‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 11 sur 310 · GAZEUSES (EAUX · texte numérisé non relu

GAZEUSES (EAUX

bien à beaucoup d'eaux minérales classées parmi les sulfatées et les chlorurées, qui sont parfois aussi riches en gaz carbonique que les eaux bicarbonatées les mieux définies. Elle ne convient réellement qu'aux eaux douces chargées artificiellement de gaz acide carbonique, et qui portent très improprement le nom d'eaux de Seltz artificielles.

Envisagées sous un point de vue général, les eaux minérales dites gazeuses accusent leur présence à la source par des dégagements tumultueux et abondants d'acide carbonique libre, tandis qu'une autre portion de celui-ci reste en dissolution, et cela en quantité d'autant plus grande qu'elles sont plus froides. Elles moussent et pétillent par l'agitation, impriment au palais une saveur sensiblement acidulé, et rougissent le papier bleu de tournesol.

Les eaux minérales gazeuses, tout en étant douées de propriétés thérapeutiques spéciales, sont assez souvent considérées comme boisson d'agrément. C'est ce qui leur a valu le nom d'eaux de table.

Pour jouir de ce privilège , les eaux minérales de table doivent être froides à la source, très saturées de gaz carbonique, plus riches en bicarbonates alcalins qu'en bicarbonates terreux, et, en outre, être peu ferrugineuses et absolument privées d'acide sulfhydrique ou de sulfures. Parmi celles-ci, on range surtout les eaux de Saint -Alban, Saint-Galmier, Soultzmatt, Chateldon, Condillac, en France; et les eaux de Seltz, de Wildungen et de Schwalheim, à l'étranger.

Le prix comparativement peu élevé auquel les propriétaires de certaines sources livrent à la consommation les eaux minérales gazeuses naturelles fait que l'usage de celles-ci tend de plus en plus à se répandre, et l'on peut prévoir ie moment où elles remplaceront tout à fait les eaux gazeuses artificielles, dont l'ingestion n'est pas sans quelques inconvénients. On connaît même en France des localités où les habitants n'emploient que des eaux minérales gazeuses et faiblement minéralisées pour les usages ordinaires de la vie.

L'effet des eaux minérales de table, dit M. Treuille, est de faciliter les digestions difficiles et de flatter agréablement le palais; elles sont gazeuses dans des proportions presque égales, d'une manière très sensible, avec un picotement qui satisfait simplement la sensualité du buveur, mais sans tumulte, sans cette surabondance d'acide carbonique comprimé et insapide qui gonile et affadit. En effet, dans les eaux naturelles, le gaz se trouve en dissolution; dans les eaux artificielles, il n'y existe qu'à l'état de compression. Dans les premières, l'acide carbonique fait corps avec elles et s'y conserve, du moins pour la plus grande partie, lorsqu'on débouche les vases qui les contiennent; dans ies dernières, au contraire, le gaz s'en dégage presque instantanément.

GAZOST. 17

(.a/osi (Hautes-Pyrénées, arrond. d'Argelès). A iU kilomètres de Lourdes.

Sulfurée sodique. Tempér. , 12", 5 à 13" centigr.

Quatre sources : Burgade , du Pré, du Torrent, Nabéas. Outre celles-ci, il en existe une cinquième, ferrugineuse, située dans une autre vallée, dite vallée de Fontède, mais appartenant au territoire de Gazost.

Les quatre sources sulfureuses de cette station ont sans doute la même composition et la même température, du moins il n'en a été donné

qu'une seule analyse.

Eau : un litre.

Azote non apprécié

Sulfure de sodium ,.... 0,0320

— de calcium 0,0036

— de magnésium tr. fort. sens.

Chlorure de sodium 0,4000

Iodure. . . . I , .. A n. .

n alcalins 0,0101

Bromure. . \

Carbonates (J* soude j 0)0180

î de potasse t

...e , ) de chaux ) „..„.

silicates ( , ,- 0,0480

\de magnésie j

Sulfate de soude 0,0 1 00

Alumine avec silice

Phosphate terreux

Sel ammoniacal, indices f «/»»,„

Oxyde de fer. ... j

Matière organique azotée et sulfurée (glairine \ rudimeutaire)

0,5757 (0. Henry.)

M. O. Henry a comparé le degré de sulfuration des sources de Gazost; voici les résultats qu'il a obtenus :

l Source Nabéas (^tenne moyen). . . 13°, 2

Non captées. J Source du Pré (id.) 11°

( Source du Torrent (id.) 11°, 9 à 12"

Source Burgade (id.) S " à 7"

Ou remarque dans l'analyse de l'eau de G;izost une proportion très notable d'induré et de bromure alcalins; aussi son auteur désigne-t-il les sources de cette station sous le nom de sulfurée sodique iodo-bromurée.

