‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 188 sur 310 · RÉFRIGÉRATION (APPAREILS ET BASSINS DE · texte numérisé non relu

RÉFRIGÉRATION (APPAREILS ET BASSINS DE

roche auxquels d'ailleurs ils servent le plus souvent de reconnaissance.

Si la dissémination des griffons y oblige, on drainera la roche par des ouvrages de recoupement dirigés surtout transversalement à la direction des couches ou des pseudo-strates (Ludion , Caulerets, Aix-les-Bains, Ussat, etc.).

Pour les eaux artésiennes, pour les gaz souterrains, la sonde est d'un usage spécial et fort ancien.

RECOARO (Italie, Vénétie, délég. de Yicence, district de Valdagno). A 30 kilomètres de Vicence, près de la source de l'Agno. Altitude, 313 mètres.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , de 9 à 15° centigr.

Quatre sources dites : Fonte Reyia ou Lelia (9 à 11°), Fonte Mariana del Capitallo (15°), Fonte di Giausse (12°, 5), Fonte Prato ili Crorole. Yoici la composition des deux premières.

Eau : un litre.

Grain. Gram,

Sul rate de soude 0,025 0,052

— de magnésie 0,565 0,244

— de chaux 1,072 0,025

Carbonate de soude » 0,004

— de magnésie 0,059 0,041

— de chaux 0,582 0,449

Protoxyde de fer 0,025 »

Carbonate de protoxyde de fer » 0,105

— de peroxyde de fer » 0,010

Silice 0,169 0,033

Matière extractive 0,004 0,069

Cent. euh. Cent. cub.

Acide carbonique 1342,0 971,4

(Mi-landri, 1830.) (Cenedella, 1834.)

Les eaux de Recoaro sont employées à la fois comme toniques et laxalives. Cette dernière propriété se rapporterait à la proportion de sels magnésiens qu'elles renferment. On les prescrit dans les dyspepsies, et en général dans les affections reliées à l'état chloro-anémique, névropatliies, trouble de la menstruation, leucorrhée, etc. Elles sont recommandées encore pour le traitement du catarrhe vésical et de la gravelle.

Les conditions très favorables d'air et de site de cette station n'ont pas peu contribué à établir sa renommée. Le gouvernement autrichien y entretient un établissement militaire.

Les eaux de la source Lélia se transportent.

RÉFRIGÉRATION (Appareils et bassins de). Dans un grand nombre d'établissements on ne dispose que d'eaux trop chaudes pour administrer directement les eaux en boisson, en douches et en bains.

Si les eaux sonl à principes fixes, inaltérables à l'air, si l'espace ne fait pas défaut, on peut recourir à des bassins de faible profondeur et à grande section horizontale, comme à Néris, Evaux, Bourbon-l'Archambault, Bourbon-Lancy, Bourbonne, etc., etc.

Mais si l'on a à refroidir des eaux à éléments instables, comme les sulfurées, les ferrugineuses, etc. , l'usage des bassins de réfrigération entraîne des altérations trop profondes pour que l'on puisse y recourir. Dans ce cas, on doit employer la réfrigération par serpentinage.

Ou bien on fait passer l'eau à refroidir dans un serpentin métallique immergé au bas d'un bassin dans lequel on admet per descensum un courant constant d'eau froide; ou bien on dispose le serpentin le long d'un radier noyé par un courant d'eau froide. Il est de bonne règle de disposer ce radier soit en pente forte, soit mieux en gradins droits étages, formant bassins et cascades successifs. L'eau froide s'y divise et, par sa division, produit des phénomènes de vaporisation active, et par suite, de refroidissement, dont les effets s'ajoutent à l'action directe de l'eau réfrigérante. On doit disposer les choses de telle sorte que, suivant la longueur du radier, l'eau froide s'échappe et se renouvelle à de faibles distances.

C'est par de semblables dispositions qu'aux thermes militaires d'Amélieles-Bains, M. J. François est parvenu, avec de l'eau sulfureuse à 63° d'une part, et de l'eau réfrigérante à 22°, à obtenir une température de 19° sans altération aucune du principe sulfureux.

