MOELLE ÉPINIÈRE (MALADIES DE LA
plus de chances de réussite, que moins de fonctions et inoins d'organes seront compromis, que la micturition et la défécation, par exemple, s'accompliront plus facilement, et qu'il n'y aura pas une date assez éloignée dans le début de la maladie pour que la fibre musculaire ait perdu sa texture et sa contractilité normales. Enfin, le traitement des maladies de la moelle épinière se subordonne, à son tour, aux idiosyncrasies et à l'impressionnabiliié individuelle des sujets qu'on doit lui soumettre.
Nous ne parlons pas à dessein des affections spinales qui dépendent de quelque intoxication, métallique ou autre, ni de celles qui sont entretenues par la cachexie syphilitique ou par lesdiathèses scrofuleuse, tuberculeuse, cancéreuse. Les indications relatives à ces diverses dyscrasies regardent également les maladies où elles prédominent [voy. Saturnine (Paralysie). Scrofules. Syphilis. Tuberculeuses (Affections). Cancer] .
Eu général, toutes les eaux douées de propriétés à la fois excitantes et réparatrices conviennent dans le traitement des maladies de la moelle épinière. A ce titre, les eaux chlorurées sodiques méritent la première place (Balaruc, Bourbonne, Lamotte, Bourbon-l 'Archambault, Kissingen, Nauheim, Wiesbaden, parmi les plus fortes, et au nombre des moins minéralisées : Bourbon- Lanc y, Luxeuil, Baden-Baden). Les sources sulfureuses des Pyrénées s'offrent avec leur gamme de composition et de virtualité, depuis Baréges, la plus puissante, jusqu'à Saint- Sauveur, Molitg, Olette, moins actives et plus appropriées à certains états névropalhiques. LSous trouvons comme intermédiaires les eaux chlorurées sodiques et sulfurées d'Urioge et d' Aix-la-Chapelle. Mais c'est surtout aux stations thermales proprement dites que beaucoup d'affections de la moelle sont adressées ; et si l'on dépouille les résultats obtenus dans ces localités, on se convaincra que la haute température des eaux, et non plus exclusivement leurs principes chimiques, y a joué le rôle principal. C'est ainsi que M. Bertrand, au Mont-Dore, ne craignait pas de plonger les paraplégiques rhumatisants dans le grand Bain, de 39 à k1° centigrades. A Tœplitz, en Bohême, le docteur Schmelkes proclame que ces affections doivent être soumises à des degrés de chaleur proportionnés aux conditions individuelles, mais toujours élevés de manière à déterminer une stimulation vive de la peau. A Plombières, le traitement est dirigé pour les mêmes circonstances, comme M. Lhéritier nous l'apprend, jusqu'à produire des sueurs abondantes. Les effets obtenus à Néris sont certainement très analogues. Nous pensons qu'il en est de même dans l'aclion, très vantée d'ailleurs en pareil cas, des eaux dites indifférentes par les Allemands, Gastein, Wildbad, Pfeffers, etc. Bien entendu, le choix de ces stations se règle sur la forme des affections, les