POUZZOLE
utilement à des éruptions cutanées de nature dartrense ou scrofuleuse et transformer l'état local, en même temps qu'elle modifie les fonctions générales. A plus forte raison devra-t-elle être favorable près des eaux capables d'influencer un état diathésique sous la réserve des ménagements et de la surveillance indispensables qu'elle réclame. Dans d'autres cas, il est permis de supposer que cette plus ou moins vive surexcitation du tégument externe contrarie plutôt le traitement qu'elle ne lui vient en aide.
Comme M. Arasler, nous pensons qu'il y aurait intérêt à étudier les causes et les pbases de la poussée sous le rapport physiologique. Jusqu'à ce jour, on s'est borné à constater l'augmentation d'activité dans les capillaires sanguins et le réseau nerveux de la peau, et la réorganisation successive de l'épidémie. Les côtés pratiques de la question nous ont paru mériter une attention spéciale, sans préjudice de ce que l'observation tient encore en réserve à cet égard.
POUZZOLE (Italie, Deux-Siciles). A 11 kilomètres de Naples, sur le golfe de Baïa, au voisinage de la Solfatare, bains fameux à l'époque romaine, sous le nom de Puteolana Balnea, aujourd'hui bien négligés.
On compte cinq sources à Pouzzole, chlorurées sodiques thermales, savoir :
1° Acqua délia Pietra, 33° centigr.
2° Acqua dei Cavalcanti, :>8° »
3° Acqua dei Subvenini Uornini, 39° »
k° Acqua dei Cantarello, 31 à 32° »
Ces sources sortent dans la dépendance de la Solfatare elle-même et participent à l'origine plutonique de la contrée. Il en est une cinquième, celle du Temple de Sérapis, qui se divise en plusieurs griffons au milieu de ruines fameuses. La température de ces eaux varie entre 38 et 39° centigr. Nous donnons leur composition, d'après l'ouvrage de M. Davet de
Beaurepaire sur les bains de l'Italie :
Eau : un litre.
Gram.
Chlorure de sodium 40,174
Carbonate de soude 22,450
— de chaux J
— de magnésie j 5,380
— d'alumine et de fer ;
Sulfate de chaux 0,510
Silice M»
Acide carbonique libre 7,474
Parmi ces sources, il en est une appelée dei Lipposi, parce qu'employée en collyre on l'a trouvée utile contre certaines ophthalmies euro-
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niques. Elle jouit encore à cet égard de quelque célébrité. Il y a aussi dans la même enceinte une source froide, contenant à peu près les mêmes principes que la précédente.
Une trentaine de baignoires, mal entretenues, et une piscine publique sont établies sur les vestiges de l'un des établissements thermaux les plus magnifiques fréquentés par les Romains, et que les bouleversements volcaniques du sol, autant que l'incurie des hommes, ont détruit.
POZO-amargo (Espagne, prov. de Séville).
Sulfureuse. Tempér. , 22" centigr.
Analyse quantitative non publiée. Ces eaux se prennent en bains dans les affections cutanées. Installation médiocre, malgré une ancienne renommée.
prerlau (Etats autrichiens, Carniole, cercle de Laibach).
Bicarbonatée sodique. Tempér., 10° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. • Grain.
Carbonate de soude 21,00 = 3,024
— de chaux 1,66 = 0,239
— de fer 0,05 = 0,007
Chlorure de sodium 0,4 i = 0,063
— de magnésium 0,44 = 0,063
Sulfate de soude 0,66 = 0,095
Pouc. cub. Cent. cub.
Gaz acide carbonique 66 = 2640,0
(HOLLESCHEIG.)
Pas d'établissement. Ces eaux se transportent et sont prescrites de préférence, comme usage externe, dans les affections catarrhales de la vessie.
préchac (France, Landes, arrond. de Dax). Sur la rive gauche de l'Adour et à 2 kilomètres de Préchac.
Chlorurée sodique? Froide.
Eau : un litre.
Grain.
Chlorure de sodium 0,334
— de magnésium 0,116
Carbonate de chaux 0,0 1 1
Sulfate de soude 0,318
— de chaux 0,292
Silice 0,016
1,087 (Thore et Meyrac.) L'eau minérale de Préchac, si l'on s'en rapporte exclusivement à l'analyse de MM. Thore et iUeyrac, pourrait être aussi bien classée parmi les
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sulfatées que parmi les chlorurées. Du reste, le travail de ces chimistes mérite d'être répété, car on n'y voit pas figurer plusieurs principes propres à toutes les eaux minérales.
Il existe à Préchac un établissement thermal de construction récente où les eaux sont employées seulement eu bains dans les rhumatismes chroniques, les douleurs articulaires, les maladies de la peau, les paralysies, les névralgies, les gastrites chroniques (Verdo, Précis sur les eaux min. des Pyrénées, 1855).
PRÊCHEUR (Source tin). Voy. MARTINIQUE.
préfailles (France, Loire-Inférieure, arrond. de Paimbœuf).
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 15°.
1 litre d'eau a fourni ûbcc,3ft de gaz composé de la manière suivante (pour 100 volumes) :
Acide rarbonique 55,40
Azote 34,00
Oxygène ,- , 10,60
Avec la même quantité de liquide, les auteurs de celte analyse ont obtenu 0gr,^01 de résidu salin qui a offert la composition suivante:
Matière organique. 7,20
Silice 7,60
Acide sulfurique 8,00
Chlore 3,80
Magnésium 2,90
Alumine traces
Sodium 18,00
Calcium 3,72
Protoxyde de fer dissous à la faveur de l'acide
carbonique 3,09
Acide carbonique et oxygène en combinaison. . . . 5,69
60,00 (DoBIERRE et Moride, 1850.)
Nous donnons cette analyse à titre de renseignement, ses auteurs n'ayant pas fait connaître le mode probable de combinaison des acides avec les bases: aussi la thérapeutique médicale n'a-t-elle pas un grand parti à en retirer. Tout ce qu'on peut dire, c'est que l'eau minérale de Kirouan appartient aux eaux ferrugineuses bicarbonatées, et jouit sans doute des propriétés communes aux sources de ce genre.
MM. lîobierre et Moride ont reconnu dans le dépôt que l'eau abandonne sur le sol des traces non douteuses d'arsenic.
La source jaillit dans la commune de la Plaine, aussi MM. Bobierre et Moride supposent-ils que la source désignée dans quelques ouvrages sous le nom de la Plaine est la même que celle de Préfailles.