‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 140 sur 310 · PARAD · texte numérisé non relu

PARAD

Ces eaux, qui passent pour sulfureuses, jaillissent au pied d'une colline calcaire. Elles offrent l'exemple d'une minéralisation peu ordinaire, si l'analyse qui précède ne laisse rien à désirer. On les a longtemps employées exclusivement pour l'usage interne. Elles se prennent en bains dans des piscines. Leur spécialisation concerne surtout les maladies delà peau. On les exporte. Station très fréquentée.

PARAD (Hongrie, comitat de Heves). Village au milieu d'une vallée étroite, à 12 kilomètres d'Erlau, dans le rayon duquel on rencontre trois groupes distincts de sources minérales froides.

a. Ferrugineuse bicarbonatée, b. Sulfurée calcique.

c. Ferrugineuse sulfatée (alumineuse). ïempér., 11° cenligr.

Nous reproduisons l'exposé de ces diverses sources d'après M. Seegen :

1° Die Stahlqucllen (les sources ferrugineuses). On en compte deux, dont l'une sort d'une roche porpbyritique.

Source d° 1. Source n° 2.

Gram. Gram.

Carbonate de fer 0,691 0,763

— de magnésie 0,259 0,244

— de chaux 0,648 0,777

— de soude » 0,201

Sulfate de soude traces 0,907

Chlorure de sodium 0,072 0,115

Silice 0,115 0,100

Cent. cuJ>. Cent. cub.

Gaz acide carbonique 1452 1548

(Meissner.)

Ces eaux renferment une plus notable proportion de carbonate de fer qu'aucune source ferrugineuse connue. Elles déposent un sédiment ocracé très abondant. On en use en bains et en boisson, en particulier pour combattre les états chloro -anémiques. Elles se rapprochent sensiblement des eaux analogues de Spa et de Pyrmont, par exemple, avec une proportion plus considérable de gaz acide carbonique libre. Mais leur emploi à l'intérieur réclame beaucoup de prudence, comme stimulant très vivement les fonctions de l'estomac, et l'on a lieu de s'étonner, avec Lengyel, que les habitants de la localité en fassent leur boisson habituelle sans aucun mélange.

2° Die Scluvefelquellen (les sources sulfureuses). Deux sources sortant, sur la rive d'un ruisseau, dans un sol bitumineux, au»voisinage de roches micacées et ferrugineuses, à 2 kilomètres de Parad. Elles sont captées dans des réservoirs distincts.

Eau : un litre.

Source n° 1. Source n° 2.

Çri-am. Gram.

Sulfate de soude 0,547 0,360

Chlorure de sodium 0,259 0,1 S7

Carbonate de soude 0,748 0,532

— de magnésie 0,331 0,115

— de chaux 0,048 0,619

Silice 0,115 0,100

Cent. cub. Ceut. cub.

Gaz acide carbonique . 1260,0 136,0

Gaz hydrogène sulfuré 84,0 432,0

(Meissner.)

Si l'on s'en rapportait à celte analyse, qui date déjà d'une trentaine d'années, il y aurait lieu de considérer la très notable proportion d'éléments gazeux qu'elle signale, en particulier du gaz hydrogène sulfuré. Nous pensons, avec M. Seegen, que si l'examen de ces eaux était revisé à l'aide des procédés récemment introduits dans la science, leur classement subirait sans doute quelque modification.

On les emploie à l'intérieur, et aussi en bains administrés dans deux établissements convenables. On y pratique également l'inhalation de vapeurs mêlées de gaz hydrogène sulfuré. Leurs indications se partagent entre les affections catarrhales de l'appareil respiratoire et, en raison de leurs principes alcalins, les états relatifs à la pléthore abdominale.

3° Die Âlaunquellen (les sources alumineuses). Ces sources émergent du porphyre alumineux, à un quart d'heure du village de Par ad. On a établi une fabrique d'alun dans leur voisinage. L'analyse qualitative qui a été seulement publiée sur ces eaux les mentionne comme riches en sulfates de fer et d'alumine, y compris un peu de sulfate de soude. On les utilise en bains, de préférence, à cause de leurs propriétés astringentes, dans les écoulements sanguins ou blennorrhéïques à l'état passif, les affections dartreuses sèches et les ulcères atoniques.

