‹ Dictionnaire général de la politiqueChapitre 457 sur 557 · US · texte numérisé non relu

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,837 6e6 GSl ,505 ,156 ,253 ,363 ,792 ,635 ,722 ,677

Taxes des comtés.

Taxes des villes.

Leurs Jettes réunies.

2,lt-5,>a8

n suffît d'un rapide examen de ce tableau pour constater que la répartition des dépenses entre l'État et les localités diltére beaucoup d'un État à l'autre. Ce sont en tous cas les comtés et les villes ou communes qui supportent la plus grosse part des taxes. Rappelons en terminant que , pour connaître les charges fiscales des citoyens des États-Unis, il faut réunir aux 364 millions de recettes ordinaires du trésor fédéral les 281 millions de recettes locales, ensemble 645 millions de dollars, soit 3.723 millions de Lianes, ce qui fait, pour 40 millions d'habitants, 93 francs par tète ou 40-5 francs par famille de 5 personnes.

DeUe pablàjue. — La dette fédérale, contractée pendant la guerre de l'iridépendaiice, ne fut réglée qu'après la mise en vigueur de la Constitution. Le cliiiïre en fut fixé à 75.624, iCi dollars en 1790. En même temps. de très-sérieuses mesures furent prises pour arriver à son extinction ou tout au moins à son amoindrissement. Les guerres avec les Indiens et les événcmenis poliliques, qui, en 1798 et 1799. menacèrent d'aboulirà une rupture avec la France, détruisirent les effets de ces réductions, et, au 31 décembre 1800, la

1. Nous devons faire remarquer que l'exemiilaire du Censns sur lequel nous avons travaillé a été rectifi>'' en partie , niais il y est resté quelques fautes peu imijortautes que nous n'avons pas pu corriger.

dette dépassait 79 millions de dollars. Douze années de paix permirent de la réduire à 25 millions de dollars; mais la guerre de 1812 la reporta à 127 millions de dollars eu 1816. Dix-ueuf ans plus tard, en 1835. grâce à une paix continue, la dette était de nouveau complètement éteinte. Deux ans après, les Etats- Unis ayant pris à leur charge les dettes d'un certain nombre de villes et de territoires, et les recettes des douanes et des ventes de terres publiques ayant, en outre, considérablement baissé par suite de la crise commerciale, le Trésor fut de nouveau obligé de recourir aux emprunts. Les guerres avec les Indiens, et les achats de territoire perlèrent la dette, en 1843, à 27 millions de dollars. En moins de deux ans, on en remboursait pour l)rès de 10 millions. La guerre du Mexique et de uouveaiix achats de territoire ne tardèrent pas à en relever le chiffre, qui, à la fin de 1852, était de 67,560,395. Depuis lors, foutes les administrations se sont plus ou moins efforcées de rentrer dans la voie des réductions. Il a fallu les événements de 1861 pour amener les États-Unis à rompre avec cette tradition; mais dès qu'on eut fait connaissance avec les grands impôts et les énormes dettes, les maximes financières européennes, qui représentent ces belles choses comme autant d'éléments de richesse,, n'ont pas manqué de trouver de cha-

ÉTATS-UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NORD

leureux avocats, seulement, ils ont prêché dans le désert , heureusement pour les États- Unis.

Au 30 juin 1860, la dette permanente était de 45 millions de dollars et la dette flottante de 19,090,500 dollars; un acte du 22 juin 1860 avait pourvu au rachat des bons du Trésor au moyen de rémission d'un emprunt de 21 milhons de dollars à 0 p. 100, rachetables en vingt ans.

A partir de cette époque, la dette s'élève, au 1" juillet 1861 à 90,867,828 dollars; en juillet 1862 à 514,211,371 dollars; en juillet 1863 à 1,098,793,181 dollars; en juillet 1864, 1,740,690,489; en juillet 1865, 2,682,593,026. Au !<'■• janvier 1866 elle était de 2,810,310,357 dollars, elle commence ensuite à entrer dans la voie des réductions, janvier 1807,2,675,062,505 dollars; janvier 1868, 2,042,326,253 dollars; janvier 1809, 2,552,583,662 doll.; janvier 1870, 2,448,740.953 doll.; janvier 1871, 2,332,007,793 dollars; jauvier 1872, 2,326,710,036 dollars; janvier 1873, 2,271,858,187 dollars.

De ces chilTres on n'a pas défalqué l'actif du Trésor (la monnaie en caisse , or et papier) et l'on a confondu les différentes sortes de dettes.

