‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 124 sur 310 · NÉPHRITE · texte numérisé non relu

NÉPHRITE

disque de métal et en se divisant laisse dégager les principes gazeux qu'elle contient à l'état libre. On fait également arriver dans celte salie du gaz hydrogène sulfuré seul. On peut appliquer à volonté cette méthode par la voie sèche ou la voie humide.

On utilise encore à Nenndorf, sur une grande échelle, les boues déposées au fond des sources. Cette vase marécageuse est fort riche en éléments sulfureux. On la recueille dans les réservoirs où elle s'est amassée pendant l'hiver, on la délaye avec l'eau minérale et on y fait passer un courant de vapeur. La même quantité de boue sert pour plusieurs jours, parce qu'en la chauffant à plusieurs reprises on assure pouvoir y développer une proportion plus considérable de gaz hydrogène sulfuré.

Les eaux de Nenndorf s'appliquent au traitement des affections calarrhales chroniques de l'appareil respiratoire, d'une manière générale, entre autres à la phthisie laryngée et au catarrhe bronchique. A l'aide des bains et des boues sulfureuses, on y traite les maladies de la peau, les rhumatismes, surtout avec engorgements articulaires, et les paralysies également d'origine rhumatismale.

Le site de celte station est agréable, mais avec un climat inconstant.

NÉPHRÉTIQUES (Coliques). Les coliques néphrétiques sont, dans le plus grand nombre des cas, symplomaliques de la grave/le. Dans des circonstances beaucoup plus rares, elles ne paraissent autre chose qu'une des formes que peuvent revêtir les névroses douloureuses de l'abdomen, comprises sous le nom d'entéralgie. Les coliques néphrétiques sujettes à répétition, appartiennent à peu près immanquablement à l'une ou à l'autre de ces deux catégories [voy. Entéralgie et Gravelle]. Certaines coliques néphrétiques paraissent devoir être rattachées à une fluxion active du rein. Mais elles ne se montrent, en pareil cas, qu'accidentellement. L'existence de coliques néphrétiques ne change rien en général aux indications relatives à la gravelle ou à l'entéralgie. Cependant lorsqu'elles sont très prédominantes, elles peuvent devenir un obstacle à l'emploi d'eaux minérales très actives, comme Vichy, Vais, Karlsbad ou même Ems. Les eaux plus douces de Contrexeville , de Saint-Alban, de La Preste, de Molitg, d'Olette seront alors préférées.

NÉPHRITE. Il est probable que l'on pourrait citer quelques cas de néphrite chronique où le traitement thermal serait intervenu avec avantage. Une telle observation sans doute a pu se répéter surtout à propos de néphrites consécutives à la gravelle. Cependant nous ne saurions placer la néphrite parmi les applications directes et ordinaires des eaux minérales. .

Ceci ne s'applique pas à la pyélite, c'est-à-dire au catarrhe du bassinet, avec exsudation de matières muqueuses puriformes, quelquefois

purulentes, alcalines, accompagnée ou non de phénomènes douloureux ou même inflammatoires vers la légion rénale. Les cas de ce genre cèdent souvent d'une manière remarquable aux eaux bicarbonatées sodiques : Vichy, Ems, Saint- Alban. L'emploi de ces eaux sera déterminé par le degré d'intensité des symptômes iinflammatoires. Il est à présumer que les sources dégénérées d'Olettc, de la Preste, de Molitg, de Caitterets, trouveraient également ici d'utiles applications. Nous avons vu l'action résolutive ou substitutive des eaux bicarbonatées sodiques, se manifester d'une manière remarquable dans des cas auxquels leur ancienneté et leur intensité semblaient assigner une gravité toute particulière.

m'iicis (France, Allier, arrond. de Montluçon). A 8 kilomètres de cette ville, 322 de Paris, sur la route de Bourges à Clermont. Chemin de fer d'Orléans. Altitude, 260 mètres.

Station appartenant à l'État qui la met en régie.

Bicarbonatée mixte. Tempér. , de A6° à 52°.

Six sources ou puits alimentés par la même nappe d'eau qui sont :

Degré'?.