La station de Parad, une des plus fréquentées en Hongrie, est pourvue d'établissements suffisamment installés, et elle offre des ressources variées de distraction, au milieu de sites pittoresques. Ses eaux sont transportées.

paralysie. Nous avons exposé à l'article Apoplexie les conditions suivant lesquelles le traitement thermal est appelé à intervenir dans l'hémiplégie, eu égard à l'origine et à la durée de la maladie. Nous n'avons donc à nous occuper ici que du traitement de la paralysie ellemême, considérée en dehors des altérations organiques auxquelles elle

se rattache. Il ne sera question dans cet article que de l'hémiplégie ou paralysie cérébrale. Nous renvoyons à l'article Paraplégie ce qui concerne les paralysies spinales.

Il ne faut pas seulement considérer, parmi les causes qui entretiennent les paralysies suite d'apoplexie, l'altération cérébrale, kyste, indu ration ou cicatrice. Il arrive aussi que les fonctions, profondément troublées au début de la maladie, ne se relèvent qu'incomplètement de l'atteinte qu'elles ont subie, et qu'il faille s'attaquer directement à elles pour leur rendre tout ce qu'elles sont susceptibles de récupérer, placées qu'elles se trouvent sous l'empire de lésions organiques persistantes. L? traitement ordinaire des paralysies suite d'apoplexie lient compte de ces circonstances. Or, les eaux minérales paraissent parfaitement propres à remplir cette indication, et l'on peut croire que la somme de torpeur qu'aura laissée après elle une apoplexie, soit dans l'action cérébrale ellemême, soit dans les nerfs considérés comme agents de transmission, soit enfin dans les muscles et dans l'épanouissement du système nerveux, cédera complètement à leur emploi : les eaux minérales agiraient alors spécialement comme stimulantes.

Les eaux chlorurées sodiques sont les eaux les plus spéciales dans le traitement des paralysies. Elles se présentent sous deux formes différentes :

Eaux chlorurées sodiques fortes, c'est-à-dire fort minéralisées (Bularue, Bourbonne, Bourbon-Ï Archambault , Lanwtte, Wiesbaden, etc.).

Eaux chlorurées faibles (Luxeuil, Bourbon- Lancy, Wildbad, Gastein, etc.), paraissant agir spécialement par l'élévation de leur température, et dont se rapprochent, dans ce cercle particulier d'applicalions, des eaux faiblement minéralisées et appartenant à d'autres classes, telles que Néris, Plombières, le Mont-Dore, Tœplitz, etc.

Du reste, les indications que nous avons présentées, réclamant simplement une double action excitante, s'adressent aux propriétés les plus générales de la médication thermale, plutôt qu'à une action spéciale, propre à telle ou telle classe.

Ce n'est donc pas en vertu d'une spécialisation réelle que les eaux chlorurées sodiques et quelques autres s'appliquent utilement aux paralysies : c'est parce que, parmi toutes les eaux minérales, ce sont elles qui paraissent le mieux s'adapter aux conditions particulières dans lesquelles se présentent habituellement les hémiplégiques.

Les eaux sulfureuses sont rangées, en général, parmi les eaux minérales qui conviennent aux paralysies : mais nous pensons que c'est à tort. Le contraire semble résulter assez formellement de communications apportées à la Société d'hydrologie médicale de Paris (Annales,

t. If, 192), dans une discussion dont le traitement thermal des paralysies a été l'objet dans le sein de cette Société, ainsi que des réticences ou des déclarations précises rencontrées dans les monographies sur les eaux sulfureuses.

Les eaux faiblement minéralisées trouvent surtout à s'appliquer aux paralysies.

A quoi donc les eaux chlorurées sodiques fortes paraissent-elles devoir leur spécialité d'action dans les hémiplégies ou paralysies cérébrales, ou, pour parler des cas les plus ordinaires, les paralysies dépendantes d'une altération organique ?