L'eau de la source Burgade est exportée au dehors, et elle se conserve très bien eu bouteilles. On l'utilise aussi en bains, et elle alimente quelques baignoires, après avoir été échauiïée artificiellement.

Nous devons faire remarquer qu'il n'existe qu'un très petit nombre de sources sulfurées sodiques présentant une température aussi peu élevée. Les eaux de Gazost jouissent dans la localité d'une certaine réputation oict. des Eaux miner. — T. il. i

J8 GERMS.

comme résolutives et détersives. Les pâtres de la contrée, qui les connaissent parfaitement, ne manquent pas d'y avoir recours, aussi bien pour leurs maladies que pour celles de leurs troupeaux (Verdo). M. O. Henry les considère comme pouvant rendre de grands services à l'art de guérir. GEBANGAN (Inde hollandaise).

Chlorurée sodiquc. ïempér. ?

Eau : un litre.

Grain.

Iodure de magnésium 0,1 43

Chlorure de potassium . 0,220

— de sodium 16,919

Silice 0,035

(MULDER.)

Celte eau minérale est remarquable par la grande quantité d'iodure de magnésium qu'elle renferme.

GEILNAE (Allemagne, duché de Nassau). Village dans la vallée de la Lahn, sur la rive droite de cette rivière, à l'Opposé de Fachingen et clans la seigneurie de Schaumbourg.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 11° centigr.

Eau : un litre.

Grain.

Acide carbonique 3,008

Carbouate de soude 0,8 1 1

— de chaux „... 0,340

— de magnésie 0,245

— de fer 0,065

Silice 0,021

Chlorure de sodium 0,031

Sulfate de potasse 0,001

4,522 (Liebig, 1842.)

Celte source participe des propriétés de l'eau de Seltz ou Sellers. De même que celle-ci, on ne l'emploie pas sur les lieux mêmes; mais l'expédiiion au dehors, comme boisson de table, en est fort considérable.

GÉEVE et GÉ1QIE (Acide). VOV. HUMUS.

géologie. Voy. Gisement des eaux minérales. Roches congénères.

GERMS (Fiance, Hautes-Pyrénées). A h kilomètres de Labassère, entre Lourdes et Bagnères-de-Bigorre.

Plusieurs sources sulfurées sadiques froides sans importance jusqu'à ce jour.

(1IESSHUBEL. 19

s.i icoii>s<,,iti \ (Bavière, haute Franconie). Village, près de Stebeu.

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Eau : une pinte. Eau : un litre.

Grains. Giam.

Sulfate de chaux 1,481 = 0,149

Chlorure de sodium ... 0,296 == 0,037

Carbonate de soude 0,296 = 0,037

— de magnésie 7,481 = 0,933

de chaux 1,407 = 0,122

— de fer 0,592 = 0,068

(Fuchs. )

geysers nu geysirs. On appelle ainsi des sources chaudes interinillentes, d'origine vraisemblablement volcanique, dont les jets s'élèvent parfois à une hauteur prodigieuse. Celles de I'Islande [voy. ce mol] sont célèbres. Elles jaillissent en grand nombre à travers un épais courant de lave provenant sans doute du mont Hécla, et avec une température supérieure à celle de l'eau bouillante.

Récemment on a découvert en Californie des sources ayant la plus grande analogi e avec les Geysers d'Islande : elles sont situées sur le versant oriental de la chaîne de Sierra-ftevachi, non loin du lac de Washo. L'eau s'élève en jets d'une hauteur de 7 mètres, et avec une température de 93" et 98° centigr. ; quelquefois même elle atteint 100".

GIENGEN. Voy. WlLDBAD.

CiiESSHlJBEL (Etats autrichiens, Bohème). Village à 8 kilomètres de Karlsbad.

Bicarbonatée sodique. Tempér., 9° centigr.

Eau : une livre. Eau : un litre.

Grain.

Carbonate de soude 7,096 = 1,031

— de chaux 1,459 = 0,215

— de magnésie 0,740 = 0,105

— de fer 0,004 = 0,001

— dépotasse 0,656 — 0,100

Sulfate de potasse 0,226 == 0,031

Chlorure de potassium 0,376 = 0,052

Acide silicique 0,656 = 0,100

Alumine 0,017 = 0,005

10,972 = 1,640 PoUc. cul). Cent. cub.

Gaz acide carbonique 3S,208 = 1910,4

(Gonxs. ) Cette source, qui porte différents noms, jaillit d'une fente granitique, la composition de ce terrain étant Lies analogue à celle du granit de Karlsbad. Le professeur Lôschncr a fait remarquer» a\ee raison, que sa

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