Le puits de César 52

— de la Croix 51,2

Et quatre autres puits qui n'ont pas reçu de désignations spéciales, marquant de 46" à 49° centig.

Ces eaux émergent du point de jonction de la pegmatile et du granit porphyroïde.

Le rendement des six sources est évalué à 1000 ou 1100 mètres cubes par vingt-quatre heures. Les principales sont celles de César et de la Croix dont nous donnons ici la composition.

Eau : un litre.

Puits de César. Puits de la Choix.

# Cent. culi. Cent cub.

Acide carbonique libre 0,049 0,039

Azote 13,000 10,200

Oxygène » 1,100

Gram. Grain.

Bicarbonate de soude 0,4169 0,4167

— dépotasse 0,0129 0,0125

— de maguésie 0,0057 0,0057

— de chaux 0,1455 0,1463

— de fer 0,0042 0,0033

— de manganèse. .. . traces traces

Iodure de sodium i

Fluorure de sodium i traces traces

Silice 0,1121 0,1030

Matière organique azotée traces traces

(Lefort, 1857.1*

(les sources émettent avec elles une grande quantité de gaz libres

composés ainsi pour 100 parties.

Puits de César. Puits de la Choix.

Azote 80,55 88,17

Oxygène 18,64 11,07

Acide carbonique 0,81 0,76

L'eau des autres sources ayant la même origine, il n'en a pas été fait d'analyses.

La source de César jaillit dans un puits de 5 mètres de profondeur et renfermé dans un bâtiment spécial. Elle se trouve divisée par une cloison de maçonnerie descendant au milieu de la margelle du puits, ce qui forme deux salles, une pour chaque sexe où les malades viennent prendre les bains de vapeur. La température de ces salles oscille entre ^0° et 50°, et l'atmosphère y est constamment saturée de vapeur aqueuse contenant une partie, sinon la totalité, des principes naturels de l'eau.

La source de la Croix est placée à l'air libre et à quelques mètres de la précédente. Une pompe élève l'eau minérale que l'on utilise pour la boisson, les usages domestiques et enfin les différents services des établissements.

Les eaux des puits de César et de la Croix se déversaient autrefois dans plusieurs réservoirs qui étaient destinés facultativement «i l'alimentation do petit et du grand établissement; mais les travaux de reconstruction complète du petit établissement ne nous permettent pas de nous étendre sur la destination future des différents bassins d'approvisionnement.

Les quatre cinquièmes de l'eau qui jaillit des différents puits de i\érîs se rendent au grand établissement. Celui-ci, l'un des mieux installés que l'on puisse citer, contient une buvette, un grand nombre de baignoires, deux piscines chaudes, deux piscines tempérées, des étuves, des bains de vapeur par encaissement et des appareils de douche de toute nature.

A son arrivée au grand établissement, l'eau minérale s'accumule d'abord dans six réservoirs particuliers qui portent les noms de réservoir des enfers, général, du limon, de réfrigération, de chauffage et des douches ; outre ceux-ci, il en existe deux derrière les piscines tempérées et deux autres situés dans le jardin où l'eau se refroidit à l'air libre pour ramener les piscines à la température nécessaire.

Les cabinets de bains, au nombre de 58, sont tous pareils el munis de douches descendantes de toutes les formes et administrées à toutes les températures. Il existe encore des appareils de douches dans les piscines chaudes et tempérées des hommes et des femmes.

L'eau destinée aux douches est montée à l'étage supérieur de l'éta-

NÉFUS. 431

bassement à l'aide d'une pompe à bras. Elle remplit de chaque côlé de l'édifice plusieurs réservoirs communiquant soit avec les baignoires, soit avec les piscines. Dans chacun des cabinets de douches, on a installé un appareil pour produire la vapeur dite huileuse et une fontaine d'eau froide destinée à rafraîchir la léle. Les douches les plus froides sont desservies par l'eau d'une citerne située dans le jardin et à quelques pas de l'édilice. Une analyse de celle dernière a montré à l'un de nous que l'eau minérale dont la température est de 25" à 27° centigr., avait sans doute pour origine les infiltrations lentes des réservoirs dans le voisinage desquels la citerne est placée, ou bien encore de l'eau minérale qui s'écoule en petite quantité dans les conduites construites par les Romains el qui n'ont pas été entièrement détruites.

