GROUPEMENT DES SOURCES MINÉRALES
fournit un exemple bien connu de ce phénomène, et, en Auvergne, il se dégage également, en certains endroits, des quantités considérables de gaz acide carbonique, qu'on reconnaît ne pas avoir diminué depuis un temps immémorial. Dans une autre grotte, découverte il y a quelques années sur le bord du lac d'Agnano, aux environs de Naples, des exhalaisons vraisemblablement ammoniacales, sur lesquelles la chimie ne s'est pas encore prononcée, se mêlent au gaz carbonique. Quelque intérêt thérapeutique que pourraient présenter ces dégagements gazeux qu'on s'efforce de produire artificiellement ailleurs, et d'utiliser pour la médecine, aucune tentative sérieuse n'a été faite jusqu'ici dans le but d'appliquer leurs propriétés.
groupe DE sources MINÉRALES. On désigne sous le nom de groupe de sources, une réunion de griffons, ou naissants, ayant ensemble des rapports de position et d'origine, reliés entre eux par un griffon principal de plus haute température et de minéralisation maxima, dont ils paraissent procéder par voie de partage souterrain ou de perte latérale (voy. Groupement des sources minérales).
groupement des sources minérales. Rarement une source thermo-minérale surgit seule et isolée, fa multiplicité des points d'émergence paraît être au contraire la conséquence naturelle de l'émission ascensionnelle. Si l'on remarque (voy. le mot Gisement) que les eaux thermo-minérales s'élèvent surtout aux limites des roches cristallines, éruptives, par les lignes de rupture, par les fentes et fissures de ces roches ; que celles qui ont à traverser des formations secondaires ou tertiaires surgissent par les failles, par les filons, répandues dans les couches perméables, pour se faire jour par tous les points de moindre résistance qu'elles rencontrent sur leur trajet, il est difficile d'admettre la probabilité, on pourrait dire la possibilité, qu'une veine aquifère, douée d'un mouvement ascensionnel, puisse s'élever de plusieurs centaines de mètres sans subir des bifurcations, des partages. Les causes de formation d'émissaires latéraux peuvent exister à toutes profondeurs ; elles sont surtout développées au voisinage de la surface. Tout, en effet, y contribue, l'altération des roches, la perméabilité presque générale des terrains, le relief du sol, d'où résultent les différences de niveau.
II y a plus : il est bien rare que dans une station où plusieurs sources existent, on n'observe pas, comme à Luchon, à Ax, à Baréges, à Saint- Sauveur, à Châtelguyon, à Saint-Nectaire, à Châleauneuf, etc., plusieurs dykes ou pointements de la roche, ou des roches éruptives liées de position aux sources de cette station. Or, il est démontré que les dykes, filons, veines ou fusées de ces roches se bifurquent elles- mêmes dans la profondeur. Puisqu'elles ont déterminé par leurs fentes de retrait, par
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les lignes de rupture des terrains ambiants, des voies, des lieux de moindre résistance formant les émissaires souterrains des eaux minérales, pourquoi ne pas admettre pour ces eaux elles-mêmes l'existence de lignes de partage comme conséquence naturelle des bifurcations des roches éruptives ?
Ces observations trouvent leur confirmation dans le groupement des eaux dans presque toutes les stations importantes. On y remarque l'existence de plusieurs réunions ou groupes de sources, et, sur chacun de ces groupes, un naissant principal de plus haute température, de minéralisation plus accusée et très souvent du débit le plus considérable.
Ces sources .principales sont les résultantes des partages ou bifurcations de profondeur; les autres sources proviennent des partages, des pertes latérales plus ou moins voisines de la surface.
<. ici ici A (Prusse, Silésie). Source dans le cercle de Falkenberg, citée
par Osa un.
Ferrugineuse sulfatée. Tempér.?
Eau : une livre. Eau : un litre.
Grains. Grain.
Sulfate de chaux 0,275 = 0,033
— de fer 0,250 = 0,030
Carbonate de fer 0,325 = 0,039
Matière extractive 0,175 = 0,021
Établissement avec bains et appareils de douches.
GRULL (Prusse, province de Westphalie, cercle de Munster). Village
à 6 kilomètres de Becklinghausen.
Chlorurée sodique. Tempér., 19° centigr.
Eau : un litre.
Giani.
Chlorure de sodium 1 5,322
— de potassium 0,344
— de baryum 0,081
Bromure de magnésium 0,01 1
Carbonate de chaux 0,062
— de fer 0,016
Alumine 0,003
Acide silicique 0,023
Strpntiane traces
Phosphates '. traces
18,463 Eau-: 100 parties.
Hydrogène carboné 4,52
Gaz acide carbonique 0,08
4,60 (Bischof, 1857.)