MÉNOPAUSE
Elle est caractérisée par l'épaississement et l'induration des méninges au voisinage des tubercules. M. le docteur Bode a avancé, au sujet de celte maladie, que « l'action fondante des eaux de Nauheira, en aidant à la ré- » sorption des fausses membranes qui empêchent le cerveau de reprendre » ses fonctions, a plusieurs fois rendu des services dans une affection qui » semble au-dessus des ressources de la thérapeutique. » Celte opinion, émanée d'un habile praticien, ne nous semble pas reposer sur des bases assez précises de diagnostic, et nous pensons qu'il s'agit beaucoup plutôt, dans les succès recueillis à Nauheim, de manifestations scrofuleuses que d'une modification analomique des enveloppes de l'encéphale.
MÉNOPAUSE. La ménopause, ou temps critique des femmes, ne peut être envisagée ici qu'eu égard aux accidents morbides qui l'accompagnent et aux précautions qu'elle réclame dans l'emploi des eaux minérales et de la mer.
On a sans doute exagéré les dangers de la cessation définitive des menstrues. Toutefois, dans un grand nombre de cas, cette période de la vie sexuelle coïncide avec l'apparition de diverses affections, jusque-là peu intenses ou latentes, et qui empruntent un caractère de ténacité remarquable à l'époque même de transition dont il s'agit. C'est ainsi qu'on voit l'acné, le prurigo et plusieurs autres dermatoses sévir alors avec plus d'acuité que jamais. Les rhumatismes sont également plus fréquents et prennent plus facilement un caractère chronique. Nous ne parlons pas des maladies organiques des mamelles, de l'utérus, des ovaires, etc., qu'une observation rigoureuse a montré être aussi communes en dehors de l'âge critique que sous son influence. Mais on rencontre souvent pendant la ménopause un état névropathiquequi lui appartient en quelque sorte, état nerveux de M. Sandras, névropathie protêt forme de M. Cerise. Selon la remarque très judicieuse de M. Raciborski (Du rôle de la menstruation dans la pathol. et la tkérap., 1856), à mesure que l'excitation périodique de l'ovulation s'éteint et que cette cause prédisposante des névroses franches s'éloigne, il survient des troubles nerveux, dont la variété et la mobilité constituent le caractère principal, et que des phénomènes psychiques compliquent souvent. Le même médecin a vu ces désordres de l'innervation aboutir presque toujours à la perturbation des actes digestifs, se traduisant par de la dyspepsie et de la gastralgie, et finalement à une véritable chloro-anémie, par appauvrissement des globules du sang.
Les traits que nous venons de rappeler d'une manière succincte se reproduisent et se diversifient à l'infini dans la pratique. A un point de vue général, nous dirons qu'il faut toujours tenir compte de l'intervention de la ménopause dans les maladies chroniques des femmes, justi-