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fants rachitiques. Parmi elles, pour des motifs que nous avons développés ailleurs [voy. Enpance], les eaux chlorurées sodigues occupent le premier rang. Balaruc, Bourbonne, Uriage, Salins, Kreuznack, Nauheim, en sont les types. Les conditions hygiéniques que présentent ces localités détermineront encore le choix d'une station. Nous en dirons autant des bains de mer, l'air des rôtes, comme celui des montagnes, apportant un concours précieux pour le but de reconstitution qu'on se propose.
is to vi /. (Suisse, canton de Saint- Gall). Bourg à 1 kilomètre du Rhin et à 8 kilomètres de Pfeffers, dans une large vallée. Altitude: 150 pieds. Établissement de bains qui est en quelque sorte une succursale de celui de Pfeffers, l'eau des sources qui alimentent ce dernier y étant amenée par des conduits. Mêmes indications médicales (voy. Pfeffers). raisin (Cure du). Les médecins allemands associent très souvent la cure du raisin ( Traubenkur) au traitement par les eaux minérales. Elle consiste à faire, plusieurs fois par jour, des repas uniquement composés de raisin. « Ces repas, dit M. Carrière (Les cures de petit-lait et de » raisin, etc., 1860), ajoutés aux autres, donnent pour la journée une » somme de produits assez grande pour satisfaire les sujets les plus en » appétit. On commence par une livre, et progressivement, on augmente » jusqu'à deux, trois, et même six ou huit, limite à laquelle on s'arrête » le plus ordinairement ; il y en a peu qui en consomment de plus » grandes quantités. » Des préceptes plus ou moins rationnels réglementent celle pratique, laquelle doit se prolonger pendant cinq à six semaines environ.
C'est surtout en vertu d'opinions théoriques, soutenues par de très recommandiibles autorités, que l'emploi médical du raisin a pris faveur en Allemagne et en Suisse. On s'est efforcé de trouver dans la composition de ce fruit des raisons suffisantes pour ses applications thérapeutiques. La matière fibreuse végétale, le mucilage, les acides végétaux, et surtout le sucre qu'il renferme, sont tour à tour invoqués à cet égard. Le docteur Lersch (Einleitung in die Mineralquellenlehre , 1857) va plus loin ; il établit un parallèle entre le raisin et les eaux minérales, et de sa comparaison résulte une sorte d'infériorité chimique pour ces dernières, à l'avantage du produit organique. Ce que cet auteur et avec lui Schulze [Die Weintraubenkur, 1847) ont mieux établi, c'est l'action physiologique d'une cure de raisin méthodiquement faite. Nous empruntons à M. Carrière (loc. cit.) le tableau de ces effets, dressé d'ailleurs par lui sur les observations des monographes allemands. « Après les pre- » mières journées.. . la circulation s'active, les vaisseaux se distendent, » la coloration de la face et de la peau en général se prononce, et un sen- » liment de bien-être et de force se répand dans l'économie ; les sécré-