‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 151 sur 310 · PHOSPHATES · texte numérisé non relu

PHOSPHATES

sation de Pfeffers s'élend aux maladies de l'innervation. On les recommande, en effet, dans les rhumatismes à forme névralgique, la sciatique, le lie douloureux de la face, dans les divers étais névropathiques, hystérie, contractures spasmodiques, chorée, soit essentiels, soit concomitants d'autres affections, telles que les maladies de l'utérus, celles de la moelle épinière, etc. Il reste acquis, d'après tons les renseignements publiés sur ces eaux, qu'elles exercent une action formellement sédative. C'est d'ailleurs à ce titre, et eu égard à leur influence sur l'état général des malades, que nous comprenons leur intervention efficace dans beaucoup de dyspepsies, avec prédominance d'éléments nerveux. On voit alors se régulariser promptement les fonctions digestives, à mesure qu'une révulsion presque insensible s'établit à la surface de la peau soumise aux bains répétés. Quant aux catarrhes chroniques de la vessie contre lesquels les eaux de Pfeffers seraient fort utiles, il est permis de se demander, comme le fait le docteur Glover (On miner. Waters, 1857), si les bains d'eau réputée la plus simple ne produiraient pas un résultat identique.

Le site de Pfeffers a tout le pittoresque d'un défilé alpestre. Cette station, connue depuis le XIe siècle, est très fréquentée. Elle a une succursale dans le bourg voisin de Ragatz, où une partie de l'eau des sources est conduite et alimente un établissement de bains, moins isolé que l'ancien couvent des bénédictins de Pfeffers.

PUARTAXJITE GLANDULEUSE. Voy. GLA.NDULEUSE (ANGINE).

phlegmatia iLBi »©LE\'S. On sait combien les infiltrations

des membres inférieurs, consécutives à l'accouchement et attribuées à une lésion du système veineux ou lymphatique, sont quelquefois persistâmes et rebelles à la thérapeutique ordinaire. On peut obtenir en pareil cas d'excellents résultats du traitement thermal. Les eaux qui conviennent sont les eaux spécialement résolutives, telles que les bicarbonatées sodiques, Vichy, Vats, Ems moins actif, et les chlorurées sodiques, Bourbonne, Bourbon-l'Archambault, Wiesbaden, A'issingen, etc. Ces dernières nous paraissent communément mieux indiquées, surtout chez les femmes lymphatiques. S'il y a de l'anémie et de la dyspepsie, les sources bicarbonatées sodiques ferrugineuses seront préférées.

phosphates. L'existence des phosphates dans les sources minérales, prévue depuis longtemps, n'a été bien établie expérimentalement que par Berzelius, au sujet de son travail sur les eaux de Carlsbad.

Ces sels ont été signalés dans les eaux minérales, sans distinction de classe et d'origine, en proportion très minime, mais cependant pondérable ; on les trouve généralement inscrits dans les analyses à l'état de

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