles relatives à l'armée que nous Les forces militaires se divisent en Armée,
avons analysées ci-dessus seraient appliquées Marine. Landsturm.
conformément à la convention militaire à inter- „ . , ,
,r„„:,. p^tf^ «/^.,,T^„i:«„ ^^„t^ I .„■„ j . » !• Les chiffres qu'on trouve sur ce point dans la
venir. Cette convention porte la même date et p,„part des ouvrages ne s'accord.%nt pas" nous repro-
dispOSe que 1 armée WUrtembergeoise , tout en duisons les passages du traité qui s'y rapportent.
faisant partie intégrante de l'armée allemande Traité conclu à Paris , u s septembre isos , entre
et en étant soumise à la même organisation , '« France et ta Prusse. (Articles sépares.)
forme un corps spécial ayant ses drapeaux et Art. l". s. m. Ic Roi de Prusse, voulant évitertout
SPS rorardes di-^tinctos Le roi re^tp rln'f iln ^^ 1"' P»"'"'''»" donner de l'ombrage à la France,
ses COCaiaCS UlôUnCltb. LC roi lesie Cnn au prend lengagementde n'entretenir pendant lO ans, à
corps, nomme les OfTlCierS, mais doit obtenir compter du l" janvier ISOO, que le nombre de troupes
l'agrément de l'empereur pour le choix du go- ci-dessous spécifié, savoir:
néral en chef. Autant que possible, l'armoe 'Vn^J^cu'? dè'".'!°.''."^' 'T*'!\*" !"'."! "2ToTo''
WUrtembergeoise stationnera dans le pays. La 8 régiments de cavalerie "où '32 escadrons,'
plupart des autres dispositions sont conformes formant au plus un eirectif de 8,000
à celles de la Constitution, elles imposent seule- ^"u pu.s .'^!*."!"."'!''. l"'".^"".' .'^^.^"": 6,000
ment à l'empereur le devoir (de politesse) de Non compris' l'a' garde' du roi, évaluée",
s'entendre avec le roi de Wurtemberg. Il est infanterie et cavalerie, au plus à. . . . 6,000
expressément stipulé qu'en cas de guerre l'em- Total ~42,ooo
pereur prend immédiatement la direction SUpé- Art. 2. Les 10 ans expirés, s. m. le Roi de Prusse
rieure tant de l'année que du télégranlie Le rentrera dans le droit commun et maintiendra le
■nr.,..f„r«i,„ A^-i ^,„„^ ,„ 41 nn-.i 1 nombre de troupes qui lui paraîtra convenable selon
Wurtemberg doit également les 22o thalers par les circonstances.
EMPIRE ALLEMAND
Tout Allemand doit le service militaire dans l'armée pendant 12 ans, dit la loi de 1867 applicable actuellement dans toute rAllemagne. Sur ces 12 ans, il passera 3 ans sous les drapeaux, 4 ans dans la réserve, 5 ans dans la landwehr qui n'est plus comme autrefois divisée en deux bans. Les quatre années passées dans la réserve sont comptées comme service, car le soldat est censé en congé, il peut être rappelé à chaque instant, et quand il est rappelé, il rentre dans son régiment et fait partie de la ligne , tandis que la landwehr forme des régiments et des divisions séparés destinés à soutenir la ligne. La marine se divise en Flotte, marine active et Seewehr {Wehr ou miJice maritime , la land'wehr étant une milice de terre), dont le personnel provient en majeure partie des écoles spéciales et de l'inscription maritime. Enfin, le landsturm (arrière-ban ou levée en masse) se compose des jeunes gens de 17 à 20 et des hommes de 33 à 42 ans. La levée en masse est destinée à maintenir la sécurité dans le pays et au besoin à former la garnison des forteresses non menacées.
Le recrutement a lieu tous les ans. Le nombre des conscrits appelés annuellement sous les drapeaux répond à un tiers pour 100 (ou 1 sur 30li) du chiffre de la population du pays. Le nombre des appelés est loin d'être égal à celui des jeunes gens qui atteignent làge de 20 ans. Le chiffre de l'armée (1 p. 100 de la population) fixé par la loi ne peut pas être dépassé et on a dû fixer un contingent annuel pris sur l'ensemble delà classe, il y a donc tirage au sort et la commission du recrutement procède par ordre de numéros, s'arrêtant au moment où le contingent est complet. Nous trouvons dans le Journal du bureau de la statistique de Prusse, année 1864, p. 79, un tableau donnant le résultat approximatif des opérations du recrutement en Prusse pour la période 1831-1862 (31 années); nous empruntons à ce tableau les indications qui suivent.
Sur 1,000 habitants on comptait annuellement en Prusse :
10.8 jeunes gens âgés de 20 ans, se présentant pour la première fois; 18.6 jeunes gens âgés (fe 21 à 24 ans, formant les quatre classes d'ajournés ; 10. S et 16.6 font 29.4 pour 1,000, représentant le chiffre des individus ayant à comparaître deva,nt la commission.
Sur 1.000 jeunes gens obligés à se présenter on en comptait :
Moyenne de Année 1831 à 1862. 1861.
Absents sans excuses valables . . . 53.8 19.4
Condamnés, exclus de l'armée pour
cause d'indignité 0.82 1.1
Ayant des infirmités incurables . . 56.0 31.1
Ayant des infirmités temporaires, faiblesse de constitution , poitrine délicate, etc 324.0 387.0
N'ayant 7«9e7!co)elataille prescrite:
1" ayant moins de .') pieds 94.8 (?)
2» ayant de 5 pieds à 5 p. 2 pouces • 138.0 (?)