La nature du serpentin varie selon celle des eaux. Les tuyaux de cuivre rouge sont à préférer avec certaines eaux chlorurées. Pour les sulfureuses, on doit employer les tuyaux de plomb étamé. Le zinc pur est d'un emploi économique, quand il est compatible avec la nature des eaux.

La réfrigération par serpentinage est d'un emploi à rechercher pour l'appropriation de buvettes à température déterminée, et pour le puisement à basse température.

régime. Yoy. Alimentaire (Régime). Hygiéniques (Conditions).

régime DES e.%1 y MINÉRALES. On entend par régime d'une eau minérale l'ensemble de ses conditions d'existence, dont les principales, au point de vue scientifique et pratique, sont la température, la minéralisation, le débit et le niveau d'émergence.

Une source est à son régime normal quand, soit naturellement, soit par un captage bien entendu, elle présente minéralisation et température natives, débit maximum indépendant de l'action des eaux froides ambiantes, et quand son niveau d'émergence est mis en rapport avec les lieux d'emploi.

Les causes qui peuvent influencer le régime des eaux minérales à température propre provenant, soit de l'action directe des infiltrations superficielles, soit des réactions produites par ces dernières sur les terrains traversés, paraissent se résumer dans la plus ou moins grande abondance des pluies, des neiges, dans la durée plus ou moins prolongée des gelées et de la sécheresse. Ainsi, pour plusieurs sulfurées calciques, la sulfuration croît à la suite des gelées et surtout de la sécheresse d'été; elle diminue au contraire sous l'influence de pluies prolongées. Pour quelques eaux calcaires ou ferrugineuses, les incrustations, les dépôts ou travertins peuvent en faire varier l'émergence, et par suite en affecter le débit, ainsi que la minéralisation. Les variations de la température de ces sources ont les mêmes causes et se produisent dans le même sens que celles des sources ordinaires.

A l'égard des eaux artésiennes proprement dites, les observations font défaut sur les variations de leur régime.

Mais pour les eaux thermales, le régime peut être affecté par diverses causes, les unes accidentelles, comme les tremblements de terre [voy. Tremblement de terre], les autres permanentes, comme l'incrustation, les dépôts ou travertins, la solidification ou cinjentation des terrains ambiants, les réactions réciproques des eaux sur ces mêmes terrains ; d'autres temporaires, successives, telles que les conditions météorologiques extérieures, l'état du ciel, les vents, les pluies, la gelée, la sécheresse .

L'action des vents, de l'état du ciel, n'a été encore observée que sur les eaux bicarbonatées et les sulfureuses ; nous l'avons exposée au mot Pression atmosphérique. On y a vu qu'elle réagit sur le débit et la minéralisation ; son influence sur la température n'a pas été recherchée.

Les effets provenant de l'incrustation et des dépôts travertins, pour un grand nombre de bicarbonatées, portent souvent une grave atteinte à leur régime. Il en résulte de notables diminutions dans la température et dans le débit. Les sources du Puits-Carré et de la Grande -Grille de Vichy en offrent des exemples frappants.

Au commencement du siècle (1808), la Grande-Grille débitait vers 17 000 litres à 41°; en 1819, MM. Berthier et Puvis n'y trouvèrent que 15 500 litres à 40°; en 1829, le débit n'était plus que de 12 000 litres à 37° 1/2; enfin, de 1843 à 1853, le volume s'abaissa de 4200 à 3400 litres, pendant que la température se réduisait de 34", 30 à 33°, 65 (J. François, Bouquet). L'incrustation progressive de la cheminée de cette source avait déterminé cette altération du régime. En effet, dans l'hiver de 1853-1854, M. J. François, en fouillant les abords, mit à découvert, au milieu d'une couche de sable ferrugineux, une colonne de

travertin (arragonite) au sein de laquelle s'élevait la Grande-Grille et formée par cette source. Le simple recepage de celte colonne ramena le débit à 08 000 litres et la température à H0, 80. L'œil de la cheminée s'était spontanément réduit à 2 1/2 centimètres carrés.

Le Puits- Carré s'élevait par une cheminée maçonnée de 8600 centimètres carrés de section. Les travaux de dégagement de cette source (1846) mirent à découvert en travers de cette cheminée un diaphragme de travertin de 0,n,40 d'épaisseur moyenne, au centre duquel la source n'avait conservé que deux passages étroits, n'ayant ensemble pas plus de 9 centimètres carrés d'ouverture. On le voit, le Puits-Carré s'incrustait comme la Grande-Grille (H. Batillat, J. François).

