‹ Dictionnaire général de la politiqueChapitre 502 sur 557 · CES DÉPARTEMENTS · texte numérisé non relu

CES DÉPARTEMENTS

Xancy . . .

Aleuse , Meuithe-et-MoselIe , Vosges.

Div. suppr..

Besançon. .

Doubs , Jura , Côte - d'Or , Haute-Marne, Haute-Saône.

Lyon ....

Rhône, Loire, Saône-et-Loire, Ain , Drôme, Ardéche.

Marseille. .

Bouebes-ilu-Rliône, Var, Basses-Alpes, Vaucluse, Alpes- Maritimes.

llonlpellier.

Hérault, Aveyron, Lozère,

Gard.

lU

Perpignan .

Pyrénées-Orientales, Ariége, Aude.

Toulouse. .

Haute-Garonne, Taru-et-Garonue , Lot, Tarn.

Bayonne . .

Basses - Pyrénées , Landes , Gers , Hautes-Pyrénées.

Bordeaux. .

Gironde, Charente-Inférieure, Charente, Dordogne, Lot-et- Garonne.

Ibe

Nantes . . .

Loire- Inférieure, Maine-et-

Loire, Deux-Sèvres, Vendée.

Rennes. . .

Lie - et - Vilaine , Morbihan , Finistère, Cotes - du- Nord, Manche, Mayenne.

Bastia . . .

Corse.

Tours . . .

Indre-et-Loire, Sarthe , Loiret-Cher, Vienne.

Bourges . .

Cher , Nièvre , Allier , Indre.

Clermont -

Puy-de-Dôme, Haute-Loire,

Ferrand.

Cantal.

Limoges ■ .

Haute -Vienne, Creuse, Corrèze.

Grenoble. .

Isère, Hautes- Alpes, Savoie, Haute-Savoie.

l^e de l'Al-

BUdah . . .

Département et province d'Al-

gérie.

ger.

2ede!'Algé-

Oran. . . .

Déjiartement et province d'O-

" rie.

ran.

3e de l'Algé-

Conslantine

Département et province de

rie.

Constantine.

Chaque département constitue une subdivision militaire , fraction du territoire commandée par un général de brigade; dans chaque division , l'ordre suivi au tableau des circonscriptions de divisions, pour les noms des départements , indique les numéros de la subdivision formée par chaque département. II faut A'oir, dans rorganisation élémentaire de l'armée, par subdivision départementale, l'intention de rapprocher le fractionnement mihtaire du fractionnement administratif, et de placer, aux yeux de la population , un général à côté d'un préfet.

Dans le système français, dont nous venons d'exposer l'organisation, tout se base sur le territoire. Quant aux troupes, elles changent de résidence tous les deux ou trois ans , même celles qui appartiennent aux divisions actives des corps d'armée constitués, et ce ne sont pas les mêmes qui restent en permanence dans les grands commandements, les divisipns et les subdivisions; mais il y en a toujours à peu près la même quantité dans chacune de ces circonscriptions. On conçoit que ces changements fréquents n'habituent pas les corps aux chefs qui les mèneraient en guerre, et que même en temps de paix ils multiplient , si ce n'est les

rouages , au moins les détails du commandement; aussi les états-majors sont-ils plus nécessaires pour la transmission des ordres qu'avec tout autre système ; il en existe un par corps d'armée et par division. Les circonscriptions territoriales des corps d'armée et des divisions ne sont pas les seules particulières à l'armée. Sans vouloir parler de celles relatives à la justice militaire ', nous dirons que l'artillerie et le génie ont des directions, dont l'étendue se trouve soumise à des conditions toutes spéciales au point de vue des approvisionnements et de la défense. U y a en France 22 directions d'artillerie et 23 directions du génie, et en Algérie 3 directions pour chacune de ces armes, une par province; les fonctions de directeur sont confiées à un colonel.

2" Organisation comme établissements.

Après avoir considéré l'organisation de l'armée française comme répartition sur le sol , il importe de montrer les nombreux établissements qui s'y rattachent et la complètent.