Ou doit eu elTet distinguer entre les dettes portant intérêt et le papier-monnaie [greenback). Voici d'abord les dettes payant intérêt contractées à partir de 1861 :

1° Sixes 0/188 1 , c'est-à-dire emprunt 6 p. 100 qui ne peut être remboursé avant 1881, — l^e émission, en vertu de la loi de 1861. Montant de l'émission autorisée: 25,000,000 dollars; de l'émission elTectuée : 18,415,000 dollars. Les intérêts sont payables en espèces. — 2<= émission, opérée le 16 novembre 1861. Montant de l'emprunt: 189,317,400 dollars. — 3"= émission, du 15 juin 1864: 75,000,000 dollars.

2° Les cinq-vingt [five twenties) de 1862, émission du 1" mai 1862). — Les intérêts à 6p. 100 sont payablesen or. Le remboursement peut être effectué, à la discrétion du gouvernement, à partir du 1" mai 1867 jusqu'au l*» mai 1882. Le montant total de cet emprunt s'élève à 514,771,600 dollars.

3° Les cinq-vingt de 1804 (émission du 1" novembre 1804). — Les intérêts sont payables en or à raison de 5 p. 1 00. Le capilal est remboursable à partir du 1<='' novembre 1869 jusqu'au 1«>" novembre 1884, à la volonté du gouvernement. Le montant total s'élève à 129,443,800 dollars.

4*' Les cini^ vingt de 1805 (émission du 1" juillet 1865) — Intérètsàraison de6p. 100, payables en or. ,emboursement facultatif pour le gouvernement à partir du 1" juillet 1870 et obligatoire à partir du l^"" juillet 1885. Montant de cette émission : 332,998,950 dollars.

h" Lcscinq-vingtde 1865 (émissiofidu l^"" novembre 1865). — Les intérêts sont payés en or. Le capilal est remboursable à partir du {" novembre 1870 jusqu'au ["novembre 1885, suivant l'oplio» du gouvernement. Cette émission s'élève a 203,327,250 dollars.

0° Les cinq-vingt de 1867 (émission du

!'='• juillet 1867). — Intérêts payables en or. Le capital est remboursable à la volonté du gouvernement à partir du 1" juillet 1872 jusqu'au ["juillet 1887; montant de l'émission : 379,506,400 dollars. Les titres de cet emprunt ainsi que de celui qui précède se composent pour plus que la moitié de fractions de 50 et rfe 100 dollars; c'est la meilleure preuve de l'attrait de ce mode de placement pour les petites épargnes; antérieurement le Trésor n'avait émis qu'un petit nombre de ces coupures. Ces deux emprunts réunis composent un montant de 712,505,350 dollars, soit environ quatre milliards de francs.

7° Les cinq-vingt de 1868 (émis.sion du 1" juillet 1868). — Intérêts payables en or. Le capital est remboursable au gré du gouvernement, du 1" juillet 1873 jusqu'au l" juillet 1888; montant de cette émission: 42,539,350 dollars.

8° Les dix-quarante 5 p. 100 (émission du 1" mars 180i). — IntérétsàSp. 100, en or. Le capital, dont le payement en or est stipulé en termes explicites, comme pour la 3^ émission de l'emprunt 6 p. 100 de 188 1, est remboursable seulement le l"mars 1904.

Ajoutons qu'il y a encore en circulation des 5 p. 1 00 de 1 859 (20 millions)remboursables à partir de 1871; nous passons quelques émissions de peu d'importance, comme celle de la guerre d'Orégon, 945,000 doll., etc.

Le papier-mon)jaie. Légal tendernotes (notes de valeur légale , ou notes à cours forcé, dites greenback) , a été créé par les lois du 23 févrieret 11 juin 1802quiautonsaientrémissionde 300 millions de dollars. Le 3 mars 1803 une nouvelle émission de 300 millions de dollars fut autorisée et postérieurement ii y eut encore des émissions à divers titres, parmi lesquels nous mentionnerons spécialement les bonds ou obligations que le gouvernement central à émis dans l'intérêt du chemin de fer du Pacifique. En janvier 1872 le chiffre de ces bonds endossés ou garantis par le gouvernement a été de 04,618,832 doll. (Le gouvernement n'en a endossé qu'une certaine partie.) Voici, aux époques ci-après, le montant de la «circulation», c'est-à-dire du papier-monnaie.

!« mars l»' mars 1869. 1870.

1er août ISâb.