Par un travail semblable, la source Lucas (Vichy), dans l'intervalle de 178û à 1865, avait diminué de 12 000 à 1400 litres.

On connaît les effets remarquables produits par l'incrustation sur les eaux de Hammam-Meskouline (Algérie). Chaque griffon y détermine sur l'émergence un cône concentrique de travertin, au sein duquel s'élève la source. Mais bientôt, sous l'influence de l'accroissement de pression, le griffon se déplace pour former au voisinage un nouveau cône de travertin.

A Royat (Puy-de-Dôme), en 1854, les eaux s'échappaient d'un dick conique de travertin, reposant sur un massif également de travertin formé par ces eaux (bicarbonatées calciques et sodiques). On disposait d'un débit journalier de 240 litres par minute. Un coup de sonde à trépan foncé sur l'axe du dick, détermina un jaillissement abondant qui débitait jusqu'à 1200 litres à la minute. Les pertes latérales se réduisirent immédiatement à 55 litres.

La solidification, qu la cimentation des terrains par les éléments de certaines sources, est une cause non moins grande de perturbation dans le régime. Ses effets s'observent notamment sur les sulfurées sodiques des Pyrénées. Un grand nombre de ces sources jaillissent à la limite divisoire de roches pyritifères et des attérissements produits par les débris de ces roches. Ces attérissements renferment du fer oxydé, de la chaux, de la magnésie, de l'alumine, etc. D'un autre côté, les sulfurées renferment du sulfure et du silicate sodiques, avec plus ou moins de silice libre. Le sulfure alcalin réagit sur l'élément ferrugineux des attérissements et y produit, par voie humide, un sulfure de fer doué de propriété cimentante ; tandis que, de leur côté, le silicate alcalin et la silice libre, en présence des bases terreuses, y donnent naissance à des hydrosilicates multiples, cimentant comme une pouzzolane énergique (Bayen, Filhol, J. François).

Sous ces influences combinées, les attérissements se solidifient, bar-

mil. les eaux qui les produisent, en relèvent insensiblement le niveau, jusqu'à ce que les sources, mises sous trop forte pression, se créent des voies souterraines pour disparaître complètement. M. J. François a constaté sur les groupes de Bordeu et du Pré, à Luchon, un relèvement de plus de 15 mènes de hauteur. C'est après la découverte de puissants massifs d'attérissement ainsi solidifiés, que cet ingénieur, présumant l'existence antérieure de sources sulfureuses au sud des thermes de Luchon, entreprit les grandes recherches du sud qui ont rétabli une pléiade de sources magnifiques (les groupes du Bosquet, de Sengcz, de Bordeu, du Pré ) qui font aujourd'hui la fortune de cette station, et qui depuis une époque inconnue avaient entièrement disparu par des voies souterraines.

Des faits semblables se sont manifestés à Ax, aux Eaux-Chaudes, à Cauterels, aux Eaux-Bonnes, etc., dont cet ingénieur a su tirer un effet utile.

Si l'incrustation et la cimentation produisent sur le régime des eaux minérales des effets perturbateurs, elles sont souvent, entre certaines limites de développement, un agent de conservation contre l'action des infiltrations de surface.

Les réactions réciproques des eaux thermales sur les terrains voisins, considérées comme cause pertubatrice du régime, exercent une influence remarquable. En altérant les roches, en les cariant, les délitant, les ramollissant, elles appellent les infiltrations d'une part, entraînent d'autre part des pertes latérales et déterminent altération et modification de l'agrégat minéral.

C'est par suite du concours de ces actions qu'autrefois la Reine et la Grotte, à Luchon, se noyaient après les pluies, et de là l'origine de l'ancienne Blanche. Ces sources formaient alors un groupe ; chacune d'elles sortait des fentes d'un dick de pegmatite tellement altérée du fait des sulfureuses, donnant naissance à de l'acide sulfurique à l'intérieur de ces fentes, qu'elle était réduite à l'étal de kaolin pâteux e t présentait par suite l'accès le plus facile aux infiltrations et favorisait les pertes latérales.

