PISE
la liberté des mouvements résultant de l'espace dont les malades peuvent disposer, et des déplacements qu'ils peuvent effectuer dans l'eau.
Les piscines peuvent être utilisées pour l'assistance publique. Elles simplifient beaucoup le service dans un établissement ibermal.
Quelques objections que l'on ait faites contre l'usage des piscines bien installées, à propos du dégoût que peut inspirer le bain en commun, on s'accorde à dire que ce mode de balnéation est généralement recherché par les différentes classes de la société. Les craintes relatives à la communication possible de germes nuisibles, par l'intermédiaire de l'eau, dans le bain en commun, sont purement théoriques et ne s'appuient sur aucun fait d'observation.
Les piscines ont l'inconvénient de soumettre un certain nombre de personnes à une température uniforme, qui peut ne pas convenir également à toutes; mais il est facile d'y remédier, soit en multipliant les piscines à faibles dimensions, soit en établissant dans les grandes piscines des compartiments qui permettent d'en varier la température.
Il convient d'imposer aux piscines une réglementation sévère, d'en éloigner, si ce n'est dans les établissements affectés spécialement au traitement des plaies ou des maladies de la peau, les personnes atteintes d'affections extérieures propres à inspirer l'inquiétude ou le dégoût, et de proscrire la réunion des deux sexes dans une même piscine.
PISE (Italie, Toscane). A. 6 kilomètres de celte ville, bains de San- Giuliano, au pied du mont du même nom, d'où les eaux tirent leur origine.
Sulfatée calcique. Tempér. , de 29 à hk° centigr.
Eau : un litre.
Thermes. Source froide.
Cent. cub.
Acide carbonique 100,9 »
Gram. Grain.
Sulfate de soude 0,198 0,182
— de magnésie 0,318 »
— de chaux 0,949 0,886
Chlorure de sodium 0,259 0,254
de magnésium 0,195 0,175
Carbonate de soude 0,085 0,043
— de magnésie 0,275 0,199
Silice 0,011 0,009
(Santi.)
Plusieurs sources sont réunies et distribuées dans un établissement où l'on trouve des aménagements convenables, baignoires et appareils de douches. Ces eaux, très anciennement connues, et tour à tour vantées ou délaissées, s'emploient surtout dans les rhumatismes chroniques, les
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névroses et les névralgies essentielles, et les maladies de l'utérus reliées à
un état névropalhique.
PISTJAN ou postéky (Hongrie, comté de Neutra). Petite ville sur la rive de la AVaag,' et dans le voisinage des monts Karpathes. Altitude : 140 mètres. Chemin de fer de Vienne à l'eslh.
Sulfurée calcique. Tempér. , variable entre 57 et 63", 8 centigr.
Plusieurs sources, dont une principale dite la ïiauptquelle.
Eau : un litre.
Cent. cul).
Aride sulfhydrique 33,75
— - carbonique libre 235,14
G mm.
Sulfate d'ammoniaque 0,0230
— de soude 0,3 485
— de chaux 0,5310
Chlorure de sodium 0,0710
— de magnésium 0,0950
Carbonate de magnésie 0,0390
— de chaux 0,2030
Silice 0,0520
Phosphate de chaux et oxyde de fer 0,0013
(Ragsky, 1856.)
La houe de Pistjan dont on fait un grand usage est ainsi constituée en
100 parties:
Silice 64, 40
Carbonate de chaux 12,82
Oxyde de fer 5,83
Magnésie 0,59
Alumine 14,50
Sulfate de chaux 1,09
Acide phosphorique 0,37
Matières orgauiqnes 0,40
(Ragsky, 1856.)
L'installation de Pistjan n'est pas en rapport avec la fréquentation de ses bains, ni surtout avec les souvenirs de renommée florissante que leur a laissée la domination turque. D'ailleurs, comme cela a lieu dans les thermes de l'Orient, tous les aménagements sont restés affectés à l'usage externe des eaux. On trouve des bains privés et des piscines, des douches en pluie, latérales, ascendantes, etc. Il existe même dans cet établissement une douche de 15 mètres de hauteur, laquelle figure rarement au nombre des prescriptions médicales. Ces divers appareils sont, en général, mal organisés et peu entretenus. La situation de l'édifice des bains au milieu d'une île souvent menacée par les débordements de la rivière, la "SVaag,
PITKEATHLY. ui
ajoute ii ces conditions peu favorables, compliquées des inconvénients de brusques variations atmosphériques.
Les bains et les boues minérales de celle station se partageraient une série très nombreuse d'applications médicales, si l'on s'en rapportait aux écrits dont elles ont été l'objet, particulièrement de la part du professeur Dumreicher. Nous pensons que la tliermalité et la minéralisation de ces eaux sulfureuses indiquent assez leur spécialisation. C'est d'une part dans les affections rhumatismales et surtout arthritiques, de l'autre, dans les maladies de la peau, rattachées d'une manière formelle à la diathèse herpétique, qu'elle se formule le plus nettement. Si les manifestations de la scrofule ont été enrayées par l'usage externe des eaux et de la boue de Pistjau, surtout alors qu'il s'agissait de gonflements articulaires, tumeurs blanches, caries et nécroses, il est vraisemblable que la médication substitutive a eu plus de part dans le succès que l'action des principes minéralisateurs eux-mêmes. Nous comprenons dans ce mode de traitement celui des ulcères à forme lorpide, des plaies ou autres accidents d'origine traumatique, ainsi que la curation des listules à l'anus, pour laquelle, diton, les bains de celte localité gardent une certaine réputation. Les autres considérations auxquelles ces eaux prêteraient, rentrent dans celles relatives aux Sulfurées (voy. ce mot).
Quelque défectueux que soient les aménagements de Pistjau, celle station est une des plus fréquentées de la Hongrie.
pitelli (Piémont, prov. de Gênes). Sources émergeant d'une roche de grès argileux arénacé en décomposition, au pied des collines de-la partie orientale du golfe de la Spezzia. Tièdes en été, fumantes en hiver, elles contiennent des sels calcaires et magnésiens, du chlorure de sodium, beaucoup de soufre et un peu de fer, composition qui ne nous paraît pas suffisamment déterminée. Le voisinage de marais empêche d'y créer un établissement sanitaire.
pitke.viiili' (Ecosse, comté de Perth). Sur les bords de la rivière de l'Earne, à 2 milles de Penh.
Chlorurée sadique. Teinpér. ?
Eau : un gallon. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Chlorure de' sodium J 1 4,5 = 1,346
— de calcium 170,0 = 2,001
Sulfate de soude 6,3 = 0,076
Carbonate de fer 5,7 = 0,067
Pouc. cnli. Cent. cul).
Azote 1,5 = S, 2
Celte analyse, incomplète sous tous les rapports, a été publiée par le