Greenback notes, — — —

doUars 473,114,799 356,021,073 356,100,186

Greenback certi-

iicats 205,822,345 71,140,000 5a,238,000

GoUl certificats . . ■ 28,775,560 2'.>,(;57,500

Petites coupures . 25,750,032 36,781,547 40,573,748

Notes et biUets

supplém 17,263,120 6,423,404 3.261,112

Total .... 721,950,2% 499,140,644 484,830,546

SUuation de la dette au 1'^' janvier 1S73.

Dollars.

Dette portant intérêt en espèces. . . . l,75G,ii5l,450

Dette portant intérêt en papier 17,4'>S,000

Dette dont l'intérêt a cessé 4,084,220

Dette ne portant pas intérêt 452,997,356

Total 2,231,191,026

Augmentation des intérêts et intérêts

non payés 40,667,161

Total géuér.il 2,271,858,187

ÉTATS-UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NOED

Sommes en caisse au Trésor : Dollars.

Espèces 74,359,276

Papier 9,876,573

Dépôts spéciaux 25,370,000

Total 109,605,84:9

La loi sur l'amortissement de la dette des États-Unis se trouve au mot Amortissement (p. 76 de ce volume).

"Vm. ARJIÉE ET M.^RINE.

Armée. — Les Américains ont conquis leur indépeudance nationale à la pointe de Tépée; cependant , même lors de la guerre civile , où l'armée s'est élevée à G00,000 hommes , il n'ont jamais cessé de considérer l'entretien d'une force publique permanente autrement que comme une dérogation aux principes fondamentaux de leur système politique, et dès la fin de la guerre ils se sont empressés de la licencier sauf un noyau nécessaire dans chaque pays.

Malgré le constant désir de se passer complètement de tout ce qui pouvait ressembler à une organisation militaire, dès les premiers jours de la fondation de l'Union, ou sentit le besoin d'avoir un certain nombre de soldats de profession, aQn de protéger contre les tribus indiennes les pionniers établis à l'extrémité des États. En 1786 on crut largement suffire à ce besoin en créant un régiment d'infanterie de 700 hommes et deux compagnies d'artillerie à cheval de 70 hommes chacune. Peu à peu cette armée, si on peut donner ce nom à une force publique si peu nombreuse, s'augmenta. En 1802 le chiffre en était de 3,284 hommes; le commandement en chef en était dévolu à un major général; sous ses ordres étaient placés deux brigadiers généraux. En 1808 les hostilités avec les Indiens doublèrent le chiffre de cette petite armée qui fut portée à 6,604 hommes. De 1812 à 1814 la guerre avec l'Angleterre nécessita l'entretien de 25.682 à 29,452 hommes. Mais, aussitôt la paix faite , la plus grande partie de ces troupes furent licenciées, et l'effectif permanent fut réduit à 9,980 hommes, répartis en 32 compagnies d'urtillcrie de 100 hommes chacune, un régiment d'artillerie légère de 600 hommes, 8 régiments d'infanterie de 5,440 hommes, et 10 compagnies de chasseurs à cheval de C80 hommes.

D'après le règlement du l'armai 1817, qui jusqu'à ces derniers temps a été le code militaire des États-Unis, l'engagement purement volontaire ne devait pas durer plus de cinq ans. Les engagés devaient être âgés de dix-huit ans au moins et de trente-cinq ans au plus. Le temps de leur engagement devait être stipulé en toutes lettres sur leur contrat. Les engagés mineurs étaient en outre obligés de justifier du consentement de leurs père et mère, tuteurs, ou maîtres d'apprentissage. La prime d'engagement consistait en 12 dollars, dont moitié payable au moment du contrat et l'autre moitié en arrivant au corps. Au bout des cinq ans de service ,

chaque soldat avait droit à une concession de terres publiques d'une étendue de 320 acres. Cette concession était réversible , en cas de mort, sur sa veuve ou ses enfants. Dans son message de 1854. M. le président Picrce déclare que de 1790 à 1853 l'étendue des terres publiques ainsi concédées s'est élevée à 30 millions d'acres. Près de 100,000 familles en ont donc profité. Cette faculté qu'a toujours eue jusqu'ici la société américaine de transformer après un court temps de service ses soldats en pionniers, a certes dû largement contribuera ce que cette armée, indépendamment de son petit nombre, fût à peu près exempte des énormes et inévitables inconvénients politiques et sociaux qu'entraîne partout ailleurs l'entretien des armées permanentes.

L'année 1817 tient une place à part dans l'organisation de l'armée. Avec la nécessité de conserver un effectif suffisant, la dernière guerre avait fait comprendre toute l'imporiance d'un corps d'ofïiciers plus instruits ; aussi estce de cette année que date la fondation de la célèbre école de Westpoint, où 300 jeunes gens sont pendant sept ans initiés à tous les détails de la science militaire, infanterie, cavalerie, artillerie, génie, état-major.

