NEUVILLE LEZ LA CHARITÉ
NELSIEB-EL (Lac de) (Hongrie). Près de la ville du même nom, entre les constats d'OEdenbourg, de Wieselbourg et de Raab, alimenté par les eaux de la rivière de Vulka, avec une longueur de 30 kilomètres, sur 12 kilomètres de large, ce lac offre une composition minérale particulière. Nous en donnons l'analyse d'après le professeur Sigmund.
Bicarbonatée sodique. Tempér., 23° à 25° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Carbonate de soude 4,070 = 0,431
— de magnésie 1,820 = 0,192
— de chaux 0,165 = 0,017
Sulfate de soude 1,810 = 0,188
Chlorure de sodium. 1,002 = 0,106
— de calcium 0,090 = 0,009
— de magnésium 0,209 = 0,022
Silice 0,019 = 0,002
Alumine avec traces de fer... 0,120 = 0,012
Matière organique 0,225 = 0,023
(Sigmund.)
Les bains pris dans ce lac, que recommande une situation fort agréable, sont prescrits dans les affections scrofuleuses, dans les maladies atoniques dépendant d'une altération du sang, dans les paralysies et quelques états névropatbiques. On trouve des établissements balnéaires, spécialement à Ruszl et à Balf. Il y a, dans la première de ces localités, un hôpital militaire, entretenu pour l'usage des bains, par les soins du gouvernement autrichien.
NEUSOHL (Hongrie, comitat de Sohl). Dans cette ville importante, jaillissent plusieurs sources minérales froides que Kitaibel indique seulement comme très sulfatées et dégageant un peu de gaz acide carbonique, il en est parmi elles qui passent pour sulfureuses et qu'on emploie en bains.
i\EUSTADT AN »ER Saale (Bavière, basse Franconie). Eaux chlorurées sodiques froides, sans mention d'analyse ni de propriétés médicales.
NEUSTADT-EBERSWALDE (Prusse, prov. de Brandebourg). Plusieurs sources ferrugineuses bicarbonatées froides dans celte localité, où l'on associe à leur emploi la cure du petit-lait et les bains résineux. Pas d'analyse publiée.
NEUVILLE lez LA CHARITÉ (France, Haute-Saône, arrond. de Vesoul).
Sulfurée calcique. Froide.
Trois sources situées à 55 mètres l'une de l'autre, et à peu près sur une même ligne droite.
NEVRALGIE. 439
Eau : un litre.
Lit.
Acide sulfhydrique 0,010
— carbonique 0,033
Azote 0,015
Oxygène 0,001
Carbonate de chaux 0,399
— d'ammoniaque traces
Sulfate de potasse .... 0,065
— de soude 0,104
— de chaux 0,047
— de masuésie 0,136
— d'ammoniaque traces
Chlorures de calcium et de magnésium traces
Acide silicique 0,001
Matière végétale ou animale traces
0,752 (Drocot.)
Ces eaux empruntent leur sulfuration à une couche de tourbe très argileuse reposant sur le calcaire tertiaire siliceux d'eau douce [Annuaire des eaux de la France). Elles ne sont sans doute d'aucun usage, car aucun ouvrage n'en parle, si ce n'est V Annuaire.
Comme la plupart des eaux sulfurées calciques, elles abandonnent sur le sol une petite quantité de soufre. Leur découverte remonte à 186.3.
\ÉVIS (Amérique centrale, Antilles anglaises). Près de Charlestown, ville principale de cette île volcanique, et à peu de distance de la mer, le docteur Chervin a signalé quatre sources thermales à différents degrés. L'une d'elles, qui est tiède, se déverse dans un bassin clos et couvert, assez vaste pour servir de piscine. La nature et les propriétés de ces eaux ne sont pas indiquées.