Elles paraissent la devoir à leurs propriétés résolutives, qui les distinguent parmi les différentes classes des eaux minérales, et à leur mode excitant qui, tout en s'adressant très activement à la périphérie, réagit peu sur les centres nerveux, comme on peut le remarquer dans d'autres circonstances, en particulier à propos des maladies de matrice. Il n'en est pas de même des eaux sulfureuses qui sont des eaux très peu résolutives en dehors de certaines applications spéciales, et certainement plus stimulantes, du moins pour les eaux sulfurées actives. Il faut encore tenir compte de l'action purgative que les eaux chlorurées sodiques exercent à des degrés divers.

On trouvera aux articles Balaruc, Bourbon-e'ArchaiMBAULt, Bourdonne, Lamotte, Niederbronn, des renseignements sur les traitements particuliers suivis près de ces différentes stations. On remarquera qu'ils diffèrent généralement beaucoup entre eux. La plupart semblent se rapporter plutôt à une médication excitante qu'à une médication résolutive.

Dans trois d'entre elles, JSiederbronn, Balaruc et Lamotte, l'action purgative des eaux est mise à profit, et paraît, à JSiederbronn, constituer le fond même du traitement. Elle se combine, à Lamotte, avec des sudations. Ce n'est qu'à Balaruc que nous lui voyons prendre part à un traitement proprement dit.

A Lamotte, en effet, c'est un traitement hydrothérapique par l'eau chaude. La sudation dans le maillot suit le bain et la douche, comme dans l'hydrothérapie par l'eau froide. Seulement, dans celle-ci, la sueur s'obtient par l'effet d'une réaction consécutive qui n'a pas lieu dans le premier cas, où la sudation est la conséquence directe et immédiate des moyens usités.

A Hourbonne, on emploie surtout la douche; l'usage de l'eau minérale en boisson paraît tout à fait secondaire. A peine peut-on dire que ce soit là un traitement thermal. Ce traitement est beaucoup plus complet à Bourbon, bien que la douche y tienne encore une grande place.

C'est à dessein que dans cet article nous ne nous étendons pas sur le traitement de la paralysie générale par les eaux minérales. On s'accorde à rapporter plutôt aux circonstances adjuvantes qu'au traitement thermal lui-même les améliorations passagères obtenues en pareil cas. Il y a de plus à redouter la suractivité que les pratiques balnéaires peuvent imprimer alors aux phénomènes de congestion cérébrale, et l'on ne saurait trop surveiller la direction de ces moyens, s'ils sont mis en usage. Les eaux douées de propriétés purgatives, en permettant une dérivation salutaire, nous semblent seules devoir être proposées dans la paralysie générale, qu'elle soit progressive ou non [voy. Purgatives (Eaux)].

PARAMO IIE RUIZ (Amérique du Sud, Nouvelle-Grenade). Près du lieu où prend naissance le Guali et à une petite distance de plusieurs bouches volcaniques de Ruiz. Altitude: 3800 mètres.

Il existe dans cette partie de la Cordillère centrale une source d'eau minérale marquant 69°, dans laquelle l'analyse constate des proportions très notables d'acides sulfurique et chlorhydrique libres.

Eau : un litre.

Gram. Grara.

Acide sulfurique 5,181 Ou : Sulfate d'alumine 1,66

— chlorhydrique.. 0,881 — de fer 1,02

Alumine . . . . . 0,500 — de magnésie .... 0,94

Chaux 0,140 — de chaux 0,34

Soude 0,360 Chlorure de sodium 0,91

Silice 0,183 Silice 0,18

Magnésie 0,320 Acide sulfurique libre .... 2,55

Oxyde de fer 0,365 — chlorhydrique libre. . 0,33

(Lewy, 1847.)

M. Boussingault a exprimé l'idée que l'eau de Paramo de Ruiz pourrait servir à la préparation du sulfate de quinine, les quinquinas se trouvant précisément dans les environs de cette source, et celte opinion a été confirmée depuis par M. Lewy.

