‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 149 sur 310 · PETIT-LAIT (CURE DU · texte numérisé non relu

PETIT-LAIT (CURE DU

La source Sophie, nommée encore source gazeuse ou Gasqueîle, marque 8°, 9. Elle est captée dans un réservoir de pierre que surmonte un élégant pavillon; elle est de toutes les autres la plus abondante.

La source de Pierre ou Stahlquelle (source ferrugineuse) et Trinkquelle (source à boire), est à la température de 10°, 3, et est la plus riche en fer.

La source saline (Laxirquelle), qui marque 9°, 7, ne diffère des précédentes que par une proportion plus forte de principes minéraux.

La quatrième source, qui n'a pas été analysée, est le Badquelle (source des bains). Elle se confond par ses propriétés chimiques avec les trois premières.

Il existe à Peterslhal un établissement thermal pourvu de nombreux cabinets de bains, d'appareils de douches variées. Les buveurs se réunissent tous les malins dans une vaste trinkhalle. Comme dans plusieurs établissements de la vallée delà Rench, on a installé à Petersthal une maison particulière où l'on administre des bains et des inhalations de bourgeons de sapins.

On emploie ces eaux particulièrement en boisson, a la dose de quatre à douze verres dans la matinée, et aussi en moyens externes. Leurs indications générales sont relatives à leurs principes ferrugineux, à la proportion de gaz acide carbonique qu'elles renferment, et aussi à la présence d'une notable quantité de sels neutres dans leur composition; Elles sont donc prescrites avec avantage pour remédier à l'appauvrissement du sang, dans la chlorose, l'anémie, et les diverses affections qui se rattachent à cette altération, l'aménorrhée, la dysménorrhée, la stérilité, les névropathies. etc. Elles s'adressent aux dyspepsies, surtout dans les cas de névroses de l'estomac, et à ce titre on peut les regarder comme d'utiles eaux de table. C'est aussi en vertu de leur action sur les sécrétions gastro-intestinales, qu'elles facilitent les actes de la nutrition et s'approprient à diverses maladies de l'appareil digestif et de ses annexes.

L'eau de Petersthal se transporte. *

petit-lait (c«re du). La cure du petit-lait [Molken-Knr] consiste dans l'emploi interne et externe de la partie séreuse du lait, qu'on obtient par séparation en faisant cailler artificiellement le lait de vache, de chèvre ou de brebis. Cette méthode a pris naissance en Suisse et s'est propagée en Allemagne. On la trouve dans ces deux pays élevée au rang d'un précieux moyeu thérapeutique. Jusqu'ici elle ne semble pas avoir reçu beaucoup d'applications en France, ce qui tient peutêtre à l'infériorité de nos pâturages, relativement à ceux d'autres régions, sinon au peu de crédit qui s'attache encore ici à ce prétendu agent médical.

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