On trouve encore à Néris des douches écossaises établies dans quatre cabinets et un outillage complet d'hydrothérapie qui occupe une salle spéciale.

Les piscines sont, comme nous l'avons dit, au nombre de quatre, deux piscines chaudes (40° à Uh0) et deux piscines tempérées; dans celles-ci on a établi des gradins qui servent à y descendre et à en remonter; des cordes suspendues au plafond, des flotteurs, sont mis à la disposition des malades qui veulent se livrer à l'exercice de la natation et de la gymnastique. Ces bassins sont assez spacieux pour contenir aisément 25 à 30 personnes à la fois.

Les cabinets des étuves sont au nombre de dix, cinq pour chaque sexe, et occupent le rez-de-chaussée de l'établissement. La vapeur qui sert à JNérisesl fournie : l'par le réservoir des Enfers où l'eau minérale, malgré la dislance des puits au grand établissement, a sa température native ; 2" par l'ébullition artificielle de l'eau minérale provenant d'une chaudière munie d'une machine à vapeur placée sous le portique de l'édifice. Mais ces dix cabinets n'ont pas tous la même destination, il n'y en a que deux dans lesquels les malades sont soumis à l'action de la vapeur hydro-minérale; deux autres servent au massage; six pour les douches de vapeur et les bains par encaissement ; et enfin les deux derniers sont destinés à des bains de vapeur partiels.

L'eau minérale de Néris étant à une température trop élevée pour qu'on puisse l'administrer telle qu'elle jaillit de ses grillons, on a imaginé de la faire refroidir assez rapidement en la faisant circuler dans des tuyaux très longs, et contenus eux-mêmes dans d'autres luyaux. Dans les premiers s'écoule l'eau thermale, et dans les seconds, mais en sens contraire, de l'eau commune. Par ce moyen l'eau minérale qui entre à la température de 52" en sort à 38°.

Nous avons dit précédemment que l'eau minérale était accumulée

dans des bassins de réfrigération à l'air libre où elle donnait naissance à des conferves vertes. MM. de Laurèset Becquerel, qui ont fait une étude très suivie de ces productions cryplogamiques, ont trouvé qu'elles appartenaient à la classe des Algues, à l'ordre des Confervoïdées et à la famille des Confervacées. Nous renverrons du reste au mémoire de ces auteurs {Annales de la Société- d'hydrologie médicale de Pa?'is, t. I) pour ce qui concerne le développement, la structure in lime et les usages thérapeutiques de ces matières.

Les eaux de Néris sont certainement au nombre de celles dont les propriétés thérapeutiques sont le plus difficiles à définir. Une constitution insignifiante en apparence, dépourvue même d'un de ces principes, tels que l'arsenic, auxquels on attache si volontiers une part capitale dans l'action des eaux minérales, une matière organique, à laquelle il paraît difficile d'assigner des propriétés bien définies, enfin une température élevée qui est un dis caractères les plus frappants de ces eaux, tout en ne représentant qu'une de leurs qualités : tels sont les éléments qui s'offrent seuls pour rendre compte d'une médication active et importante. Ce traitement ne manifeste qu'un petit nombre d'effets physiologiques saisissables. Il est à peu près exclusivement externe. On boit cependant quelquefois l'eau de la Croix; et la pénétration d'une eau à 51° ne saurait être absolument indifférente. Cependant on n'y attache en réalité que peu d'importance, et l'on ajoute plus volontiers au traitement externe les eaux bicarbonatées sodiques et ferrugineuses de Saint-Pardoux ou de Vichy. En dehors des effets inévitables d'un traitement où une haute thermalité est mise en jeu, nous ne trouvons guère à noter que des éruptions variées, se rapprochant de l'érythème simple, de l'érylhème noueux, de la miliaire, etc. L'apparition de ces éruptions paraît dépendre plus de la disposition individuelle que de la forme du traitement, et a lieu même sous l'influence de bains simplement tempérés. La transpiration cutanée est très développée, mais moins énërgiquement qu'au Mont-Dore, où les applications de la thermalité semblent beaucoup plus violentes qu'à Néris, et remplissent du reste, des indications fort différentes. La quantité de l'urine est plutôt amoindrie qu'augmentée. Les qualités acides ne sont point modifiées (Foricbon, de Laurès). Il survient souvent de la diarrhée pendant la durée du traitement. Si les fonctions digeslives sont activées, le traitement balnéaire et les conditions hygiéniques en rendent parfaitement compte. Il survient souvent pendant la durée du traitement de l'embarras gastrique, comme pendant tous les traitements de ce genre. Cependant, il résulte de tout cela une médication effective et intéressante, et qui, tout en se rapprochant de celle des eaux faibles et très chaudes, Luxeuil, Bains, etc. , n'en a pas moins un caractère propre.