Malgré le caractère de permanence que prit alors l'armée, les présidents Monroë et John QuincyAdams, de 1817 à 1829, s'attachèrent néanmoins à la réduire autant que possible. L'accroissement des dépenses de la guerre sous l'administration d'André Jacl<son, de 1829 à 1837, ne tint à aucune sympathie particulière de cet homme d'État pour l'armée entant qu'institution, mais à sa politique indienne, qui fut beaucoup moins paciflque que celle de ses deux prédécesseurs. A sa sortie des aflaires , les dépenses du département s'élevaient à plus de 19 millions de dollars. L'administration de ses deux successeurs, MM. Yan Buren et Tyler, les réduisit successivement de moitié. Sous la présidence de M. Polk, les expéditions du Mexique les portèrent à 41 millions eu 1847 et à 27 millions eu 1848. Réduites dans des proportions assez considérables sous l'administration de M. Fillmore , ces dépenses reprirent leur essor sous les deux présidences de MM. Fierce et Buchanan. Les années 1857 , 1858 et 1859 les virent à 24, 31 et 27 millions de dollars. La réduction de 11 millions qu'elles subirent en 1860 et 1861 a marqué le terme des petits budgets de guerre. Dès le premier exercice qui a suivi ces événements, la rupture de l'Union les a portées à 393 millions, mais si les chilfres ont été élevés pendant la guerre , la paix les a vus descendre de nouveau.

En effet, conformément à la loi du 15 juillet 1870, l'effectif de l'armée régulière a été réduit à 30,000 hommes. L'infanterie comiirend 250 compagnies d'infanterie à 60 hommes , soit 15,000 soldats; la cavalerie. 120 escadrons à 84 hommes, soit 10,080 soldats; l'artilierie. 55 compagnies de forteresse et 5 batteries de campagne, soit 3,720 soldats; enfin le génie et les ouvriers d'administration comprennent 1,200 hommes.

ÉTATS-UNIS DE L'AMERIQUE DU NORD

Les dépenses totales du département de la guerre, pour l'exercice qui s'est terminé le 30 juin 1871, ont été de 40,000,000, dont 3,945,000 dollars aU'ectés aux travaux des rades et des neuves, l'on r l'exercice 1 8 7 1 - 1 8 72 ces dépenses ont été de 35.372,157 dollars; mais pour l'exercice 1872-1873, elles ne sont évaluées qu'à 33 millions de dollars, dont 3,255,500 dollars pour les fortilications en voie de construction , 9,930,200 dollars pour les travaux de rades, et 446,704 dollars pour l'entretien de divers édillces.

Le nombre moyen des soldats entretenus en 1872 a été: 24,101 Mancs et 2,494 hommes de couleur. — Nombre des chevaux, 9,720; des mules, 8,758.

À côté de leur armée, les États-Unis ont toujours eu une milice. L'acte du 8 mai 1792 qui eu a décrété l'organisation, a imposé ce service à tous les individus âgés de dix-huit à quarantecinq ans. Les fonctionnaires publics, les magistrats, les ecclésiastiques, les agents des douanes en sont exemptés. Six mois après son enrôlement chaque milicien doit pourvoir à son équipement. A la fin de 1859 cette milice se composait de 1,876,342 soldats, de près de 100,000 officiers de toute nature, non compris 515 officiers généraux et 2,374 officiers d'étatmajor.

Dans le plus fort de la guerre contre les États du Sud, rell'ectif officiel de l'armée fédérale a été de plus de 700,000 hommes divisés en 1,200 régiments. Son organisation a été laborieuse. L'absence d'un personnel administratif dressé de longue main s'est fait payer cher; les concussions les plus audacieuses ont eu lieu. Des régiments d'infanterie ont figuré sur les contrôles comme régiments de cavalerie et reçu des rations de fourrage. Des régiments d'infanterie qui n'ont jamais existé ont été entièrement soldés. Par suite de la guerre civile, le département de l'armée a charge de 74 cimelicrcs nationaux où sont enterrés 317,902 personnes, presque tous des soldats tombés dans cette alfieuse guerre.

