OFJEW ou bldi
Le tableau suivant réunit les analyses les plus importantes et les plus
récentes publiées sur les sources d'Ofen :
1° Sources bicarbonatées caleiques.
Kaiseriud. Blocksrad.
Gram. Gram.
Sulfate de potasse 0,123 0,061
— de sonde 0,0*2 0,368
— de chaux 0,073 0,134
Crénate de soude 0,01 t »
Chlorure de sodium 0,089 0,264
— de magnésium 0,139 0,031
Phosphate de soude 0,003 0,014
— de chaux 0,004 traces
— de lithine » 0,002
— d'alumine 0,005 0,013
Carbonate de fer 0,002 0,005
— de lithine 0,033 »
— de chaux 0,388 0,537
— de magnésie » 0, 1 OS
Barégine et bitume 0,053 0,010
Cent. cul). Cent. lub.
Acide carbonique libre . 305,1 492,2
— sulfhydrique J tnjces traces
Azote \ 54,0
(Molnaii, 1849.)
2° Sources sulfatées et fe?*rugineuses.
Eau : un litre.
Sulfate de potasse
— de soude
— de magnésie
— de chaux
Chlorure de sodium
— de magnésium. .
Carbonate de chaux
— de magnésie. . •
— de fer
— de manganèse.
Silice . . . .
Bitume
Elisabethquelle.
0,112 0,103 traces
Acide carbonique libre... 0,936
(Redtenbacher, 1853.)
Ilildeganlequelle.
Bock's lutter, quelle.
Source ferrugineuse.
(Molnar, 1857. ) (Wagner, 1857.)
OFËN OU BUDIi. 457
Eau : un litre.
BlTTIÎIlSALZQUEl.LE. HAUSNERQOKLtE,
Grain. Gram.
Sulfate de potasse 0,0859 0,8966
— de soude 8,4355 9,8873
— de chaux 0,5610 1,3400
— m de magnésie 3,9220 7,7222
Chlorure de sodium 0,5419 2,5444
Bicarbonate de chaux 0,8671 0,3845
— de magnésie 0,2561 0,2410
Alumine et phosphate de fer. . . 0,0051 »
Alumine » 0,0064
Silice 0,1059 0,0838
Acide carbonique libre 0,0634 0.4045
(Redtenbacueh, 1854.) (Moiiitz Say, 1851.)
Le groupe d'eaux bicarbonatées et thermales que nous signalons en premier lieu a conservé à la fois la réputation et les aménagements qu'il avait à l'époque de l'occupation de la Hongrie par les Turcs. C'est surtout dans les bains de l'Empereur, de Luc et du Roi, qu'on retrouve la disposition des édifices consacrés, en Orient, au bain en commun et aux pratiques qui l'accompagnent, et telles que nous les avons exposées ailleurs [voy. Bains]. Toutefois une installation moderne permet aux classes aisées de trouver dans des cabinets distincts les conditions de propreté, de bonne hygiène et de calme, dont le public des piscines turques se soucie assez peu, à ce qu'il paraît. La plupart de ces établissements sont alimentés par plusieurs sources chaudes a la fois. On en compte onze au Kaiserbad par exemple, et il en est à peu près de même pour les autres bains. Nous n'ajouterons rien sur le mode balnéatoire suivi à Ofen. Il consiste, comme dans l'Orient, en séjour prolongé dans les piscines et dans l'atmosphère plus ou moins brûlante des salles, combinaison peu méthodique, généralement parlant, du bain et de l'étuve, et qui touche plus à l'hygiène qu'à la thérapeutique.