L'eau minérale de Paramo est encore plus riche en acides sulfurique et chlorhydrique libres que celle du Rio Vinagre (voy. ce mot).

paraplégie. Le traitement hydrominéral de la paraplégie, en tant qu'elle dépend d'une altération organique ou fonctionnelle du centre nerveux rachidien, se rattache aux considérations générales exposées dans un autre article [voy. Moelle épinièiîe (Maladies de la)]. On sait combien le diagnostic de ces affections est souvent difficile à préciser. Dans beaucoup de cas, les renseignements commémoratifs seuls servent de guide pour le choix et la direction de la médication. D'autres fois, c'est par les résultats curatifs qu'on arrive à juger de la nature de

la paralysie. Il en csl ainsi dans les indications des eaux minérales relatives à ces états morbides, et elles se résument comme il suit :

1° Les eaux minérales fortement minéralisées, sulfureuses ou chlorurées sodiques, et douées d'une haute thermalité, exercent sur les parties affectées une excitation qui , réveillant la sensibilité engourdie des nerfs périphériques, l'activité de la circulation capillaire, et les phénomènes de nutrition nécessaires à la libre action des organes musculaires, peut se propager jusqu'au point de départ de l'innervation et rétablir les conditions de dynamisme suspendues ou altérées. Ces eaux, par leur minéralisation, sont également propres à reconstituer l'économie, ou même réparer, en vertu de leurs propriétés effectives, un défaut partiel de développement dans une région condamnée à l'inaction. Nous citerons à cet effet : Balaruc, Bourbonne, Bourbon-V 'Archambault, Lautotte, Baréges, Ludion, Wiesbaden, Schinznach.

2° Les eaux d'une minéralisation relativement inférieure à celle des précédentes s'en rapprochent dans leur action sur la paralysie des membres inférieurs par la mise en œuvre d'une température élevée et virtuellement puissante. Tels sont Tœplitz (Bohême), Wildbad, Gastein Pfeffers, Loèche, Neuhaus, à l'étranger; et dans nos stations : Aix (Savoie). Mont-Doye^ Chaudes- Aiguës, Plombières, Bourbon-Laney, Néris, Luxeuil. On comprend que les procédés balnéaires prennent alors une importance capitale, la plupart étant dirigés dans le but de provoquer des sudations abondantes et d'obtenir une révulsion salutaire.

Si maintenant nous envisageons la pathogénie des paraplégies, elle nous obligera à des distinctions tirées de l'expérience elle-même.

Les paraplégies d'origine rhumatismale, les plus fréquentes, il est vrai, parmi les paralysies qui s'adressent aux eaux, celles qu'on peut réellement rapporter à l'action du froid, sont très efficacement modifiées et très souvent guéries par la médication thermale. SI elles s'accompagnent d'abolition de la sensibilité, les sources minérales fortes et d'une chaleur élevée leur conviennent. Au contraire, quand les phénomènes d'hyperesthésie démontrent que l'action excito-motrice des nerfs sensitifs n'est pas entièrement abolie et tend plutôt à s'exagérer sous des influences morbides, il faut choisir de préférence les eaux faibles; l'administration du traitement se conformera à cette circonstance.

La paraplégie due à une intoxication métallique, saturnine, mercurielle ou arsenicale, réclame aussi, dans la majorité des cas, les eaux chlorurées sodiques et sulfureuses, à haute température. Aux stations que nous avons déjà énumérées, on peut joindre Aix-la-Chapelle, où le docteur Wetzlar a recueilli sur ce sujet des résultats remarquables.

Nous en dirons autant des paralysies des membres inférieurs produites

par quelque cause traumatique ; et dans ce cadre on doit faire rentrer, avec M. Schmeckles (Tœplitz-gegen Lâhmungen, 1855), la paraplégie consécutive à l'accouchement, comme résultat de la pression de la tête fœtale sur un bassin étroit, soit qu'elle coïncide avec le travail ou qu'elle lui ail succédé au bout de plus ou moins de temps. Des observations très intéressantes ont été publiées en Allemagne, et le professeur Siebold a donné une grande réputation aux eaux de Tœplitz pour la cure de cette forme de paralysie. Dans tous ces cas, on a en vue, non-seulement de rappeler l'influx nerveux par une méthode excitante, mais encore de rendre aux parties qu'il doit animer de nouveau les conditions nécessaires de texture et d'aptitude fonctionnelle.