Ajournés ]jar des considérations diverses (soutien de famille, fils unique de veuve et autres) .... 32.0 25
Eestent disponibles pour le service. 172.1 124
Appelés pour le service actif. . . . 96.6 105
Restent à la disposition du gouvernement 74,9 18.6
Sur 1,000 appelés 992 servent comme combattants dans l'armée de terre, 7.3 dans la marine, les autres comme infirmiers et ouvriers.
On voit qu'il n'est pas possible de comparer ce tableau avec les tableaux de recrutement français. Une des choses qui Feu distinguent le plus, c'est la distinction entre les infirmités permanentes (incurables) et les infirmités temporaires. On ne se presse pas de dèlarer incapable, maladif, trop petit, le jeune homme arrivé à l'âge de la conscription. On commence par l'ajourner d'année en année pendant un à trois ans selon le cas ; au bout de la troisième année, s'il n'a pas été appelé, il est libéré.
On vient de voir que malgré la disposition constitutionnelle qui rend le service militaire obligatoire pour tout Allemand, tous les jeunes gens ne sont pas tenus au service effectif. Ceux qui, par leurs numéros, se trouvent placés après « la grande barre » [hinter dem grosse?i Stricfi) qui clôt la liste des appelés, restent pendant trois ans à la disposition de l'autorité , mais ils ne servent réellement qu'en temps de guerre. Ils forment la «réserve de remplacement» {Ersatz- Réserve) dont les classes 1 à 4 seulement entrent dans la ligne. Nous ne croyons pas que, jusqu'à présent, la réserve de remplacement ait donné dans sou entier, et elle ne semble pas destinée à donner, les guerres étant de nos jours tropcourtes. Il en résulte qu'en fait on n'entre dans la réserve qu'après avoir été dans la ligne, et qu'on n'est inscrit sur les rôles de la Landwehr qu'après avoir passé 4 ans dans la réserve.
Diverses dispositions ont pour but d'adoucir cette législation et d'égaliser pour ainsi dire le fardeau, h' instruction du mois de mars 1 868 ' permet de «prendre en considération» les soutiens de famille nécessiteuse, les fils uniques de veuves « hors d'état de pourvoir à leur subsistance et qui ne peuvent être secourues par les membres de leurs familles » , ainsi que les personnes, quel que soit le montant de leur revenu, qui viennent d'hériter une ferme ou d'un établissement et qui sont absolument indispensables à sa gestion. Ou procède par voie d ajournements d'appel et, selon les cas, on libère au bout de 3 ans. Des ajourneuiouts de 1 à 2 ans peuvent être accordés aux élèves de certaines écoles supérieures; ceux qui sont exemptés du service militaire en temps de paix, font néanmoins partie de la réserve de remplacement.
11 y a enfin le volontariat d'une année. Pour être reçu volontaire d'un an , il faut avoir l'autorisalion de ses parents, être muni d'un certificat de bonne conduite et passer un examen ou être porteur d'un certificat d'études dans les classes supérieures des lycées, des collèges et d'écoles d'instruction secondaire dont le tableau a été publié par le gouvernement. La même faveur est accordée à de jeunes artistes
1. Klle a été traduite, avec d'autres, par M. le commandant Le Maître. Voy. Organisation de l'armée de l'Allemagne du Nord. Paris, Berger-Levrault et C".
EMPIRE ALLEMAND. 851
distingués, à des ouvriers « d'une liabileté re- tion est motivée par les croyances religieuses
connue » (exceptionnelle) dans leur profession. de ces sectes.
Le volontaire d'un an s'équipe et s'entretient
à ses frais, il n'est pas tenu de demeurer dans c„ » o c» .• .■ -i-. •
,„ „„„„ -II-, 1 ^ A Sect. 3. Statistique militaire,
la caserne, mais il doit avoir un logement dans ^
le voisinage, il peut choisir le corps et la garni- Dans la première année de l'empire allemand
son ou il veut servir. L'article 171 du règlement l'armée comptait, au pied de paix. 17.391 otTi-
prevoit que le volontaire d'un an sera pauvre ciers, I.4i3 médecins. 383,899 hommes de
et ne pourra ni s'équiper, ni se nourrii-; le troupe, 92.95i chevaux; le tout était divisé en
chef du corps darmée pourra alors apprécier iu bataillons de ligne (241.058 hommes), 260
s'il y a lieu de l'équiper et de le nourrir comme cadres des bataillons de landwehr. 26 bataillons
les autres soldats (aux frais de l'Etat). Du reste, de chasseurs (13.780 hommes), 465 escadrons
on n'accepte pas des volontaires reconnus im- de cavalerie (65.296 hommes), 1100 canons,
propres au service. pois les pionniers (le génie), le train, etc.
On trouve dans le Journal du bureau de Sur le pied de guerre, l'armée de campagne
statistique de Prusse, année 1869, p. 241 et compte: suivantes, une étude très-développée sur les
volontaires d'un an. Les chiffres se rapportent omeiers. .Méd. Hommes, chev.
aux aunées 1862 à 1868 et comprennent d'à- États-majors..., T97 "s e^iso 6.957
bord la Prusse . puis la confédération de l'Aile- infanterie, 443 bat. 10,212 880 45g,203 10^993
magne du >"ord. Nous lui empruntons quelques Chasseurs, 26 bat. . 574 52 2c,780 i,040
chitires relatifs à lanuée 1868'. ^m^lktl^; ''''' ''' '''''' ''''''
En 1868 . 4.587* volontaires d'un an étaient i,ô48 canons .. ! 1,200 287 59,732 63,637
sous les drapeaux ; sur ce nombre 222 étaient Pionniers (génie),
f„ „,„ ■ I ■ ,o> •. j- t -'3 compagnies. . 441 59 18,328 8,327
fonctionnaires OU employés; 434, étudiants; Train, 297 comp. . 546 42i 27;73o 38,193