L'action de l'acide sulfurique, provenant de l'altération des sulfureuses, sur les roches voisines, est très développée sur plusieurs sources d'Olette (Pyrénées-Orientales) (J. Bouis).

Certaines eaux chlorurées ou sulfatées, telles que Borcette (Prusse), Salut, source extérieure (Bagnères), deviennent sulfurées après les chaleurs et la sécheresse de l'été, qui y développeraient des réactions ana* logues à celles desquelles procèdent les sulfurées calciques froides.

Les infiltrations sont, dans un très grand nombre de cas, la cause de profondes altérations dans le régime (débit, température et minéralisation). Il est peu de sources qui, à la suite de grandes pluies ou de fonte

DlCT, DES F.Al!\ MINER. — T. 11. 41»

des neiges, n'en subissent pins ou moins l'influence. Dans le plus grand nombre de cas, il y a accroissement du débit, diminution de la température et altération dans l'agrégat minéral. iNons avons vu à l'article Pression hydrostatique que, pour certaines sources, l'abondance des infiltrations détermine accroissement du débit, la température augmentant ou restant stationnaire. Ce résultat se produit surtout après le caplage ou après la solidification spontanée des terrains ambiants.

Les effets des gelées et de la sécheresse sont inverses de ceux provenant des infiltrations.

Les tremblements de terre agissent par accroissement momentané du débit; la température subit de notables variations temporaires ; la diminution de la thermalité est beaucoup plus fréquente que l'augmentation.

Les hydrologues ont fait de nombreuses recherches pour reconnaître si, en dehors des causes perturbatrices que nous venons d'examiner, le régime des sources thermales aurait subi des modifications. Les résultats de ces recherches n'ont encore pu aboutir à des indications précises, par la raison que l'on ne s'est pas toujours suffisamment affranchi des variations temporaires, soit qu'on les ait ignorées, soit qu'on n'ait pu le faire.

Toutefois, à l'égard du débit, on est porté à penser, en présence des grandes masses d'anciens travertins, qu'à certaines périodes géologiques, les eaux minérales auraient joué un rôle actif dans l'origine de certaines formations sédimentaires, ce qui entraîne la présomption d'existence antérieure de sources puissantes, très chaudes et fortement minéralisées.

Les causes de trouble dans le débit sont, on l'a vu, si diverses et si actives que l'on ne peut aucunement établir, d'après les jaugeages recueillis depuis le commencement du siècle, s'il y a eu, en dehors d'elles, variation finale. La diminution d'un grand nombre.de sources, qui leur est propre, est incontestable; mais les nombreuses recherches faites depuis vingt à vingt-cinq ans ont amplement et au delà compensé cette diminution. Les observations faites à l'occasion de ces travaux témoignent combien il importe de défendre les sources contre les causes incessantes de trouble à leur régime.

Les variations que la température des eaux thermales pourrait subir en dehors des causes de dégradation que nous avons indiquées, ont été l'objet de recherches nombreuses (Anglada, Bouis, Legrand, Forbes, Filhol, Lefort, etc.). Les causes d'erreurs dans les observations sont si nombreuses, les rapprochements authentiques si rares que, sur ce sujet, on connaît jusqu'à ce jour bien peu de chose avec une précision suffi sanle.

En 1819, Anglada a rapproché les résultats obtenus par Carrère en

llbU sur huit sources sulfureuses des vallées de la Têta et du Tech (Pyrénées-Orientales). Le tableau correctif de M. Legrand paraîtrait indiquer une diminution, faible à la vérité, mais néanmoins sensible (0",40 à 1,50). —En 1770, Becker et, eu 1822, Berzélius trouvent la même température de 59° au Sprudel de Carlsbad, tandis qu'en 1791, Klaproth n'avait constaté que 55°, 1/2. — Boussingault et Rivero, en 1822, ont trouvé l'eau de Mariara (Venezuela) à 6^i°; en 1808, Humboldt n'y avait constaté que 59°, 30 {Annales de chimie et de phys., t. XXII). — MM. Forbes, Filhol, J. François ont trouvé des variations discordantes et inverses, de 1835 à 1858, sur les sources de Luchon, de Baréges, de Cauterets, d'Amélie- les-Bains, etc., variations qui oscillent en plus ou en moins de 1 à 3 degrés.