XÉYRALGIE. La ^névralgie se confond trop souvent, par son étiologie et ses symptômes, avec le rhumatisme, pour que les indications tirées de ces deux étals morbides ne s'identifient pas entre elles [voy. Rhumatisme]. A l'égard des localisations particulières de celte maladie, voyez Faciale (Névralgie). Gastralgie. Entéralgie. Sciatique. L'térus (Maladies de l').
D'une manière générale, c'est aux eaux d'une minéralisation médiocrement effective qu'on doit s'adresser. Il faut, en second lieu, éviter avec soin les modes d'administration trop énergiques.
On dispose h ce point de vue d'un groupe d'eaux pris dans les classes des chlorurées sadiques, sulfatées, bicarbonatées, et formé, en France, de Plombières, Bains, Baynères-de-Biyorre , Luxeuil, Bourbon- Lancy, Néris ; à l'étranger, Ems, Landeck, Meuhaus, Schlangenbad, auxquelles s'ajoutent les eaux dites Iivdifférejntes (voy. ce mot)
iU) .NEYKOlWl'HlyUE (ÉTAT).
par les Allemands. Dans ce nombre, à défaut d'éléments minéralisaleurs très actifs, nous trouvons des conditions de lliernialité presque toujours associées à une notable proportion de matières organiques. De plus, il faut le reconnaître, ces diverses stations se recommandent par la multiplicité et la bonne installation des moyens balnéaires, qui, sagement dirigés, fournissent les plus utiles applications.
Les eaux sulfureuses acquièrent des propriétés sédatives dans des circonstances déterminées. Astrié [Thèse inaug.) prescrit, dans le traitement des névralgies rhumatismales, les douebes de vapeur, les bains de vapeur à douce température et contenant de l'hydrogène sulfuré. I,es eaux de cette classe, dites DÉGÉNÉRÉES (voy. ce mot), conviennent particulièrement alors. Nous signalons entre autres celles de Saint-Sauveur, Faux- Chaudes, Olette, certaines sources du T ernet,d'Ax, deBagnols (Lozère). Les névralgies, en ne parlant ici que de celles arrivées à un véritable état de passivité, se compliquent trop souvent d'une extrême sensibilité aux vicissitudes atmosphériques, surtout au froid et à l'humidité, pour que le traitement marin leur soit formellement applicable. Cette pratique ne peut donner de bons résultats que lorsqu'il s'agit d'une manifestation intercurrente, et qu'il y a chance d'éloigner la névropathie en relevant un état général affaibli ou languissant. Ce sera d'ailleurs avec des précautions très grandes et subordonnées, à la susceptibilité du malade que les bains de mer et le séjour des côtes devront lui être prescrits.
XÉvropatdique (État). On doit entendre par état névropathique une disposition générale de l'organisme, originelle ou acquise, soit permanente, soit accidentelle, laquelle se traduit par une grande impressionnabilité du système nerveux. Quelque variés que paraissent les symptômes de névropathies, ils n'en constituent pas moins tantôt des indications curatives spéciales, tantôt des complications importantes à considérer dans la marche du traitement.
Dans le premier cas, celui où il s'agit d'appliquer une médication rationnelle à ce qu'il y a de moins constant et souvent de moins saisissable, c'est surtout aux influences diathésiques qu'on devra s'attacher. Hors de là, comme le remarque judicieusement Astrié [Thèse inaug., 1852), si l'on se place au seul point de vue de la localisation anatomique ou fonctionnelle, il ne reste que l'usage banal et palliatif des calmants et des narcotiques, ou celui désexcitants. La médecine thermale et le traitement marin offrent de précieuses ressources pour rétablir l'équilibre physiologique entre les centres d'innervation et les autres systèmes de l'économie [ voy. Médication thermale. Marin (Traitement)]. Ce n'est pas seulement parce que les localités affectées à celle pratique comportent, en général, des moyens de distraction, d'utiles conditions hygiéniques, et la possibi-
NÉVRÔPATJMQUE (ÉTAT). 44 1
lité de soustraire le malade à des influences dépressives ou irritantes. La valeur des eaux minérales et de la mer, en pareille matière, mérite d'être envisagée de plus haut.