Celte médication peut être définie sédative et excitante, faiblement il est vrai. Ces deux idées ne comportent pas nécessairement contradiction. La sédaiion est l'action définitive et finale; l'excitation ne serait qu'un des moyens de la médication. La première est intime et profonde : la seconde s'en tient aux surfaces. Enfin peut-être pouvons-nous dire que l'action sédative appartient en propre aux eaux de Néris, et que l'action excitante est surtout le fait de la tbermalité. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'alors qu'on veut absolument éviter celle-ci, on a recours aux bains à faible température:

La véritable spécialisation de Néris, ce sont les névroses. Mais les névroses existent rarement simples : et c'est dans ce dernier cas qu'elles se prêtent le plus difficilement à une action thérapeutique quelconque, à celle de Néris comme à toute autre.

Le rhumatisme représente les applications les plus communes de ces eaux. Sans doute leur tbermalité et la parfaite installation de tous les agents balnéothérapiques les rendent applicables au rhumatisme en général, maiselle-s sont surtout réclamées dans les rhumatismes nerveux. Le rhumatisme nerveux, mobile, plutôt musculaire qu'articulaire; se fixant volontiers sur le trajet des nerfs, ou bien sur les organes viscéraux, sur l'appareil utérin, rencontre difficilement une médication mieux appropriée que celle de Néris. Nous en dirons autant de la cachexie rhumatismale avec paralysie, ratatinement, contractures. On a observé à Néris, au moyen de traitements répétés, de remarquables guérisons de cas de ce genre, en particulier sur la population indigente de l'hôpital. Les eaux de Néris paraissent encore s'accommoder très bien, grâce sans doute à leur faible minéralisation, au rhumatisme encore très voisin de l'état aigu, avec persistance de la douleur, du gonflement et de la rougeur autour des articulations, palpitations, sueurs, faiblesse musculaire excessive; toutes conditions qui se prêtent en général difficilement aux applications de la médication thermale.

Les eaux de Néris témoignent de propriétés résolutives vis-à-vis du rhumatisme articulaire, de véritables tumeurs blanches, de certains rhumatismes goutteux; mais ce n'est pas dans le cas d'altérations anciennes, profondes, chez des sujets lymphatiques ou scrofuleux. La prédominance névropalhique, l'état douloureux des articulations, le caractère superficiel des engorgements, décideront de leur indication. On emploie alors les douches d'eau et de vapeurs. On a recours aussi à l'emploi topique des confères. Ce n'est pas, comme on l'a souvent répété, à titre d'applications émollientes. MM. de Laurès et Becquerel soutiennent que ces conferves, qui doivent servir d'intermédiaire à la friction et au massage, plutôt qu'à l'enveloppement en guise de cataplasmes, agissent

Vhc.T. iifs Fai:x iminf.r. —T. II. 28

à la manière de révulsifs, par une excitation modérée, superficielle, amenant une légère rubéfaction [Ânn. de la Société d'Iiydrol. de Paris, t. I, 185^-55). Il est même permis de douter de l'efficacité réelle de leur intervention, ou du moins il est difficile d'y attacher une grande importance.

La névralgie sciatiqne est parfaitement traitée à Néris. On n'obtient pas de résultats aussi avantageux dans les autres névralgies des membres, dans celles de la face surtout. Cependant M. de Lamés a obtenu la guérison de névralgies intercostales opiniâtres, et de névralgies plantaires, maladie souvent fort grave par l'intensité, la résistance des douleurs, l'amaigrissement qui les suit. Le traitement commence quelquefois par raviver les douleurs d'une manière excessive.

