‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 115 sur 310 · MOFFAT · texte numérisé non relu

MOFFAT

accidents qui peuvent les compliquer, et, en un mot, d'après les éléments d'appréciation qu'il est possible de réunir.

La pratique la plus habituelle se résume, pour les maladies de la moelle épinière, en bains et en douches à percussion, auxquels on associe les frictions, le massage, quelquefois l'électricité d'induction, la gymnastique, et, en général, tous les moyens rationnels capables de rappeler l'influx nerveux dans les parties qui en sont privées. A propos de l'usage des douches sur la région rachidieune, on a énoncé la crainte de donner ainsi une activité nouvelle aux accidents locaux, en particulier à l'état congestif de la tige rachidienne ou de ses enveloppes; mais cette opinion, avancée par M. Raoul Leroy, d'Étiolles (Ann. de la Société d'Ivjdr., lac. cit.), n'a pas rallié les suffrages de tous les observateurs. Il y a du moins à la prendre en considération, et à la ranger dans les conseils de circonspection et de ménagement que réclame toujours la médication des centres nerveux.

Les bains de mer exerceraient-ils une action comparable à celle qui vient d'être étudiée à l'occasion des eaux minérales? M. Gaudet n'a point balancé à l'affirmer, d'après les enseignements de sa pratique (Recherches sur les effets thérap. et hijgién. des bains de mer, \%hk). Nous croyons que le traitement marin agit alors beaucoup plus par un mode hydroihérapique que par voie, d'absorption des principes salins. Il demande aussi à être appliqué avec d'autant plus de prudence, qu'il provoque des phénomènes réactionnels, et que eeux-cipourraient retentir avec plus de force et de rapidité du côté de l'organe affecté, et développer ainsi des prédispositions d'irritabilité ou de congestion, fort difficiles non-seulement à prévenir, mais encore à diagnostiquer.

MOFETTES. Voy. GROTTES.

MOFFAT (Ecosse, comté de Dumfries). Village sur le chemin de fer Calédonien. Deux sources :

1° Ferrugineuse sulfatée. Tempér. ?

2° Sulfureuse. Tempér. ?

Eau : un gallon. Eau : un litre.

Grains. Gnim.

Sulfate de fer 8i,0 = 1,194

— d'alumine 12,0 = 0,170

Oxyde de fer 0,15 = 0,001

Pcmc. cub. Ccnl. cub.

Azote 5 = 22,2

M. Glover, qui reproduit cette analyse sans nom d'auteur, et que nous croyonsdans tous les cas très incomplète, insiste sur les propriétés astringentes de ces eaux.

MOHA. 383

Au pied de la montagne de Hartfell jaillit la première, Hartfell

spring .

La seconde source, Moffat sufphur well, se rencontre a un mille de

la précédente. Analysée, au commencement du siècle, par le docteur

Garnett, elle renfermerait lgr,75 de chlorure de sodium par liîre, et en

fait d'éléments gazeux.

Cent. cub.

Azote 80

Hydrogène sulfuré 200

Des tuyaux de conduite l'amènent à Moffat. Elle passe pour être diurétique et pour activer les fonctions de la peau.

Station fréquentée, et à proximité de sites pittoresques.

H04.4.IOM (Italie, Toscane). Dans le vald'Arno, au milieu d'un terrain calcaire.

Bicarbonatée calcique. Tempér. , 27°centigr.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Grain.

Carbonate de chaux 3,465 = 0,367

— de magnésie 1,599 = 0,169

Chlorure de sodium 1,599 = 0,169

— de magnésium 0,533 = 0,052

Pouc. cul). Cent. cub.

Gaz acide carbonique 2,618 = 141

Gaz hydrogène sulfuré traces traces

(GlULl.)

On emploie ces eaux en boisson dans les affections calculeuses, et en bains contre les maladies de peau.

MOHA (Hongrie, comiiat de Stuhlweissenburg). Près du bourg de Keresztes.

Bicarbonatée calcique (ferrugineuse). Tempér.?

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Gram.

Carbonate de chaux 17,00 = 2,448

— de magnésie 6,00 = 0,864

— de fer 0,83 = 0,119

Sulfate de soude 1,10 = 0,158

Silice 1,40 = 0,201

Pouc. cub. Cent. cub.

Gaz acide carbonique 27 = 1080

Ces eaux sont employées en bains et en boisson, comme toniques et laxatives, par les habitants de la contrée. Etablissement de médiocre importance.

384 MOLAR (EL).

MOlRdiT (France, Loire, arrond. de Montbrison). A 10 kilomètres de cette ville.

Bicarbonatée sodique. Froide.

Eau : un litre.

Citam.

Acide carbonique libre 2, 1 1 0 ou 1 vol . 1 / 1 0e

Bicarbonate de chaux 0,3i0

— de magnésie 0,300

desoude ( S460

— de potasse ) d,4bU

— de fer indices

Chlorure de sodium 0,512

Iodure de sodium appréciable

Sulfates \

Silicates /

Phosphates °>070

Matière organique /

(0. Henry, 1858.)

L'eau de cette source est très agréable à boire, et peut rivaliser, dit M. O. Henry, avec l'eau de Saint-Galmier. Quoique anciennement connue, elle est encore peu utilisée; iTest probable cependant qu'étant exportée, elle rendrait quelques services comme boisson de table.

MOLAR (El) (Espagne, prov. de Madrid). Bourg à 28 kilomètres de la capitale, près duquel on trouve une source très abondante.

Chlorurée sodique? (sulfureuse). Tcmpér. , 19° centigr.

Eau : une livre. Eau : un litre.

Grains. Gram.

Chlorure de sodium 1,75 = 0,171

— de magnésium 1,10 = 0,107

Sulfate de magnésie 0,75 = 0,073

— de chaux 0,50 = 0,0*9

Carbonate de magnésie 0,75 = 0,073

— de chaux 0,35 = 0,034

Acide silicique 1,00 == 0,098

Pouc. cub. Cent. cub.

(J. Abades y Rezano, 1846.)

Examinées au sulfhydromètre par M. Sanchez, de Toca, ces eaux ont marqué pour un quart de litre :

Hydrogène sulfuré 0,874 cent. cub.

Elles sont employées en boisson, en bains, en douches et en étuves, particulièrement dans les affections cutanées. Il s'en transporte une notable quantité à Madrid. Un établissement de récente construction et convenablement pourvu d'appareils balnéaires, les dessert. Cette sta-

Page 1