Ue l'ensemble de ces observations on pourrait, nous le pensons, conclure à la non- invariabilité de la température des sources thermales. Mais le sens de ces variations est-il toujours le même? Bien à cet égard n'est constaté. Y a-t-il oscillations entre certaines limites et par conséquent constance ? ou bien les variations annuelles et séculaires sont-elles régulièrement en moins? Nous sommes à cet égard dans le doute le plus complet, faute d'observations suffisantes et autbenliques.

Quant aux variations de la minéralisation, en dehors des causes de dégradation signalées ci-dessus, on manque également de données suffisantes. Nous pensons avec MM. Lecoq et de Sénarmont que les eaux thermales et minérales ont puissamment agi à de certaines périodes géologiques, dans la formation de terrains sédimentaires et dans le remplissage de filons. Les faits analogues que l'on observe de nos jours l'indiquent ; mais en même temps ils témoignent de la part de ces eaux une action antérieure très puissante, qui impliquerait l'existence ancienne de sources soit plus nombreuses et plus abondantes, soit plus fortement minéralisées.

Mais de nos jours, la minéralisation varie-t-elle? M. Lefort [Traité de chimie hydrologique, p. 126-127) indique que, d'après Berzélius, des sources de Tœpliiz ont perdu de leur agrégat minéral; que les eaux de Uippoldsau n'ont pas donné à Sultzer des sels de soude et de magnésie, indiqués par Klaproth; que, d'après Hermann, la magnésie aurait remplacé la plus grande partie de la chaux contenue dans les eaux de Halle; qu'à Schoennleck, le sulfate de soude disparaît progressivement.

D'après ces données, il n'y aurait pas invariabilité de la minéralisation. C'est ce qui d'ailleurs résulte de l'examen des couches successives de travertins produits par certaines bicarbonatées et sulfatées calcaires et ferrugineuses. Il est remarquable combien dans la composition de

G28 REIf.HENHALL.

ces couches varient successivement les éléments calcaire et ferrugineux. I/élément siliceux y éprouve également des variations notables. M. Filhol a fait les mêmes observations sur les sources de Bagnères non-seulement par l'examen des travertins, mais encore par le rapprochement de ses analyses avec les recherches antérieures. Reste encore à connaître dans quelle proportion les variations de composition des travertins sont indépendantes des causes de dégradation périodiques, telles que les infiltrations oscillant avec la sécheresse et les pluies. Les observations manquent également ici pour conclure avec précision.

RÈGLEMENT. Voy. LÉGISLATION.

ici niti ici. (Allemagne, Hanovre). Petite ville près de laquelle, au pied de la montagne du même nom, on trouve deux sources, de composition analogue.

Bicarbonatée calcique. Tempér. , 13° centigr.

Eau : 16 onces. Eau: un litre.

Grains. Gr;i m.

Carbonate de chaux 3,120 = 0,386

— de fer 0,031 = 0,003

Sulfate de chaux 2,000 = 0,248

— de magnésie 1,600 = 0,198

— de soude 0,500 — 0,062

Chlorure de calcium 0,100 = 0,01 2

— de magnésium 0,155 = 0,019

— de sodium 0,056 = 0,006

Acide silicique 0,200 = 0,024

l'ouc. ciib. Cent. cnb.

Gaz acide carbonique 18,50 = 999,0

(Westiujmb.)

Ces eaux déposent un sédiment ocracô abondant. On les emploie eu boisson dans les affections des organes digestifs, en bains et en douches à titre de médication fortifiante. Les boues qu'elles déposent et dont l'analyse, également donnée par Westrumb, se rapporte à celle de l'eau elle-même, sont utilisées en applications topiques et en frictions.

Dans le voisinage de cette localité, se trouve la source de Winslar, sulfurée calcique froide, souvent associée à l'emploi de celles de Rehburg.

iti.imi: Voy. OEynhausen.

ici i< m \ii IXL (xVllemagne, Bavière). Salines très importantes, au milieu de hautes montagnes, à proximité de Salzburg. Altitude: khO mètres, ïine source, Edelquelle, est employée à des usages médicaux.

Chlorurée sodique. Tempér., M à 17° centigr.