M. Boirot-Desserviers a signalé quelques cas où la chorèe a paru avantageusement modifiée par les eaux deNÎ'ris(iïauxmin. de Néris, 1822). M. de Laurès a vu la guérison survenir dans trois cas de chorée, les seuls qu'il ait observés ; mais c'étaient des chorées récentes. Quant à l'hystérie, sous les formes les plus variées, elle trouve habituellement de l'amélioration à Néris, et quelquefois une complète guérison (de Laurès).

Les eaux de Néris sont employées avec avantage dans quelques maladies de la peau, urticaire, lichen, prurigo, eczéma. Lorsque les dermatoses ne reconnaissent pas pour origine un état dialhésique déterminé, scrofuleux ou dartreux, qu'elles constituent une affection idiopathique de la peau, et se lient directement à un mode vicieux de son organisation, une médication de ce genre peut toujours être avantageuse. Les applications de conferves amènent de la rougeur, des picotements, de l'cxfoliation dans les points malades, et probablement agissent, comme le pense U. de Laurès, par une action véritablement substitutive. Nous signalerons encore le prurit vulvaire, soulagé quelquefois consécutivement, presque toujours exaspéré d'abord.

La métrite chronique s'accompagnanl souvent d'un appareil névropaihique rentre alors dans les meilleures applications de Néris. Les propriétés modérément résolutives (légèrement fondantes) (Boirot-Desserviers) de ces eaux sont alors mises à contribution, et s'accommodent très bien à l'usage concomitant de moyens d'un autre ordre, tels que les cautérisations, plus difficiles à allier à la médication thermale, près d'eaux minérales plus actives.

Dans la paraplégie, rhumatismale surtout, on obtient souvent d'excellents résultats Mais nous ne pensons pas que les eaux de iNéris se distinguent beaucoup, sous ce rapport, des eaux analogues, Plombières, Luxeuil, Bourbon- Lancy, etc.

On a encore obtenu de bons effets des bains et des douches, dans les

NEUENHE1M. 43<>

suites de fraclures ou de luxalions, ou d'anciennes blessures. Boiroi- Desserviers signale également ces eaux dans le traitement de la goutte. Sans leur refuser quelque action favorable sur les manifestations goutteuses, nous ne croyons pas qu'elles exercent une action suffisante sur l'élément diatliésique qui préside à celle maladie; et nous pensons qu'il faut les réserver pour certains goutteux névropaibiques, chez lesquels les manifestations goutteuses paraissent eu rapport très direct avec l'état d'excilaiion du système nerveux.

La célébrité de iNéris remonte à l'époque de la domination romaine, comme l'indiquent des restes nombreux et très remarquables de constructions anciennes. On suppose même que ces thermes auraient été fondés sous le règne de Néron, et tireraient de leur origine la désignation de Nerius, Nerio magnum, Viens Neriensis ou Aquœ Neri. Il est à regretter qu'on n'ait pas conservé les magniliques piscines et les éluves, retrouvées à peu près intactes dans le courant de notre siècle. Exploitées pendant longtemps par l'industrie privée, les sources de Néris devinrent en 1794 la propriété de l'Etat, qui les mit en ferme jusqu'en 1828 ; de 1829 date leur mise en régie.

A défaut des attraits d'un site pittoresque, Néris réalise toutes les conditions désirables d'une localité thermale.

NERVEUX (Rhumatisme). Voy. RHUMATISME.

NELENHEiiti (Allemagne, duché de Nassau). Dans une vallée, à proximité de Soden et de Kronthal.

Bicarbonatée ferrugineuse. Froide.

Eau : 16 onces. Eau: un litre.

Grains. Gram.