Établissements de coinmandement. — Nous comprendrons sous ce titre les comités d'armes et certaines commissions, parce qu'en raison de leur permanence , des conditions dont ils sont les conservateurs, des archives qu'ils gardent , ces comités ou commissions portent le caractère d'établissement. Placés près du mini.5tre de la guerre et formés d'officiers généraux ou de hauts fonctionnaires , les uns et les autres sont consultatifs et éclairent la décision du chef de l'armée, sans l'entraver. Ce sont le comité (ïétat-maJo>% le comité de la gendat-merie, le comité de Vinfajiterie, le comité de la cavalerie , le comité de ['artillerie , le comité des fortifications , le comité A' administration , le conseil de saiité, la commission d'hygiène hippique^ la commission mixte des travaux publics, la commission de défense des cotes.

Établissements d'instructio7i. — Le Prytanée militaire de La Flèche sert à l'éducation de 400 fils d'officiers sans fortune ou de sous-officiers morts au champ d'honneur ; V école spéciale militaire, située à Saint-Cyr, forme des sous-lieutenants pour l'état-major, l'infanterie, la cavalerie et l'infanterie de marine ; l'école de cavala-ie, sise à Saumur, forme des lieutenants destinés à devenir capitaines instructeurs dans les corps de troupes à cheval, et perfectionne dans leur instruction des sous-lieutenants, des aides-vétérinaires , des sous-officiers , des brigadiers et des maréchaux-ferranfs tirés des corps ; Yécole d'application d' état-major forme des lieutenants pour le service spécial de l'état-major; V école poly technique ioxme dessouslieutenants pour l'artillerie , le génie militaire , l'état-major, des élèves de première classe pour la marine et des élèves pour divers services publics, qui ne se rattachent pas à l'armée; V école d'appHcatio7i de l'artillerie et du génie,

1. En France il existe nn conseil de guerre par division territoriale , il a fallu une loi en 1871 pour en augmenter le nombre, en raison du grand nombre d'inculpés traduits devant la juridiction militaire; il existe, au-dessus des conseils de guerre, 4 conseils de révision pour les 22 divisions.

FRANCE

à Fontainebleau , reçoit des sous- lieutenants élèves sortant de lécole polytechnique et en forme des lieutenants pour l'artillerie de terre et de mer et pour le génie ; Y école de médeci7ie et de pharmacie militaires, à Paris; Y école normale de tir à Viacennes, où un sous-lieutenant par régiment puise chaque année les principes exacts du tir; l'école normale de gymnastique militaire, à la redoute de la Faisanderie, près Vincennes.

Établissements d'artillerie. — Tels sont le dépôt central de l'artillerie, à Paris, où se trouvent les ateliers de précision, de construction, et celui des armes portatives, ainsi que le musée d'artillerie et les inspections des fonderies , des forges, des manufactures d'armes; les écoles d'artillerie, commandées chacune par un général de brigade , et où l'on donne l'instruction scientiflque et pratique aux sous-oftîciers et brigadiers de l'arme. A l'école d'artillerie de Nancy se trouve annexée une école centrale de pyrotechnie militaire, qui prépare et forme des sujets pour devenir artiliciers dans les corps d'artillerie. Ajoutons pour compléter l'énumération des établissements d'artillerie : les manufactures d'armes ' , dont le nom indique la destination, et qui sont dirigées par un officier supérieur; elles sont situées à Paris, Tulle, Saint-Étienne , Ghàtellerault; les fonderies de Douai et Toulouse , où se fabriquent les bouches à feu; les poudreries, au nombre de 11 , et les raffineries de salpêtre, au nombre de 6. L'artillerie ne possède pas de forges.

