GUADELOUPE
Ces eaux, dont l'appropriation médicale est de date assez récente, s'appliquent particulièrement au traitement des scrofules et des maladies qui se rattachent à la même diathèse. On les administre en bains, pour lesquels il y a des appareils de chauffage, en douches et en boisson. Établissement bien organisé, situation agréable.
GUADELOUPE (Antilles françaises). Cette île importante, dont une grande partie est traversée, dans toute sa longueur, par une chaîne de montagnes volcaniques, abonde en eaux thermales.
Les voyageurs qui ont parcouru celte contrée, dans le siècle dernier, en signalent un nombre prodigieux, pour la plupart abandonnées à ellesmêmes et à peine connues des habitants indigènes. Le docteur Chervin rapporte, en se rendant au \olcan appelé la Soufrière, en janvier 1818, avoir passé plusieurs fois dans des ruisseaux d'eau chaude, qui découlent des flancs de cette montagne. Nous devons à un travail de M. Dupuy, pharmacien en chef de la marine, publié en 184-2, des renseignements sur ces sources dignes d'intérêt.
Leur température varie entre 33° et 100° c. M. Dupuy les range ainsi qu'il suit, d'après l'analyse chimique l'aile par lui pour chacune d'elles.
A. Sources sulfureuses.
1° Eau des hauteurs de Matouba (Basse-Terre), à 1 01 5 mètres d'élévation. Tempér. de 53° à 5ft° centigr. — 2 cent, cubes, 113 en volume de gaz hydrogène sulfuré. — Principes fixes, pour un litre d'eau évaporée : lgr,10, formés presque en totalité de sulfate de chaux et de très faibles proportions de chlorures de calcium et de sodium. On remarque d'abondants dépôts de soufre hydraté dans la ravine avoisinante.
B. Salines faibles {sulfatées et bicarbonatées mixtes).
T Eau de Pigeon ou Bain du curé. Commune de Bouillante. Tempér., h\n centigr.
3° Source du bord delà rivière de Bouillante. Tempér., 60° centigr.
U° Eau de Dolé. Tempér., 33° à 38°, 5 centigr.
Il y a, en cet endroit, un hôpital thermal militaire pour les convalescents.
5° Eau de la ravine du Lamentin, non loin de la grande rivière Goyave. Tempér., 34° centigr.
C'est le seul endroit où l'on ait pris quelques dispositions pour attirer les baigneurs. Au milieu d'un terrain argileux, existe une piscine naturelle, vaste, couverte en partie et assez convenablement disposée pour le bain en commun. Dans la saison sèche, un grand nombre de malades de la Pointe -à-Pitre et de la Grande-Terre, atteints de douleurs rhumatismales et de fièvres intermittentes rebelles, fréquentent cette localité. Le site est boisé et salubre.