Marine. — La marine n'a pas excité la même jalousie que l'armée. Les dépenses de ce département ont toujours eu un caractère régulier. De moins de 2 millions de dollars qu'elles étaient avant la seconde guerre avec l'Angleterre , les événements de 1812, 1813, 1814 et 1815 les portèrent successivement à 4, 6, 7 et 8 millions de dollars. Réduites de moitié en 1810, elles furent encore diminuées pendant les années suivantes. L'administration du colonel Monroë, qui les avait portées en 1817 à 3,314,000 dollars, les laissa en 1825 à 3,049,000 dollars. Si les événements dont l'Amérique espagnole fut le théâtre eu 1820, le forcèrent à en élever le chilFre à 4,387,000 dollars, il profita en 1822 de l'établissement définitif de l'indépendance de ces colonies, pour ramener les dépenses de ce département à 2,224,000 dol- )ars, c'est-à-dire à peu près au niveau du chifiYe de 1804. Son successeur, John Quincy Adams, était assez disposé à raccroisseiueut de la marine, mais comme il euleudait réduire d'autant

les dépenses de l'armée de terre , sa politique fut entravée par le Congrès, qui le força à reprendre les errements de Monroë. L'administration du général Jackson essaya pendant deux ans de rester dans cette A'oie, mais de 1831 à 1859 les dépenses se sont successivement élevées de 3,850,000 dollars à 1 4,71 2,000 Dans les deux dernières années de sa présidence, M. Buchanan les avait réduites de 3 millions. La première année de la guerre les a portées à 42 millions, et pour la seconde elles sont évaluées à G8 millions de dollars. Au 10 novembre 18C0, quatre mois avant l'entrée aux affaires de M. Lincoln , la Hotte de guerre des États-Unis se composait de 1 0 vaisseaux de ligne, 10 frégates, 21 sloops de guerre, 30 bateaux à vapeur de diverses classes et d'une douzaine d'autres bâtiments de moindre importance. Cette force navale était partagée en six stations, celles de l'Atlantique (home squadron] , des côtes du Brésil, de l'océan Pacifique, de la Méditerranée, des Indes occidentales et de la Chine. Le personnel d'officiers supérieurs en activité de service se composait de G chefs d'escadre, de 78 capilaines en activité, 114 commandants. Les traitements varient suivant la nature et la durée du service. Voici pour les principaux grades les chitfres du maximum et du minimum: Chef d'escadre, 5,000 dollars; capitaine, 4.200-3,000 dollars; commandant, 2,825-2,225 dollars; lieutenant-commandant, 2,550- 1,500 dollars; lieutenant, 1,875-1,200 dollars. Le chifl're minimum est presque toujours celui de Péfat de disponibilité. Les chirurgiens touchent, selon leurs années de service, de 2,200 à 3,000 dollars ; les aides-chirurgiens de 1,100 à 1,500. Les payeurs touchent de 1,400 à 3,100 dollars. Les chapelains ont le même traitement que les lieutenants.

La guerre civile fit prendre à la marine comme à l'armée un très-grand développement. Du lei-niars 1861 au l^'' décembre 1861, le personnel fut porté de 7,000 à 22,000 hommes; 53 bàtiincnts furent ajoutés à la flotte à vapeur. L'année 1862 vit la continuation de ces efforts. Aussi les forces navales des États-Unis, qui au l^mars 1861 étaient représentées par 76 navires portant 1,783 canons, comprenaient, au {" décembre 1862, 427 navires de toute force portant 3,268 canons. Après la guerre le gouvernement s'est défait du surplus de ses navires et a remis la marine sur le pied de paix. En 1872 les chiffres étaient de 178 navires portant 1.378 canons, mais la plupart petits. Ainsi, 90 navires de quatrième classe ont ensemble 176 canons, les antres sont de dilTérentes grandeurs , et 5 vaisseaux de première classe portent ensemble 1 88 canons. Mais 41 seulement de ces navires, portant 460 canons, étaient en commission (employés). Sur 178 navires , 68 sont à vapeur et 51 sont cuirassés. La marine a coûté environ 18 millions en 1872 et on évalue la dépense pour 1873 à 20 millions de dollars.

Voici maintenant un tableau rétrospectif qu'il sera intéressant de comparer avec les données qui précèdent.

ÊTATS-UXIS DE L'AMERIQUE DU NORD.

Relevé des dépenses de la guerre et de la marine à kl fin de la dernière année de chaque présidence antérieurement à la guerre civile. (Dollars.)

Bushels Acres

(36 '/s '''''^s) de terre.

Valeur en

dollars.

GLEnr.E.

M Ai; I NE.

"Washington. .

Idem

John Adams. .

Jcfferson. . . .

. . 1801 à ISO-i.

Jdem

. . 18ii.'j à l.SOS.

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