‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 120 sur 310 · NAPLES (ROYAUME DE · texte numérisé non relu

NAPLES (ROYAUME DE

La source Saint-Thibault a été examinée très superficiellement par Mathieu de Dombasle, qui a trouvé dans un litre d'eau :

— de fer 0,04

Sulfate de. chaux 0,33

Chlorure de sodium 0,04

0,76 On a contesté à cette eau le titre d'eau minérale.

Xaples (Deux-Siciles). On trouve dans cette capitale deux sources minérales, ouvertes au public, sans édifice spécial, également froides.

1° Source sulfureuse, émergeant dans le quartier de Sainte-Lucie, au pied du château de l'Œuf, dans une cave située sous la route qui longe la mer. Cette eau, très renommée parmi le peuple napolitain et colportée par toute la ville, contient une quantité considérable de gaz acide carbonique et répand une odeur d'œufs couvis. Elle passe pour diurétique et légèrement purgative. Administrée sous forme de bains, elle stimule assez vivement la peau.

2° Source ferrugineuse bicarbonatée, au voisinage de la précédente. On ne s'en sert qu'en boisson dans les affections dyspeptiques, ou simplement comme eau de table.

iMPLES (Royaume de). Cette contrée, assise sur les Apennins, en face de la Méditerranée, appartient à une formation volcanique, et offre non moins d'intérêt par le grand nombre d'eaux minérales de diverses températures qu'on y rencontre que par les phénomènes ignés dont elle est toujours le théâtre. Dès la plus haute antiquité, ces sources médicamenteuses avaient un certain renom. Pline (Hist. natur., liv. XXXI, chap. n) les vante et en donne la description sommaire. On assure que, sur le chemin de Pouzzoles, au bord de la mer, Cicéron possédait pour son usage personnel un somptueux établissement thermal. Les bains de Baïa, ceux de Sinuesse, et surtout les eaux et les éluves d'Ischia, attiraient, à l'époque romaine, autant d'afiluencequc la plupart de nos stations thermales de premier ordre. De ces sources si fréquentées alors, quelques-unes ont disparu pour faire place à d'autres analogues, se manifestant à différentes dislances, par suite de perturbations vulcaniennes. Mais le défaut d'aménagement, l'incurie et l'indifférence locales, ont encore fait plus que les tremblements de terre pour leur dé laissement, devenu à peu près général.

D'après le professeur Semmola, on peut diviser les eaux minérales de ce royaume en quatre régions :

1° Région moyenne, ou JNaples (voy. Naples).

2° Région orientale : Castellamare, Media, Muraglione, Vesu-

VTEIN!NE-NU1\ZIANTE, POZZILLO. (voy. CesillOts).

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