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I. TERRITOIRE ET POPULATION

La superficie des États-Unis est, en 1870, de 3,603,884 milles carrés, ou de 9,334,059 kilomètres carrés avec environ 39 millions d'habitants. Le tableau suivant , qui reproduit les résultats des recensements opérés depuis 1790, permet de saisir d'un coup d'oeil la marche progressive de cette population pendant chaque période décennale :

Blancs.

eus de cou eur libres.

Esclaves.

Total (le la population.

ISIO. .

Ce nombre de 38,558.371 se décompose politiquement ainsi; Etats, 38,ll5,Cil liubitants; territoires, 442,730 habitants. Ces chiffres comprennent les gens de couleur , mais non les Indiens. En comprenant toutes les populations, celles qui ont été comprises dans le recensement et celles qui en avaient été exclues, on trouve que la population totale est de 38,925,598, dont 38.205.598 dans les États. Ces 38.925,598 se subdivisent ainsi: blancs, 33,592,245; de couleur (noirs et mulâtres), 4,880,387; Chinois, 03,254; Indiens, 383,712.

On s'est plu à rappeler avec quelle précision Elkanah '>Vatson, auteur d'un ouvrage intitulé:

ETATS-UNIS DE L'AMERIQUE DU NORD

Honwies et Temps de la révoluiion , avait, en 1815, indiqué d'avance chacun des chiffres réellement atteints par la population. Selon Watson, il y aura aux États-Unis, en 1820, 9,625,734 habitants; en 1830, 12,833,645; en 1840, 17,116,526; en 1850, 23,185,368, et en 1860, 31,753,854. On peut voir ci-dessus que l'évaluation n a pas trop été contredite par les faits, mais il convient d'ajouter que la progression s'est ralentie, car M. E.-B. Elliott, chef du bureau (chief-clerk) de statistique des États- Unis, a calculé que si la progression constatée de 1830 à 1860 avait continué, on aurait atteint en 1870 le chiffre de 41,609,000, soit environ 2 millions de plus que le chiffre trouvé par le recensement. Quoi qu'il en soit, de 1790 à 1870, la population, prise dans son ensemble, s'est presque décuplée. Cet accroissement, dont les proportions dépassent tout ce qui s'est ati ailleurs pendant le même espace de temps, est dû en grande partie au développement naturel Je la population déjà établie sur le sol; le ieste est dû à l'immigration. La plupart des émigrants sont des Anglais, des Irlandais, des Écossais, des Allemands; les autres pays fournissent des contingents relativement insigniflants. En 1870, les 38,558,371 habitants se divisent en 32,991,142 (85 p. 100) natives, ou individus nés dans le pays, et 5,567,229 (15 p.lOO) nés à l'étranger. Sur les 38,558,371 habitants recensés, 9,734,845 avaient des parents étrangers (père et mère), 2 millions d'individus environ , en outre, il raient soit un père étranger, soit une mère étrangère, chiffres qui indiquent une proportion de sang étranger plus forte qu'on n'a l'habitude d'admettre. Si l'on ôtait ces 9 ou 10 millions des 33 millions de natives, la proportion serait bien faible en leur faveur. En 1800 le nombre des natives (renfermant sans doute ceux qui étaient nés de parents étrangers) était de 27 millions sur un peu plus de 31 millions, en 1850 de 20,912,000 sur 23,191,000. Tous les chiffres qui précèdent sont empruntés au Census.

Le nombre des immigrants ressort du tableau qui suit (Preussisches Handelsarchiv):

Périodes Total des Dont du Allemands non Prus-

(iècennales. immigrants. Roy.-Uni. Prussiens. siens.

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