Il est bien certain que la thérapeutique hydro-minérale est plus capable qu'aucune autre de remédier à un affaiblissement de l'organisme, qu'il provienne d'une altération du sang (chlorose, anémie, cachexies), ou qu'il succède à une cause déterminée d'épuisement. Les dialhèses scrofuleuse et rhumatismale, les deux plus répandues et les plus accessibles qu'on puisse citer à un traitement non spécilique, rentrent dans cette acceplionfcOn embrasse donc par cela même presque toute l'étiologiedes névropathies. Il suffit de signaler ici ces rapports qui se reproduisent à chaque pas dans la pratique.
Mais il y a encore à considérer l'évolution de l'état névropalhique. M. le docteur Landry, dans une élude très remarquable sur ce sujet {Recherches sur les causes et les indicat. curât, des malad. nerv., 1855), a divisé les névroses en deux catégories qui se distinguent, suivant lui, non par les différences de leurs symptômes, mais par le mécanisme de ces médications fonctionnelles. C'est delà sorte qu'il désignechacune de ces catégories sous le nom A'aff'ection et d'accident. La permanence caractérise Yaffection, l'élément pathogénique dominant alors nécessairement les indications. L'accident, au contraire, peut passer pour une perturbation passagère, sorte de commotion trop vive, ou atteinte portée ci un système trop susceptible et se prolongeant au delà des limites ordinaires, jusqu'à ébranler la santé et même menacer la vie. Cette caractérisation différentielle nous semble très exacte, et telle que les observations recueillies près des sources thermales ou dans les bains de mer l'établiraient au besoin.
Il faudra donc, après avoir cherché à éliminer les causes de l'affection nerveuse, obvier encore, dans bien des cas, à la persistance de son expression symptomatique. Toula l'heure nous n'envisagionsque la donnée étiologique. Il arrive souvent que, soit par suite d'aptitudes individuelles, soit en raison de causes déterminantes, l'état névropathique devient véritablement une forme morbide et doit être traité en conséquence.
Est-il quesiion de dialhèse, humorale ou autre, à laquelle se rattachent les névropathies , les indications ne se séparent pas du point de vue général [voy. Rhumatisme. Scrofule].
S'il y a atonie ou asthénie, les eaux faiblement minéralisées et les eaux sulfureuses dites dégénérées conviennent à l'énervation. A plus forte raison, si cet état s'accompagne d'une suractivité du dynamisme nerveux et qu'il soit urgent d'en modérer les effets, trouvera-t-on dans l'absence
442 NÉVROPATHIQUK (ÉTAT).
d'une minéralisation trop effective et dans la prudente application des moyens balnéaires, bains de piscine tempérés et prolongés, immersion froide et courte, douche écossaise, une efficacité accrue par les adjuvants ordinaires, régime, exercice, insolation, air des montagnes ou des côtes, repos physique et moral, etc. ISéris, Bagnères-de- Bigorre, Bourbon- Lanc y , Bains, Plombières, Luxeuil, Ussat, en France; Schlangenbad, en Allemagne, peuvent servir de types de la médication sédative. La plupart de ces eaux appartiennent aux classes des Bicarbonatées et des Chlorurées sodiques (voy. ces mots). Parmi ies sulfurées, on désigne celles où le phénomène de la dégénériïSClince (voy. ce mot) se manifeste le plus facilement : Saint -Sauveur, Eaux- Chaudes, Molitg, La Preste, le Vernet, Carcanières, les sources faibles à Luchon, à Cauterets, à Ax.
« On peut dire, d'une manière générale, a écrit Astrié {loc. cit., » p. 296), que les eaux sulfureuses conviennent seulement dans les né- » vropathies où la mobilité nerveuse dépend de l'atonie des autres sys- » tèmes, car toujours la sensibilité augmente à mesure que le principe » des forces diminue. » Il y a évidemment à tenir compte du lien qui unit l'intégrité fonctionnelle du système nerveux aux conditions normales du sang, son stimulant physiologique ; et à cet égard on conçoit que le principe sulfureux, réduit à des proportions ou à une virtualité restreintes, puisse contribuer à réveiller des propriétés nutritives et stimulantes dans l'organisme et à faciliter le retour d'une harmonie interrompue.