On a coutume de boire l'eau des sources du Kaiserbad et du Lukasbad, de demi-heure en demi-heure, et à la dose d'un à six verres, tous les matins, à jeun, soit pure, soit associée à du lait ou à du petit-lait. Les eaux sulfatées se prennent de la môme manière. Il n'est pas nécessaire d'insister sur la propriété purgative de ces dernières, que leur composition a fait rapprocher des Amères (Eaux) [voy. ce mot] de l'Allemagne. Quant aux eaux bicarbonatées, elles ne sauraient agir que par la quantité ingérée et par la chaleur à laquelle on en use, comme diurétiques et comme diffusibles. M. Rotureau (Des prîneip. eaux de l'Europe, 1857) fait d'ailleurs observer que jamais les malades ne suivent un traitement exclusivement interne aux sources d'Ofen. Le bain a la plus grande faveur dans celte localité, maison y joint souvent la boisson.
458 OFFENAU.
Le rhumatisme chronique représente la spécialisation ia plus formelle d'Ofen. La haute thermalité de ces eaux les approprie à ce traitement, sans qu'il y ait à redouter les effets trop stimulants d'une minéralisation relativement peu effective. Il a été remarqué, là comme en d'autres localités, qu'on guérit plutôt dans les piscines fréquentées par les derniers rangs de la population que dans les bains pris à part et organisés avec confortable. A côté des affections rhumatismales se placent les roideurs articulaires ou musculaires consécutives aux fractures et aux luxations, ou d'origine ttaumatique. Mais ces bains ont une très grande vogue dans la cure des maladies de la peau, principalement de celles qui se rattachent à la scrofule, le lupus, l'éléphantiasis, etc. Nous pensons, en conformité avec M. Rolureau, que les résultats obtenus dans ces affections tiennent surtout à une action substitutive qui s'exerce d'une manière plus ou moins durable, mais dont on ne saurait tenir compte que secondairement au point de vue de la diathèse prédominante.
Les médecins de Pesth-Bude n'emploient les eaux laxatives d'Ofen que dans les affections chroniques avec pléthore et torpeur abdominale (Rotureau). On commence à exporter ces eaux, à l'exemple de celles de Pùllna et de Saidschulz.
Ofen, par la diversité de ses sources et par la proximité de la ville de Pesth, avec laquelle on la confond souvent, occupe la première place dans les stations thermales de la Hongrie. Ses établissements sont en partie des propriétés hospitalières et particulières, en partie sous la direction de l'administration autrichienne. Des restes nombreux de l'époque romaine, pendant laquelle elle portait le nom d'Aquincum, et de la domination du sultan Soliman le Magnifique, au XVIe siècle, témoignent de son ancienne importance.
OFFENAU (Allemagne, Wurtemberg). Dans le cercle et sur les bords du Neckar, à 12 kilomètres de Heilbronn.
Chlorurée sadique. Tempér. , 13° centigr.
Eau : un lilre.
Gru m.
Sulfate de soude 1,219
— de chaux 0,168
Chlorure de sodium 2,635
— de magnésium 0,052
— de calcium 0,515
Carbonate de fer 0,105
— de magnésie 0,183
Silice 0,083
[RlEUCHER, 1845.)
En outre, des traces de brome et quelquefois d'acide sulfhydrique.
OLETTE. 459
Ces eaux, dont l'usage est assez ancien, s'emploient en boisson et eu bains, dans toutes les formes de la scrofule.
o«.i;\ Voy. Saint-Christau-de-Lurbe.
oioux-sckhakhxa,ou frais-vallon (Algérie, prov. d'Alger). A 3 kilomètres de cette ville, dans la Bou-Zarria.
Bicarbonate mixte. Tempér. , 17° centigr.
Sources nombreuses parmi lesquelles on en remarque une principale, renfermée sous un petit marabout, isolée de toutes les autres et circonscrite dans un puisard que surplombe un rocher.
Eau : un litre.
Gram.
Chlorure de sodium 0,314
Sulfate de soude 0,046
Carbonate de soude. ... \ f 0,061
— de chaux . L ,,.tat de bicarbonale| 0,099
— de magnésie. \ 0,0/5
— de fer ) \ 0,007
Silicate de chaux 0,030
0,632 (Millon, 1855.)
