ORIOL
relations de position, des rapports d'origine, entre ces eauv et leurs
roches congénères.
Les eaux thermales sont, en effet, de provenance plus profonde que ne semble l'accuser leur température à l'émergence. La sensibilité qu'elles témoignent à l'endroit des tremblements de terre, et surtout de tremblements de faible intensité, prodoits à une grande distance et non accusés sur les lieux d'émergence, la simultanéité de cette influence sur les sources similaires de totalité ou de partie d'une même chaîne, ne sauraient avoir leur raison d'être, si les eaux thermales n'étaient pas de grande profondeur, si elles n'avaient pas des rapports avec les régions souterraines de température élevée.
En résumé, nous pensons que les eaux thermo-minérales sont liées, non-seulement de position, mais encore d'origine, aux massifs cristallins, aux roches plutoniques ou volcaniques, leurs congénères; que leur émission ascensionnelle n'est pas le fait d'un simple retour à niveau, comme pour les eaux artésiennes, mais bien le résultat de la force expansée des vapeurs et des gaz souterrains, agissant sous l'influence combinée d'une pression considérable et d'une température élevée, qui seraient à la fois cause et effet de réactions chimiques souterraines.
Ainsi considérées, les eaux thermales ont dû, aux premières périodes géologiques du globe, en raison de leur abondance très probable, jouer un rôle important comme véhicule des matières minérales vers l'extérieur. Jci n'est pas le lieu de déterminer jusqu'à quel point ce rôle est intervenu dans la formation des terrains sédimentaires. Nous nous bornerons à mentionner que dans l'Auvergne, dans le bassin de Vichy, les concrétions récentes sont de la môme nature que les travertins anciens; mais que la puissance relative de ces derniers accuse l'existence ancienne de sources minérales d'une abondance bien plus considérable que les sources actuelles.
OR1GRY (France, Loire, arrond. de Roanne). A h kilomètres environ de cette ville.
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Deux sources peu importantes jaillissent dans deux puits, à une petite distance l'une de l'autre, et à l'air libre. Elles alimentent neuf baignoires assez mal installées et desservies par de l'eau minérale échauffée à feu nu. Nous ne connaissons aucune analyse de cette eau minérale. Quelques malades de Roanne et des environs fréquentent cette station, surtout des dyspeptiques et des chiot otiques.
ORIOL (France, Isère, arrond. de Grenoble).
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 18".
Deux sources ayant à peu près la même composition chimique.