Le traitement marin, ainsi que l'a fait observer avec raison M. Roccas [Des bains de mer, etc. , 1857) s'adresse beaucoup plutôt à l'élément faiblesse qu'à l'élément nerveux proprement dit. Les résultats relatés dans la pratique de la mer s'accordent à cet égard. C'est la langueur des fonctions qu'on a combattue dans les cas heureux, et l'état névropalhique n'a cédé que consécutivement au rétablissement des forces. Lorsque l'état nerveux était seul en question, dit M. Roccas (loc. cit.), souvent les bains de mer non seulement n'ont plus été salutaires, mais ont. parfois encore augmenté certains troubles de l'innervation.
[Mentionnons encore que l'état névropalhique se déclare fréquemment dans le cours d'une autre affection, et qu'il inflige alors de notables modifications au traitement. C'est ainsi qu'on a recueilli des faits nombreux de scrofule dans lesquels la prédisposition ou le développement des névropathies empêchait l'application des médications appropriées, et en particulier des eaux chlorurées sodiques fortes. Le rhumatisme se complique plus souvent aussi de douleurs occupant le trajet des nerfs et d'une impressionnabilité générale, autant de conditions qui doivent rendre très circonspect sur l'emploi d'une minéralisation active, et bien plus encore
NEYRAC. -U3
sur le maniement de procédés thermaux, douches, étuves, etc., qui ne sont plus tolérés ou aggravent une situation déjà pénible. C'est dans ces cas surtout que les eaux faibles [voy. Faibli.s (Eaux)] apportent à juste titre leur spécialisation. Certains troubles des fonctions digeslives, gastralgie, entéralgie, sont dominés par l'élément névropathique. On est obligé d'accommoder le choix et la direction du traitement au degré auquel atteint l'intervention de la douleur. Il peut se faire alors que les eaux calcaires (Foncaude, Bagnoles (Orne), Sermaize, Fougues, Eviari) deviennent préférables aux eaux sodiques, à cause de leurs qualités relativement sédatives. A l'égard des névroses utérines, ou de celles qui se rattachent de près ou de loin à une affection des organes génito-urinaires chez la femme, voyez Utérus (Maladies de l')].
néwroses. Les névroses figurent fréquemment dans les attributions des eaux minérales. La nature et la forme de ces affections offrent de tels caractères de mobilité, qu'il serait difficile de les considérer sous un point de vue commun. On s'attachera, pour les applications de la thérapeutique hydrologique, à chercher le fait capital dont une névrose donnée peut être l'expression, soit aptitude névropathique, soit influence diathésique[voy. Névropathique (État)]. Quelques-unes de ces altérations fonctionnelles du système nerveux sont plus particulièrement du ressort de notre sujet [voy. Asthme. Chorée. Entéralgie. Gastralgie. Hypochondrie. Hystérie].
NEYRAC (France, Ardèche, arrond. de Largentière). A \h kilomètres d'Aubenas et sur la rive droite de l'Ardèche, site pittoresque.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 27° centigr.
Sept sources dont une seule utilisée, les six autres n'étant que des mélanges d'eau de la source principale et d'eau douce.
Source des Bains. Eau : un litre.
Gmm.
Acide carbonique libre 1 ,813
Bicarbonate de soude 0,648
— de potasse 0, 1 29
— de chaux 0,781
— de magnésie 0.373
— de manganèse traces
— de protoxyde de fer 0,080
Sulfate de soude 0,0-'5
Chlorure de sodium 0,01 2
Phosphate de soude 0,007
Arsénite de soude traces
Silice 0,1 32
Alumine traces
Matière organique indices