Établissemc7ils du génie. — En voici l'énumération. Le dépôt des fortifications , à Paris, dont le but est de faciliter les travaux du comité consultatif de cette arme; la galerie des plans-relief s des places de guerre, aux Invalides; un officier du génie en retraite est le conservateur de cette collection , à laquelle sont attachés trois topographes et trois menuisiers modeleurs; la brigade topographique, composée de gardes du génie et chargée de lever les plans des places fortes; V arsenal du génie d'Alger, où l'on fabrique des outils et le matériel nécessaire en campagne et dans les travaux pratiques * ; les écoles régimentaires du génie, analogues à celles de l'arlillerie, et pourvues chacune de trois professeurs civils , l'un de mathématiques , l'autre de dessin , le troisième de grammaire. Les grandes places fortes forment également de vastes établissements militaires, dont l'entretien et l'amélioration ressortissent au service du génie.

Établissements des équipages militaires. — Une direction centrale et un parc de construction à Vernon , deux autres parcs de constraction à Chàteauroux et Alger, deux parcs de réparation à Oran et à Philippeville.

Établissements de l'administration. — Des manutentions où l'on approvisionne les grains et où l'on fait le pain; des hôpitau.x; militaires

1. Remplacées à la suite des armées actives par des compagnies d'armuriers dont il existe deux en Algérie.

2. L'arsenal du génie de Metz n'a pas été remplacé; on pourvoit aux besoins par des achats dans le commerce.

dans les principales villes , les militaires malades étant soignés ailleurs dans les hospices civils; des magasins centraux où l'on reçoit des draps et autres matières premières néce'ssaires à l'habillement de la troupe, tels sont les établissements principaux de l'administration. Treize sections d'ouvriers d'administration sont employées principalement pour les subsistances, une autre section sert pour l'habillement et le campement, une autre se compose d'ouvriers d'art; il existe pour le service des hôpitaux des aumôniers, des médecins, des pharmaciens et plus de 3.000 inflrmiers organisés miUtairement et faciles à mobiliser en cas de guerre. Ces établissements, comme le personnel de l'administration, sont sous les ordres d'otïiciers d'administration de divers grades.

Établissements de recrutement. — Un dépôt de recrutement par département, commandé par un chef de bataillon ou d'escadron, ou un capitaine.

Établissements de remonte. — Quatorze dépôts de remonte pour la France , trois pour l'Algérie et deux écoles de dressage, l'une à Saumiir, l'autre à Paris.

ÉtabHssements de la justice militaire. — Six atehers de condamnés aux travaux publics existent aujourd'hui en Algérie; six pénitenciers mihtaires, trois en France, trois en Algérie, pour recevoir les militaires condamnés à l'emprisonnement; une prison militaire au moins par division territoriale, destinée à loger les militaires en prévention , punis disciplinairement. ou condamnés et attendant Feffet de cette condamnation. Ces divers établissements sont distincts des sept compagnies de discipline (5 de fusiliers; 2 de pionniers) stationnées en Afrique et où l'on envoie les militaires pour lesquels cette peine est demandée par le conseil de discipline de leur corps , sans que ce soit, bien entendu, une peine juridique.

3° Organisation de la réserve.

Aux termes des articles 3 et 36 de la loi du recrutement du 27 juillet 1872, la re^ez-ye de l'armée active comprend aujourd'hui tous les Français, âgés de 20 à 29 ans, qui ne font plus partie de l'armée active, c'est-à-dire qui y ont déjà accompli cinq ans de service ou un engagement volontaire d'un an; la réserve de l'arm ée territoriale comprend tous les Français, âgés de 34 à 40 ans, qui ont terminé leur temps de service dans l'armée active , dans la réserve de l'armée active, dans l'armée territoriale, tt existe donc deux réserves; la dernière est, comme l'armée territoriale, constituée i>a/-region déterminée en vertu d'un règlement d'administration publique.

Tout ce qui précède sur l'organisation de l'armée française , se rapporte à l'armée de terre. L'armée de mer comprend, outre les combattants de la flotte et les non-combattants qu'elle nécessite également [voy. Marine), deux corps constitués comme les corps analogues de Farmée de terre et qui , par ce motif, doivent être mentionnés ici; ce sont les 4 régiments d'infanterie de marine , forts ensemble de 130 coni-

FRANCE

pagnies actives ou de dépôt , et le corps d'artillerie de marine, qui comprend 25 batteries et 6 compagnies d'ouvriers.

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