‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 187 sur 310 · RAMOLLISSEMENT DU CERVEAU · texte numérisé non relu

RAMOLLISSEMENT DU CERVEAU

rajecz (Hongrie, co mitât de Trentscliin).

Ferrugineuse. Terapér., 35° centigr.

Ces sources, très fréquentées, ne sont pas autrement indiquées, quant à leur composition. Elles alimentent plusieurs piscines et s'emploient contre les affections rhumatismales, les écoulements chroniques et les maladies de la peau.

raiilosa (Suède, gouv. de iUalmo). Bourg à proximité de Helsingborg.

Bicarbonatée cal cique (ferrugineuse). Tempér. ?

Eau : une livre. Eau : un litre.

Grains. Grain.

Carbonate de chaux 0,4224 = 0,044

— de magnésie 0,1129 = 0,011

de fer 0,1206 = 0,012

— de manganèse 0,0176 = 0,001

Sulfate de chaux 0,1981 == 0,020

Chlorure de sodium 0,2173 = 0,023

— de potassium 0,0299 = 0,002

Alumine 0,0115 = 0,001

Acide silicique , 0,1797 = 0,019

(Berlin, 1847.)

On signale encore une notable proportion de gaz acide carbonique dans ces eaux, employées dans la dyspepsie, la chloro-anémie, et les divers états névropathiques qui s'y relient, indépendamment d'une grande extension d'appropriations. On y associe des bains de mer voisins, et l'usage de boues minérales en applications topiques. Station fréquentée, mais sans établissement proprement dit.

RAMOLLISSEMENT DE CERVEAU. Il est admis aujourd'hui, surtout depuis les recherches dues à l'un de nous (Durand Farde], Traité du ramollissement du cerveau, 18&3 ; et Traité des maladies des vieillards, 1853), que le ramollissement cérébral peut suivre une marche identique avec celle de l'hémorrhagie cérébrale, et déterminer des attaques soudaines d'apoplexie, suivies d'une tendance graduelle à la résolution. Par suite de la difficulté, et souvent de l'impossibilité d'établir un diagnostic différentiel entre ces deux altérations, on doit présumer que, parmi les hémiplégies apoplectiques que l'on traite près des établissements thermaux appropriés, il doit se rencontrer des ramollissements de ce genre. Nous n'avons aucune raison d'admettre que les effets du traitement doivent être différents dans l'un et l'autre de ces cas.

Quant au ramollissement cérébral à marche progressive, nous ne pensons pas que l'intervention des eaux minérales puisse être aucunement justifiée à son occasion.

618 RAl'POLANO.

KAMSGiVTE (Angleterre, comté de Kent). Sur la côte de l'île de Thanet.

Bains de mer. Fréquentés.

raxhaldos (Portugal, prov.de Beira).

Sulfureuse. Tempér. , U2° centigr.

ka\ço\ (France, Seine-Inférieure). A 3 kilomètres nord-est de Caudebec et dans la vallée de Rançon ou de Brébecq.

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Eau : un litre.

Grain.

Carbonate de chaux 0,202

— et crénate de fer 0,02 1

Chlorure de magnésium 0,006

— de calcium 0,01 1

Silice I

Acides crénique et apocrénique > traces

Matière organique ;

0,258 (Girardin et Peisser, 1842.)

Il existait autrefois trois sources très renommées qui sont réduites maintenant à une seule et très peu fréquentée. Lepecq de la Clôture les a vantées contre le plus grand nombre des affections qui réclament l'emploi des ferrugineux, il cite même deux guérisons de paralysie opérées par ces eaux.

RAPPËNAU (Allemagne, grand-duché de Bade). Saline près de laquelle on a établi des bains.

RA.PPOLA.NO (Italie, Toscane). Dans le val d'Ombrone, quatre sources, dont deux principales:

1e Sulfurée calcique. Tempér., 39° centigr.

2° Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 25° centigr.

Eau : 16 onces.

lre SOURCE. 2e SOURCE.

Gram. Grain.

Sulfate de chaux 0,422 0,395

— 'de maguésie 0,119 0,119

— de soude 0,056 0,119

Chlorure de sodium 0,452 0,508

— de magnésium 0,028 0,056

— de calcium 0,028 0,056

— de maguésie 0,141 0,253

— de fer 0,028 0,028

Cent. cub. Cent. euh.

Gaz acide carbonique 84,5 282,7

Gaz hydrogène sulfuré 202,9

(Giuli.)

