OXYGÈNE
L'eau minérale d'Qulrancoui t est utilisée depuis longtemps par les gens de la localité contre les affections de l'estomac ; elle passe pour légèrement purgative, circonstance qu'elle doit à la notable proportion de sels magnésiens qu'elle contient.
OYAIKES (Maladies des). Les ovaires sont quelquefois le siège de congestions sanguines ou de douleurs névralgiques, qui font presque toujours partie d'un état pathologique fixé sur l'ensemble de l'appareil utérin. Comme la prédominance des symptômes ovariques n'apporte point de particularité notable dans le traitement, nous renverrons à l'article Utérus (Maladies de l').
{Mais les engorgements chroniques des ovaires existent souvent isolés et indépendants de toute altération actuelle, organique ou fonctionnelle, des organes avoisinants. On rencontre fréquemment de ces engorgements à des degrés très divers de volume, plus ou moins douloureux et sensibles à la pression, et dont le point de départ paraît ordinairement se rattacher à une couche antérieure. Les eaux bicarbonatées ou chlorurées sodiques réussissent habituellement à en opérer la résolution. On observe de pareils résultats à Vichy, à Bourbonne, à Niederbronn , à Lamotte, à Kissingen, etc. On tiendra compte cependant de l'action congestive que les eaux chlorurées sodiques fortes exercent communément sur l'appareil utérin.
Quant aux kystes de l'ovaire, les eaux minérales n'en opèrent pas plus la résolution que les autres agents de la thérapeutique. Cependant leur emploi méthodique peut avoir pour résultat de ralentir leurs progrès et de les maintenir dans des limites qui les rendent plus tolérables et permettent de retarder la ponction. On a constaté de pareils résultats à Vichy. Les bains de piscine prolongés seront spécialement recom mandés.
OXYDES. Voyez chaque métal en particulier.
OX1GÈXE. La découverte de l'oxygène dans les eaux minérales n'a pu être établie d'une manière certaine qu'après les belles recherches de Priestley, Scheele et Lavoisier, sur la constitution de l'air atmosphérique.
L'origine de ce gaz dissous dans les eaux, ou entraîné par elles avec l'azote et l'acide carbonique, a été l'objet de plusieurs hypothèses. Pour certains auteurs, l'oxygène se formerait par suite de la décomposition, à une température et à une pression considérables, des matières organiques enfouies dans l'intérieur du globe. Pour d'autres, qui nous semblent plus dans le vrai, il provient de l'air atmosphérique qui circule incessamment dans les fissures des rochers et les couches des terrains de toute nature. D'après la théorie ingénieuse présentée par M. Saigey, l'air sortirait du
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la [erre par exhalaison et y rentrerait par absorption ; ce qui produirait un flux et un reflux perpétuel, ou mieux un mélange incessant entre l'atmosphère libre et l'atmosphère souterraine, et qui abandonne aux sources ses principes constitutifs d'après leur ordre de solubilité.
A part les eaux sulfurées, presque toutes les eaux renferment de l'oxygène et presque toujours aussi de l'azote, mais en proportions différentes que celles contenues dans l'air atmosphérique. Ce résultat s'explique par la différence de solubilité de l'azote et de l'oxygène dans l'eau. Comme un volume d'azote se dissout dans 62 volumes d'eau et un volume d'oxygène dans 27 volumes d'eau seulement, il en résulte que les eaux minérales sont plus riches en oxygène qu'en azote, comparativement à l'air ambiant. Quant aux eaux sulfurées, si l'analyse n'y constate pas d'oxygène, c'est qu'il se combine avec les principes sulfureux à mesure qu'il se trouve au contact des sources.
La recherche et le dosage de l'oxygène dans les eaux minérales s'effectuent en même temps que la séparation de I'Azoïe (voy. ce mot).
ozèxe. Voy. Scrofule.
PAINPOL (Fiance, Côtes-du-Nord). A 45 kilom. de Saint-Brieuc.
Bains de mer.
païPA (Amérique du Sud, Nouvelle- Grenade, départ, de Bajaca). Près de la ville de Tunja.
Sulfatée sodique. ïempér., 56° à 73°centigr. Plusieurs sources dont la plus chaude a donné:
Gram.
SuJfiite de soude 329,0
Chlorure de sodium 133,0
Bicarbonate de soude 007,0
Carbonate de chaux 001,0
(Boussingault, 1829.)
Al. Boussingault a attiré l'attention sur la forte minéralisation de celte eau minérale, qui ne renferme que des sels de soude ou à peu près : aussi après quelques jours de sécheresse, le terrain se recouvre -t -il d'une elllorescence saline ou sulitre, que les Indiens donnent au gros bétail pour le faire engraisser.
palais (le) (France, Morbihan). Sur la côte de l'île de Fenmer. Chemin de 1er de Nantes.
Bains de mer.
PALAZZO al fiaao (Italie, Toscane). Dans le val d'Eisa.
Sulfurée calciquc. Tempér. , 16' centigr.
PARACUELLOS DE GILOCA. 489
Eau : 16 onces. Eau: un lilrc.
Pouc. cul). Cent. cub.
Acide carbouiquc 5,236 = 209,5
— sulfhydrique 2,088 = 83,5
Grains. Gi;im.
Chlorure de sodium 2,132 = 0,208
— de magnésium 0,533 = 0,052
— de calcium 0,533 = 0,052
Carbonate de magnésie 2,134 = 0,209
— de chaux 7,997 = 1,033
— ferreux 0,533 = 0,052
(GlULl.)
Ces eaux sont employées en bains dans les maladies de la peau.
PANASSOU (France, Dordogne, arrond. de Sarlal).
Bicarbonatée? Tcmpér., 14" centigr.
V Annuaire des eaux de la France range l'eau de la source de Panassou parmi les sulfurées calciques, et cependant rien n'indique à la source l'existence d'un principe sulfuré quelconque. D'une autre part, une analyse qualitative a montré que cette source dégageait principalement de l'acide carbonique, de l'azote et de l'air. On a reconnu dans l'eau : de l'acide carbonique libre, des bicarbonates de chaux et de magnésie dominants, des sulfates calciques et alcalins, des chlorures de sodium et de magnésium, et peu de matière organique, toutes substances propres aux eaux bicarbonatées.
L'eau de Panassou est employée en bains et en boisson ; pour les bains, on la mélange avec la vase ou boue qui forme le fond de la source. Elle est en grande réputation dans le pays.
paxtellakia (Deux-Siciles). Ile de la Méditerranée, assez rapp'ro chée de la côte d'Afrique, dans laquelle on signale des eaux thermales, occupant le cratère d'une montagne volcanique.
paracuellos de giloca (Espague, pïov. de Saragosse). Village à proximité de Galatayud.
Sulfurée calcique. Tempér. , 13e à 17° centigr.
Eau : une livre. Eau : un litre.
Gniins. Grain.
Sulfate de chaux 20,571 = 2,180
— de magnésie 78,572 — 8,428
de fer 13,440 =s 1,424
Chlorure de magnésium .... 34,285 = 3,634
Gaz hydrogène sulfuré grande quant.
(iaz acide carbonique 1 pouce cub. = 54 cent. cub.
(Moncin, 1850.)