NIEDERBRONN
gative réclame l'usage interne de l'eau minérale à forte dose, de deux à trois litres pris par verrées rapprochées. Les bains sont ici très secondaires, mais il faut quelquefois recourir à l'addition dequelques sels neutres, ou de purgatifs amers, pour obtenir l'effet désiré. La méthode résolutive consiste dans l'emploi de bains, d'une demi-heure à deux heures de durée, dont la température est élevée au-dessus de l'indifférente, condition essentielle, et dans l'usage modéré de la boisson ; on ajoute quelquefois du chlorure de sodium au bain, pour eu accroître l'activité. Dans la méthode tonique, on emploie des bains à faible température, de 22° à 32°, à courte durée ; la boisson minérale, lorsqu'elle est usitée, à dose peu élevée (Kuhn).
Les eaux de Niederbronn se distinguent, parmi les chlorurées sodiques fortes, par leur proportion modérée en chlorures, leur faible température et leurs qualités gazeuses; aussi s'approprient-elles mieux aux maladies de l'appareil digestif.
M. Kùhn signale en particulier l'état muqueux ou pituitaire des premières voies. La description qu'il donne de cet état pathologique témoigne d'une disposition catarrhale fixée, pas toujours exclusivement, sur les premières voies de la digestion, le plus souvent chez des individus lymphatiques. On emploie la méthode purgative. La dyspepsie proprement dite paraît également traitée très avantageusement, mais avec des doses plus fractionnées. Le rapprochement de la pratique de Niederbronn et de celle de Vichy, dans cet ordre de faits, nous conduit à cette observalion, que si les unes et les autres conviennent dans la dyspepsie proprement dite, le traitement de l'état muqueux de l'appareil digestif appartient très spécialement à Niederbronn. On trouve encore ici d'utiles applications à faire au traitement des hémorrhoïdes et de la pléthore abdominale.
Les eaux de Niederbronn sont recommandées par M. Kùhn contre les engorgements du foie, les calculs biliaires; mais leur opportunité nous paraît ici fort secondaire à celle des eaux auxquelles Vichy et Karlsbad peuvent servir de types. Le Igmphatisme et la scrofule rentrent plus directement dans les applications de Niederbronn. Cependant ces eaux n'ont pas une aussi grande activité que celles de Salins, de kreuznach, de la Buurboule. Nous les réserverons pour les caa où l'état pituiteux ou dyspeptique liendi a dans les indications une place dominante. Si. Kulin paraît avoir employé ces eaux avec quelque avantage dans Y obésité.
Le même auteur considère les eaux de Niederbionn comme excellentes dans le traitement de V eczéma, surtout chez les individus à prédominance lymphatique ou scrofuleuse. Il serait intéressant de comparer les résultats de ces eaux avec ceux que l'on obtient de> sulfureuses. L'ac-