‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 148 sur 310 · PERRIÈRE (LA). S · texte numérisé non relu

PERRIÈRE (LA). S

arriver utilement à l'obtention d'un périmètre. Le plus souvent, et cela s'est déjà rencontré, le mal pourrait se produire avant l'interdiction des travaux offensifs, si même ils sont reconnus tels. Toutefois la déclaration d'intérêt public n'est pas seulement un acheminement vers l'obtention du périmètre; elle établit des rapports et des devoirs réciproques entre l'exploitant et l'autorité locale, et, pour cette dernière, elle crée une action morale, des moyens de tutelle administrative, laquelle, bien comprise, bien remplie, doit être profitable à la conservation des eaux.

On peut dire que l'efficacité conservatrice de la loi de 1856 est dans le périmètre de protection ; que là surtout est la loi. Et cependant telle est, en matière de périmètre, la jurisprudence de l'autorité supérieure, que son obtention ne paraît devoir résulter que d'un danger imminent, notoire et reconnu tel. Jusqu'à ce jour, il n'y a qu'un petit nombre de stations en France qui jouissent de ce privilège.

Mais, on doit l'espérer, cette jurisprudence, éclairée par les faits qui se produiront, tendra à se formuler suivant des vues plus larges et par des moyens rapides. Les questions relatives aux eaux minérales sont nouvelles encore, et l'on comprend une marche prudente et réservée dans les applications actuelles de la loi ; mais il ne faut pas que l'esprit de cette dernière soit absolument entravé par de pures questions de forme. Le périmètre se délimite autour des sources à protéger, comme on le fait pour les concessions de mines, par une série de lignes marquées par des points fixes, par des cours d'eau, par des crêtes. Ces limites forment dans leur ensemble un polygone fermé qui doit représenter ce que quelques hydrologues ont appelé la zone thermale, c'est-à-dire l'étendue superficielle au sous-sol de laquelle des travaux d'approfondissement souterrain (sondages, puits et galeries de mines) pourraient provoquer sur le régime normal des eaux une atteinte souvent irrémédiable.

Les considérations développées aux mots : Gisement. Origine

DES EAUX .MINÉRALES. ROCHES CONGÉNÈRES. INFILTRATIONS. MlNES

(Eaux de). Régime des eaux minérales, paraissent pouvoir servira l'étude des questions que soulève la fixation des périmètres. Cette fixation possible, assez souvent facile, pour les groupes thermaux de montagne (et c'est le très grand nombre de cas), présente des difficultés pour les groupes de plaine. Mais l'article 2 de la loi de 1856 a prévu ces difficultés, et rendu la tâche plus facile en inscrivant au paragraphe deuxième de cet article la possibilité d'extension ultérieure du périmètre, au cas où la nécessité en serait démontrée. PERRIÈRE (la). Voy. BRIDES.

518 • PETERSTHAL.

perruches ou saint-jilien (France, Cantal, arrond. d'Aurillac).

Dans la vallée de la Jordanne et très près du hameau de Perruches, se trouve une source ferrugineuse bicarbonatée, froide, connue depuis très longtemps, car Buc'hoz la signale, et paraissant contenir, par litre, 2 grammes environ de carbonates de soude, de chaux et de fer et de chlorure de sodium. On l'utilise dans le pays comme tonique et emménagogue; à dose élevée, elle devient purgative.

PERSE (Asie occidentale). Cette contrée, remarquable par la grande proportion de chlorure de sodium dont son sol est imprégné et par la fréquence des sources de naphte sur son étendue, renferme aussi quelques sources thermales. Alibert, sur le rapport du voyageur Hanway, en cite, dans la péninsule d'Apchéron, ayant la température de l'eau bouillante et étant fréquentées pour leur efficacité, en boisson et en bains, dans les états de débilité générale.

PESTH (Hongrie). Cette ville capitale renferme plusieurs sources ferrugineuses bicarbonatées, froides, qui sont exploitées dans des établissements de bains privés et d'hydrothérapie. Le voisinage des sources célèbres d'Ofen ou Bude, dont elle n'est séparée que par un pont jeté sur le Danube, donne lieu h la désignation, souvent employée pour ces dernières, de Pesth-Bude [voy. Ofen].

petersthal (Allemagne, duché de Bade). A 3 kilomètres de Griesbach, 1 kilomètre de Freyersbach et à 12 kilom. de Rippoldsau.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , de 8° à 10°.

Quatre sources à peu près identiques jaillissant d'une roche de

gneiss.

Eau : un litre.

Source Source Source

Sophie. de Pierre, Saline.

Grain. Grain. Grani.

Azote 0,0003 » 0,0010

Acide carbonique libre 2,5180 2,5243 2,0000

Bicarbonate de chaux 1,3773 1,5251 1,5078

— de magnésie 0,3872 0,4558 ■ 0,5840

— de 1er 0,0440 0,0461 0,0451

— de lithine 0,0144 0,0060 0,0028

— de soude 0,0653 0,0600 0,0366

Chlorure de sodium 0,0304 0,0393 0,0456

Sulfate de soude 0,6721 0,7902 0,8525

— dépotasse 0,0975 0,0746 0,0785

Alumine et acide phosphorique. . 0,0033 0,0071 0,0035

Silice 0,0892 0,0904 0,0885

Matières organiques et oxyde de

niauganèse traces traces traces

5,2992 5,6191 5,8459 (Bunsen.)

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