La proportion des gaz libres n'a pu être déterminée ; M. Millon n'y a pas constaté d'iode et d'arsenic. La source d'Oïoun-Sckhakhna possède un débit de 2520 litres par vingt- quatre heures. Le terrain d'où elle s'échappe est formé de micaschiste liés feuilleté et se délitant très facilement ; elle porte aussi dans la localité le nom de Frais-Vallon.
Ces eaux sont très digestives, toniques, et assez ferrugineuses pour être utilement employées à ce titre. Elles sont plus employées à distance que sur place. Il n'y a aucune installation thermale.
OKMÈ (Afrique orientale, Nubie). Source thermale, à lii)° centigr., exhalant une odeur sulfureuse et autour de laquelle le sol est recouvert d'efllorescences salines. C'est la seule source chaude de cette contrée qui tombe dans le Ml.
OLETTE (France, Pyrénées-Orientales, a t rond, de Prades). Sur la rive droite du Jet.
Sulfurée sodique. Tempér., 27° à 78° ceutigr.
Plus de trente sources principales divisées en trois groupes, qui sont :
1° Le groupe de Saint-André, comprenant les sources inférieures voisines de la grande source de ce nom ; elles sont au nombre de onze, et leur température s'échelonne entre 30° et 75°.
2° Le groupe de VExalada, qui réunit les sources supérieures de l'est au nombre de sept, marquant depuis 36° jusqu'à 65°.
3° Le groupe de la Cascade, formé de l'agglomération des sources de l'ouest, dont la grande source de la Cascade est le type.
Anglada avait distingué, sous les noms de sources de Thuès, de Cana-
460 OLETTE.
veilles, de Nyèr et d'En, les principales eaux minérales qui jaillissent dans cette partie de la France ; mais M. Bouis lésa loules réunies sous le nom de sources d'Olette, ou des Grausd'Olette.
Les sources d'Olette, sans parler des nombreux petits fdets qui se font remarquer de distance en dislance, ont un débit général évalué à 1 772 6&0 par vingt-quatre heures. Leur origine est évidemment commune, et leur composition et leur constitution à peu préscientiques. On constate toutefois que la proportion de sulfure de sodium et des autres sels est d'autant plus grande, que les eaux sont à une température plus élevée; aussi celles qui sont à peu près froides n'accusent-elles que des traces de principe sulfuré. Le tableau suivant fera connaître la composition des principales de ces sources.
Eau : un litre.
Source Source Source
SI. -André, no 1. de la Cascade, n' 14. Sl.-Louis, no 23. Temp. 75° cent. Temp. 78" ceni. Plusieurs jets
Sulfure de sodium
Potasse
Soude
Chaux
Carbonate de soude
— de chaux
Sulfate de soude
— de magnésie
— de chaux
Chlorure de sodium
Silice
Alumine, fer, magnésie, iode. . .
Alumine, iode, acide borique. I
Fer, manganèse, cuivre j
Composé azoté
de 44" à 48o cent,
G ram.
G ram.
Gram.
(Bonis.
Quoique la potasse et la soude soient inscrites dans ces analyses à l'état de liberté, M. Bouis les considère cependant comme en combinaison avec la silice.
L'installation balnéo-thérapique d'Olette se bornait jusqu'à ce jour à un très petit nombre de baignoires mal disposées et nullement en rapport avec l'abondance des sources, le degré de sulfuration des eaux et enfin leur situation. Mais aujourd'hui M. Bouis y fait élever un établissement thermal, ainsi qu'un vaste hôtel propre à recevoir des malades de toutes les classes.
Jusqu'à présent on n'a utilisé qu'un petit nombre de sources; en majeure partie ce sont les eaux les moins sulfurées qu'on a expérimentées depuis sept à huit ans, en boisson, en bains et douches, dans un local provisoire et étroit, avec six baignoires. Il est à regretter que l'applica-
OLVES. 46l
lion des eaux riches en sulfuration n'ait pas encore été tentée d'une manière régulière. M. le docteur Puig a publié un grand nombre d'observations de rhumatismes, d'affections nerveuses générales, de rhumatismes nerveux, d'entorses et de luxations, de maladies des organes digestifs, d'affections dartreuses el des voies urinaires, guéries ou au moins considérablement amendées par l'emploi de ces eaux.