HATZES. 619

La composition des deux autres sources se rapproche beaucoup des analyses précédentes.

Ces eaux, 1res anciennement connues, sont employées, les unes dans les affections de la peau, les autres dans le traitement du catarrhe vésical et de la gravelle.

RASTENBERG (Allemagne, duché de Saxe-Weimar).

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , de 13 à lk° centigr.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Gram.

Carbonate de chaux 0,300 = 0,037

— de maguésie 0,450 = 0,055

— de fer 0,400 = 0,049

Chlorure' de calcium 0,250 = 0,031

— de magnésium 0,250 — 0,031

Humus 0,400 = 0,049

(Hoffmann.)

Ces eaux ont eu longtemps une grande vogue qui les abandonne aujourd'hui.

rate (Engorgement «le la). L'engorgement de la rate, assez volumineux pour descendre jusque dans la région iliaque, d'une dureté particulière, et datant de plusieurs années, peut être considéré comme au-dessus des ressources de la médecine thermale. Celle-ci a certainement plus de prise sur les engorgements hépatiques, alors qu'ils se présentent dans des conditions analogues.

Dans des circonstances moins défavorables, et surtout alors que ces engorgements se trouvent encore sous l'influence virtuelle de l'état périodique ou du miasme paludéen, on obtient, au contraire, des eaux chlorurées et des bicarbonatées sodiques, des résultats satisfaisants. Du reste ce traitement se confond avec celui des suites de la Fièvre intermittente (voy. ce mot), si ce n'est qu'il convient d'insister sur une action fortement résolutive, en même temps que sur une médication reconstituante.

Les eaux de Vichy et leurs sources ferrugineuses sont très appropriées aux cas de ce genre. Celles de Karsbad sont également très employées : mais elles n'offrent pas les mêmes ressources que les précédentes, comme agent de reconstitution.

Kvr/i.s (Etats autrichiens, Tyrol). Bains à cinq heures de Botzen et une heure et demie de Castelruth, alimentés par une source signalée comme ferrugineuse et sulfurée, sans autre mention. Etablissement dans un site alpestre.

récure (France, Gironde). A quelques kilomètres de Bazas. Sulfurée calcique. Tempér. , 12° centigr.

Eau : un litre.

Grain.

Air atmosphérique 0,0015

Acide sulfhydrique traces

Carbonate de chaux 0,1950

Sulfate de chaux 0,0430

Chlorure de sodium 0,0670

Silice et oxyde de fer 0,0160

Matière organique alumineuse 0,0040

0,3400 (Fauré, 1853.)

La source de Recaire, dit M. Fauré, jouit d'une certaine réputation dans la localité ; l'eau a une odeur sulfurée très prononcée à la source, mais qui disparaît promptement à l'air. Son débit est assez abondant.

Recherche des eaux minérales. La recherche ou mise à découvert d'une source minérale est le premier des quatre termes qui composent sa mise en valeur, les trois autres étant, dans l'ordre naturel, le Captage, l'Aménagement, l'Appropriation (voy. ces mots). Comme au mot Gisement, nous diviserons, pour la recherche, les eaux minérales en trois classes :

1° Les eaux minérales provenant des infiltrations superficielles;

2° Les eaux thermo-minérales;

3° Les eaux artésiennes.

Les premières se présentent soit avec le régime des eaux de surface dont elles procèdent, soit en nappes sous-jacentes (Belleville, Pêcheried'Enghien, Vittel, etc.). Dans le premier cas, la mise à découvert s'opérera, selon le relief du sol, par galeries, tranchées, saignées ou drains, dirigés vers les points de provenance présumés, soit transversalement au cours souterrain probable. Dans le second cas, on procédera par travaux d'approfondissement (puits avec ou sans cuvelage, sondage).

A l'égard des eaux thermo-minérales, le principe de la mise à découvert repose sur l'ouverture de points de moindre résistance à l'émission ascensionnelle. Au cas de présomption d'existence en nappes souterraines, dans des terrains stratifiés, comme pour celui d'eaux probables au thalweg, l'ouverture de tranchées, le foncement de puits, l'usage de la sonde sont recommandés.

Pour les eaux des berges de vallées, on recourra aux ouvrages de niveau: par des galeries, on reconnaîtra et on dégagera les limites de la roche en place, celles des roches congénères, les failles, les filons, les limites séparatives de terrains de nature ou de formation différentes. En principe, les travaux d'allongement devront précéder ceux d'entrée en

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