Chlorure de sodium 2,1035 = 0,260

— de potassium 0,0287 = 0,003

Carbonate de chaux 2,2500 == 0,279

Sulfate de chaux 0,0876 = 0,010

Silice 0,7075 == 0,087

Alumine 0,0412 = 0,005

Humus traces traces

Poin cul.. ' cm c uli,

Gaz acide carbonique 25,7 18 = 1028

(Jl.\c-, 183* y

Trois sources, dont la principale est reproduite ici, la composition des deux autres étant très analogue à la précédente. Osanu en recommande l'emploi, d'autant plus facile à l'intérieur", que. ces eaux renferment une proportion noiable d'acide carbonique.

436 NEUHAUS.

vin il ai s (Bavière, basse Franeonie). Village à peu de distance de Bocklet et de Kissingen.

Chlorurée sodique. Tempér., 8°, 5 centi<>r.

Quatre sources ne différant entre elles que par la proportion de leurs principes fixes.

Eau : un litre.

Bonifacius-

MarienqucuV.

Elisabeth-

Hernianns-

qiielle.

quelle.

ciuelle.

Chlorure de potassium.

gr.

— de sodium. . .

Bromure de sodium. . .

traces

traces

traces

traces

Chlorure de lithium. . .

— de calcium. . .

Sulfate de magnésie...

0,li56

Carbonate de magnésie.

Acide carbonique libre.

(LlEBIG.)

Ces eaux sont employées en boisson et en bains, soit dans la localité même, où l'on trouve un petit établissement, soit à Neustadl, qui en est très rapproché et où on les transporte. Leurs applications principales sont les obstructions abdominales, les rhumatismes articulaires chroniques, et diverses formes de la scrofule.

NEUHAUS (États autrichiens, Styrie). Ville h 6 kilomètres de Cilly, dans une belle vallée.

Bicarbonatée calcique. Tempér., 35° centigr.

Eau : 16 onces.

Grains.

Carbonate de chaux 0,178

— de magnésie 0,694 =

— de soude 0,046

Sulfate de soude 0,135 =

— de potasse 0,098 =

Chlorure de sodium 0,017 =

Carbonate de fer, alumine ,

acide silicique traces

Eau : un litre.

Gram.

traces 0,326

NEUSCHWALHEIH. 437

Ponc. cub. Cent. cul>.

Gaz acide carbonique libre. .. . 0,892 = 0,094

— libre et combiné avec

les bicarbonates. . 1,792 = 0,189

(Hruschauer, 1847.)

Ces eaux sont reçues dans deux bassins qui sont disposés pour le bain en commun. On les prescrit surtout dans les névropathies, l'hystérie, et les diverses affections de l'utérus et de ses annexes à forme éréthique. Un établissement bien installé et d'excellentes conditions de site recommandent cette localité. On y pratique la cure du petit-lait.

Ml mark i (Bavière). Près de cette ville située entre Nuremberg et

Ratisbonne, plusieurs sources décomposition analogue.

Sulfurée calcique. Tempér. ?

Eau: une livre. Eau: un litre

Pouc. cub. Cent. cub.

Acide carbonique 1,50 = 81,0

— sulfhydnque 0,40 = 21,5

Grains. Gram.

Sulfate de magnésie 2,70 = 0,334

— de chaux 0,40 = 0,049

— de chaux... 1,20 = 0,188

— de fer 0,10 = 0,0 12

(VoGEL.)

Vogel annonce en outre avoir trouvé dans cette eau minérale de l'acide acétique combiné avec une base acide qu'il suppose se former aux dépens de la matière organique.

Il n'y a pas d'établissement. On emploie ces eaux en boisson et eu bains dans les localités voisines, pour le traitement des maladies de peau, des affections rhumatismales, delà paralysie et de certaines dyspepsies.

\i:i>i(iin\Liii:ni (Allemagne, princip. de Hesse). A 6 kilomètres

de Salzhausen.

Chlorurée sodigve. Tempér. ?

Eau: 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Gram.

Chlorure de sodium 12,905 = 1,600

— de magnésium 2,720 = 0,337

Carbonate de magnésie 10,494 = 1,301

— de chaux 8,100 = 1,004

Sulfate de magnésie 0.6R3 = 0,082

— de chaux 0,132 = 0,016

Silice 0,221 = 0,027

Oxyde de fer 0,221 = 0,027

Matières carbonées 0,088 = 0,001

(Liebig.)

Page 1