REINERZ. 629

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Granit

Chlorure de sodium 1717,325 = 212,918

— de magnésium 12,838 = 1,591

— de potassium 0,461 == 0,057

Sulfate de chaux 22,118 = 2,742

— de soude 18,586 = 2,304

— de magnésie 9,446 = 1,171

Carbonate de chaux 2,140 = 0,265

— de magnésie 0,998 = 0,123

Quartz, gypse, aluminatées. . 0,845 = 0,104

Perte 7,680 = 0,952

(Most.)

On a signalé encore des bromures dans ces eaux. Elles sont employées, par mélange avec de l'eau douce, dans les affections lymphatiques et scrofuleuses.

reine. Voy. Bain de la Heine.

REINERZ (Prusse, Silésie). Ville de la régence de Breslau. Allitude: 560 mètres. Sources nombreuses émergeant du gneiss, parmi lesquelles il en est trois particulièrement usitées: 1° Kaltequelle (source froide; 2° Lauequelle (source tiède) ; 3° Ulrikenquelle (source d'Ulrich).

Bicarbonatée mixte. Tempér. , de 9 à 17°centigr.

Eau : un litre.

Kaltequelle. Lauequelle. Ulrikenquelle.

Gram. Gratn, Grain,

Carbonate de chaux 0,418 0,754 0,379

— de magnésie 0,124 0,214 0,086

— de soude 0,087 0,511 0,249

— de fer 0,010 0,033 0,015

Sulfate de soude 0,020 » »

— dépotasse 0,117 0,076 0,057

Chlorure de sodium 0,008 0,014 »

— de potassium. .. . 0,010 » »

Acide silicique 0,032 0,058 0,074

Cent. cul). Cent. cub. Cent, cub.

(DUFLOS

De ces trois sources, celle qui passe pour tiède (Lauequelle) est aussi la plus chargée en principes ferreux ; on la prescrit dans les affections catarrhalcs de l'appareil respiratoire, principalement aux sujets débiles et anémiques. Mais, suivant la remarque de M. Seegen, les conditions climatologiques d'une localité montagneuse contribuent beaucoup à ce traitement. On y associe la cure du petit-lait. Les étals névropathiques, la chlorose et les maladies qui en dépendent, sont également du ressort de fleincrz. Établissement bien installé et fréquenté pendant l'été.

630 UENAISON.

KEIftS (Maladies des reins). Voy. HÉMATURIE. NÉPHRÉTIQUES

(Coliques). Néphrite.

REISC hshoi i i.\ (France, Bas-Rhin, arrond. de Wissembourg). A 32 kilomètres de cette ville.

M. Daubrée a signalé dans la banlieue de Reischshoffen et à peu de distance des forges de Rauzchendwasser, une source abondante qui a de l'analogie avec celle de Niederbronn, mais qui n'est pas captée ni utilisée. Comme elle reçoit constamment les eaux douces superficielles, cette eau minérale n'a pu être encore analysée.

RÉMOLLON (Haules-Alpes, arrond. d'Embrun).

Bicarbonatée calcique. ïempér. , 14° cenligr. Eau : un litre.

Lit.

Acide sulfhydrique 0,00127

Acide carbonique quant, indét.

Grum.

Carbonate de chaux 4,567

— de magnésie 0,089

— de magnésie 1 ,248

Phosphate de chaux 0,301

Silicate d'alumine 0,704

Matière organique traces

(NlEPCE.)

L'eau minérale de Rémollon est incrustante, et, chose digne de remarque, elle ne contient pas de chlorures. Elle est remarquable, parmi les eaux minérales des Alpes, par le degré de sa minéralisation, particulièrement en sels magnésiens.

iîi;mimp\ (France, Loire, arrond. de Roanne). A 10 kilomètres environ de Saint-Alban et de Saint-Galmier.

Bicarbonatée mixte. Froide. Eau : un litre.

Lit.

Acide carbonique libre 0,560

Azote et oxygène traces

Gram.

Bicarbonate de chaux 0,663

— de magnésie 0,135

— de soude 0,240

— de potasse 0,171

Sulfate de soude i

— de chaBx \ 0,020

0,103 — de potassium j

Azotate traces

Silicate alcalin et alumiueux 0,200

Fer, manganèse et matière organique 0,009

1,541 (0. Henry, 1851.)

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