Comme toutes les paraplégies névropatlnques, celle qui se relie à l'hystérie contre-indique les eaux trop actives, et, en se mettant au point de vue de V irritation spinale, admise par beaucoup de pathologisles, c'est aux bains formellement sédatifs qu'on doit recourir pour les accidents caractéristiques de névrose essentielle [Plombières, Néris, Bains, Ems, Landeck, Schlangenbad, Saint- Sauveur, Molitg).

Nous ferons néanmoins une exception pour la paraplégie dite essentielle de l'enfance, laquelle, même ayant été précédée de symptômes convulsifs, peut céder facilement, comme l'un de nous en a observé des exemples, par l'emploi d'eaux chlorurées sodiques fortes. Tout porte à admettre qu'il s'agit en cela d'une lésion périphérique du système nerveux, dont la rétrocession, pas plus que l'origine, n'est facile à expliquer; mais celte cure est intéressante à rapprocher des résultats tout opposés de l'emploi des mêmes eaux dans la paralysie hystérique (Le Bret).

En ce qui regarde les paraplégies par épuisement nerveux, consécutives à des fièvres graves, à une convalescence prolongée ou à toute circonstance débilitante, telle que la cachexie scorbutique ou celle qui suit l'influence de mauvaises conditions hygiéniques, on est d'accord sur l'efficacité des eaux thermales à minéralisation effective. On a paru douter, dans une discussion élevée au sein de la Société d'hydrologie (Annales, II, 286), que celles consécutives aux excès vénériens fussent jamais modifiées par cette médication. Toutefois s'il en est ainsi lorsque les perles séminales viennent compliquer la paralysie, il est bien certain que le simple affaiblissement nerveux se répare, concurremment avec la reconstitution de l'organisme, près des eaux et par les moyens (jui s'approprient à celte restauration.

Enfin, chez les vieillards, alors que la paraplégie se prononce avec perte de contraclilité des sphincters ei d'autres symptômes de paralysie tendant à se généraliser, on a pu observer que les eaux chlorurées so-

cliques fortes, comme BaLaruc et ses analogues, sont à même de restituer à l'économie pour ainsi dire le ressort qui va lui échapper, et de produire des résultats, temporaires sans doute, mais suffisants parfois pour prolonger l'activité fonctionnelle pendant un certain laps de temps.

Pour la paraplégie syphilitique, voyez Syphilis; pour celles qui sont sy Diplomatiques d'une myélite, voyez Myélite.

PARCIIUI (Allemagne septentrionale, grand-duché de Mecklembourg-Schwerin). Ville sur l'Elde. Sources dans ses environs.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. ?

Eau : 16 onces. Eau : un lilre.

Pouc. cub. Cent. cub.

Acide carbonique 1,750 = 70,0

Azote 0,686 = 27,4

— de chaux 0,156 = 0,010

Chlorure de sodium 0,118 = 0,014

— de magnésium 0,193 = 0,023

Carbonate de magnésie 0,004 = 0,001

— de chaux 0,503 = 0,062

— ferreux 0,383 — 0,047

Silice 0,200 = 0,024

Matière extractive 0,031 = 0,003

(Khuger.) paris (Seine).

Sulfurées calciques. Froides.

Dans les W, 9e, IV et 17' arrondissements de Paris, il existe cinq sources sulfurées, dont voici le nom et la position : pont d'Austerliiz, Batignolles, Belleville, les Ternes, rue Vendôme.

Toutes ces sources empruntent leurs principes sulfurés à la réaction des matières organiques sur la grande quantité de sulfate de chaux dissoute dans les eaux qui sourdent au pied des coteaux gypseux des environs de Paris.