Celles-ci paraissent s'approprier très bien, en particulier, aux formes névropathiques des affections qui réclament les eaux sulfureuses. Leur température convient aux rhumatismes, et est également utilisée dans les affections scrofuleuses.
OOHTELLO. VOV. ISCHIA.
<>i»!( i / (Étals autrichiens, Moravie).
Sulfurée. Froide.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Sulfate de soude 0,250 = 0,036
— de chaux 0,066 = 0,009
Chlorure de sodium 0,149 = 0,021
Carbonate de soude 0,158 = 0,022
— de magnésie 1,433 = 0,206
— de chaux 0,858 = 0,123
Acide silicique 0,016 = 0,002
Matière cxtraclive 0,050 = 0,007
2,980 = "(M2ir
Poiic. ciili. Cent. cub.
Gaz hydrogène sulfuré 2,224 = 88,9
(SciIROTTEIi.)
Il y a un établissement de bains appropriés particulièrement aux rhumatismes el aux maladies de la peau.
oliera (Espagne, prov. de Cadix). Source appelée encore Bano de la sarna (bain de la gale), sulfureuse froide, employée contre les ulcères de mauvais caractère et dans les maladies de peau.
olves (États autrichiens, Transylvanie). Village du comitalde Klausenburg.
Sulfatée magnésique . Tempér. , l/i" centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Chlorure de sodium 1,60 = 0,228
Carbonate de magnésie 2,80 = 0,403
— de chaux 1,70 = 0,244
Alumine 0,60 = 0,086
Matière extractive 0,40 = 0,057
Gaz acide carbonique quant, indét.
(Pataky.)
462 OPHTHÀLMIE.
Cette eau est rangée parmi les eaux Amères (voy. ce mot) et, comme elles, passe pour purgative. La proportion du sulfatede magnésie est digne de remarque, et rend compte jusqu'à un certain point de ses propriétés.
olympian SPRBXGS (États-Unis, Kentucky).
Station thermale renommée, sans mention de la composition et de la température des eaux.
«mi km: (Suisse, canton de Fribourg). Au fond d'une vallée, audessus du lac de ce nom, à 38 kilomètres de Fribourg. Altitude: 3240 pieds.
Chlorurée sadique. Tempér. , 12° centigr.
Deux sources. Une analyse incomplète en a été publiée. Elles empruntent un caractère sulfureux à la proximité de marécages. On s'en sert en bains dans les affections scrofuleuses et les dermatoses. Établissement médiocrement installé.
«>vr\M-:i>.% (Espagne, prov. de Sanlander). Village qui se confond avec celui d'Alceda.
Sulfurée calcique. Tempér., 33° centigr.
Eau : un litre.
Gram.
Sulfate de chaux 1 ,770
— de soude 1,347
— de potasse ... 0,486
Chlorure de sodium 0,980
— de magnésium 1 ,080
Carbonate de chaux 0,039
— de magnésie 0,024
Silice 0,011
Oxyde de fer 0,005
5,742 (Manuel Rioz, 1849.)
Cent. cul).
Hydrogène sulfuré > 1,399
(Sanchez de Toca.)
Ces eaux sont très chargées de matières organiques et dégagent d'abondantes bulles de gaz azote. Elles reçoivent leurs applications dans un établissement bien installé, avec bains, douches et étuvcs. A proximité coulent les eaux compléiement analogues tYAlceda, également tempérées et sulfureuses, mais mal aménagées. On les emploie toutes principalement dans les affections de la peau. On doit remarquer cependant que la proportion du principe sulfuré, est très minime.
OPliTilALïHE. La médication hydrominérale ne saurait entrer dans le traitement des ophlhalmies qu'autant qu'il s'agit de modifier des conditions constitutionnelles, originelles ou acquises. Il est désormais reconnu que si les caractères anatomo-palholoyiques des inflammations de