1° Source du pont d'Austerlitz.— Près de la base de la culée droite, contiguë au quai de la Râpée, on a découvert, il y a quelques années, une nappe très abondante d'eau sulfurée marquant de 13" à 13°, 5. Le 30 mars 1855, M. J. François, ayant fait mettre à découvert la face d'amont de la culée du pont, y constata, émergeant d'une couche d'argile noir bleuâtre, plusieurs naissants sulfureux dont la température était de 11°, 60 à 12?j70, et dont la su If u ration marquait 3'j, kh, 3*2, et jusqu'à \h'ù degrés sulfhydrométriques, infiltrations provenant du courant latéral

DlCT. I>ES EAtX MINER. - T. II. 3>

à la Seine. Des jaugeages de l'ensemble des eaux donnèrent ^95 000 litres à 12°, 10, marquant fr°,Zi0 au sulfhydromètre (voy. le rapport de M. J. François, du 17 août 1855). En voici l'analyse :

Eau : un litre.

Gram.

Acide sulfbydrique libre 0,004

Sulfhydrate de chaux 0,037

Sulfate de chaux 1,700

deS0Ude » 0,720

— de magnésie

Chlorure de sodium et de magnésium peu

Bicarbonate de chaux, dominant i

de magnésie j

Silice, alumine Sulfure de fer.

Matière orgauk Principe ammoniacal, traces sensibles

Sulfure de fer )'

Matière organique

2,967 (0. Henry, 185i.)

M. O. Henry a conclu de son analyse, que l'eau du pont d'Auslerlitz peut un jour, par sa position dans la ville de Paris et en raison de l'abondance de sa source, rendre d'utiles services à la thérapeutique; jusqu'à présent elle n'est d'aucun emploi.

2° Source des Butignolles. — Cette source se rencontre dans un puits faisant partie d'une propriété particulière, et situé sur le chemin

des Batignolles à Clichy.

Eau : un litre.

Lit.

Acide sulfhydriquo libre 0,0011

— carbonique libre 0,1667

Gram.

Bicarbonate de chaux. . . 0,4200

— de magnésie • 0,1080

Sulfure de calcium 0,005 S

Sulfate de chaux 0,9450

— fS0nàe:: j 0,5040

— de magnésie )

— de strontianc traces

Chlorure de sodium

0,1440 — de magnésium )

Azotate de potasse traces

Acide silicique j

Oxyde de fer (sulfure de fer sans doute) indices

Matière organique de l'humus, évaluée 0,0360

(0. Henrï.)

Cette eau est utilisée en boisson par quelques personnes.

3° Source de Belleville. — La source sulfurée de Belleville est située

PÂïttS. 499

à peu (le distance delà barrière qui séparait Paris de la ville de Belleville, el dans la cour d'une usine. Elle a été obtenue par un sondage de 49 mètres de profondeur. D'après M. J. François , qui en a étudié le régime en 1854 et 1855, elle débite 123 000 litres à 12°, 10, et marque

9°, 50 à 10° au sulfbydromètre.

Eau : un litre.

Lit.

Azote ) iiulpl

Acide carbonique i

— sulfhydrique libre. . . = 0,0594

G ru in.

Bicarbonate de chaux 0,0750

— de magnésie 0,0600

Sulfure de calcium 0,0113

Sulfate de chaux 1 ,82S0

— de magnésie 0,5190

— de strontiane traces

Chlorure de sodium 0,0420

— • de magnésium et de calcium 0,0250

Sel de potasse.... » traces

Pnueipe ammoniacal )

Acide silicique, alumine.. .• i

Sulfure de fer, phosphate > 0,1370

Matière organique azotée ;

2,8575 (Chevallier, 0. Henry et Baudk.) 4° Source des Ternes. — Cette source, qui, d'après des vestiges d'ouvrages romains, est très anciennement connue, se trouve clans un parc des Ternes. Elle jaillit avec une température de 12°, 5 à 13° et avec tous les caractères qui appartiennent aux eaux sulfurées calciques (Ênghien, Pierre fonds, etc. )

Eau : un litre.

Grum.

Acide carbonique libre indét.

— sulfhydrique libre 0,021

Sulfure de calcium, un peu polysulfuré i

— de magnésium »

Bicarbonate de chaux j

— de magnésie j

Sulfate de chaux, dominant

— de soude ■

Chlorure de sodium

— de calcium et de magnésium

Sel ammoniacal /

Silice, alumine i

Phosphate de chaux i

Matière organique azotée ]

Sulfure de fer j

2,900 (0. Henry, 1855.

Page 1