‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 210 sur 310 · SAINT-DOMINGUE · texte numérisé non relu

SAINT-DOMINGUE

kaivi -dizier (France, Haute-Marne). Dans une forêt située & 2 kilomètres de la ville de Saint-Dizier.

Ferrugineuse bicarbonatée.

Eau : un litre.

Gram.

Uaz acide carbonique 0,1627

Gaz hydrogène sulfuré 0,0216

Carbonate de chaux 0,0201

— de magnésie 0,0232

Sulfate de soude 0,0300

— de chaux 0,0297

— de magnésie 0,0480

— de potasse 0,0320

Phosphate d'alumine 0,0200

Sesquioxyde de fer 0,1 100

Manganèse \

Silice > traces

Strontiane, brome, iode, cuivre )

(Legrip.)

L'analyse qui précède peut être considérée seulement comme approximative, car, suivant l'opinion judicieuse de M. O. Henry, il est difficile d'admettre la concomitance de l'hydrogène sulfuré avec le bicarbonate de fer, sans qu'il se produise du sulfure noir de fer. M. O. Henry, d'après l'examen qu'il a fait de cette eau, n'a pas trouvé une proportion de fer aussi considérable que celle indiquée par M. Legrip. Enfin le mode opératoire suivi par ce dernier chimiste met hors de doute qu'il y a eu erreur dans le dosage de l'hydrogène sulfuré.

L'eau de Saint-Dizier serait donc une eau ferrugineuse bicarbonatée, riche en matière organique et par cela même très altérable. Elle est connue depuis très longtemps et fréquentée seulement par les gens de la localité; on lui donne le nom de Fontaine Marin ou Marina.

SAINT-DOMINGUE (Amérique centrale, île d'Haïti).

On trouve à Saint-Domingue, dans le quartier du Port-à- Piment, les sources de Boynes, au nombre de sept, réputées sulfureuses, d'après d'anciennes analyses, et dont la température varie de 49° à 53° centigr. Elles émergent au milieu d'un terrain bourbeux, où l'on raconte qu'un nègre, gardeur de bestiaux, s'enfonça soudainement avec son cheval et découvrit de la sorte ces eaux thermales. L'administration française, en 1770, les réunit dans un établissement bien organisé et qui jouit longtemps d'une certaine célébrité. Alibert (Précis sur les eaux miner., 1826) cite celte station, d'après les docteurs Chervin et Dalmas, comme très importante. Un hôpital militaire thermal y était alors entretenu par les soins du gouvernement. Les rhumatismes, les paralysies, les affec-

SAJNT-GALMIEK. 681

tions arthritiques de nature strumeose, rentrent dans la spécialisation des eaux de Boy nés qui paraissent surtout agir par leur thermalité.

On signale encore, à proximité des sources précédentes, celles de Barrique, également sulfureuses, mais moins chaudes (28" à 29° cent.). Plus loin, le docteur Bally a fait mention des eaux de Santiago de los Cavalleros, de composition analogue, assez fréquentées, et suffisamment installées pour le traitement des maladies de peau et des affections rhumatismales.

saint-donat (France, Puy-de-Dôme, arrond. d'Issoire). Près du hameau du Sac jaillit une source minérale de composition et de température inconnues jusqu'à ce jour, et à laquelle les habitants du pays attribuent une foule de propriétés thérapeutiques.

saiïvt- Félix ims l'AiiaiiiîLS (France, Gard, arrond. du Vigan).

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Eau : un liire.

Azote indét.

Acide carbonique i/10 du vol.

Gram.

Ricarbouate de chaux I

— de magnésie. j °>088

— de soude 0,021

— de fer 0,046

— de manganèse Iraces

Créuate de fer 0,003

— et silicate de soude 0, 103

Sulfates de soude et de chaux 0,030

— de potassium et de magnésium 0,005

Silicates de chaux et d'aluiuiue 0,025

Matière organique traces

0,406 0. Henry, 1844.)

saint-floket (France, Puy-de Dôme, arrond. d'Issoire).

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 15 à 16° centigr.

M. Nivet signale dans cette localité deux sources qui s'échappent à la base de la tour de Saint-Ramband et qui forment une grande quantité de travertins ou incrustations. Pas d'analyse ; ces eaux ne paraissent pas avoir été utilisées jusqu'à présent.

SAiivr-GALraiFR (France, Loire, arrond. de Morilbrison). A 20 kilomètres de celte ville. Chemin de fer de Paris à Lyon (ligne du Bourbonnais).

Bicarbonatée calcique. Froide.

Trois sources dites de Fonfort, André et Bai/oit, ayant la mémo ori-

682 SA1NT-GALMJER.

gine et à peu près la même constitution : elles sortent de la faille qui

limite le granit du Beaujolais, du côté du Forez.

Air riche en oxygène

Acide carbonique libre

Bicarbonate de chaux )

— de magnésie. . . . j

— de strontiane

— de fer |

— de manganèse . . . ) Sulfate de soude

— de chaux

Azotate alcalin

— de magnésie 0,060

Chlorure de sodium 0",216

— de magnésium »

— de calcium »

Phosphate soluble traces

Silice et alumine 0,036

Oxyde de fer »

Matière organique 0,024

au : un litre.

Source

Source

Source

FONFORT.

André.

Badoit.

T.it.

Lit;

q. inapp. | 1 vol. 1/2)

1 vol. 1/2

Gram.

Gram.

Gram.

inapp.

indiqué

0,0200 indices

0,1340 indices

(O. Henry, 1839 et 1846.)

La source Fonfort, la plus anciennement connue, est captée dans un puits, et son volume est évalué à 28 ou 29,C00 litres par vingt-quatre heures; elle appartient à la ville de Sainl-Galmier. A quelques mètres de la source Fonfort se trouve la source André qui n'est qu'une branche de la source mère; elle a un débit de 20,000 litres par vingt-quatre heures, et sa découverte remonte à l'année 18/i3.

La source Badoit a la môme origine que la source Fonfort, et elle a été isolée en 1845.

On a remarqué que les sources André et Badoit sont plus minéralisées que la source Fonfort, ce qu'il faut attribuer à ce que celle-ci reçoit des eaux douces.

Les eaux de Saint-Galmier ne sont guère utilisées que transportées, et encore plus souvent à titre d'eaux digestives que d'eaux médicamenteuses. Elles constituent une boisson très agréable, légèrement stimulante, qui éveille l'appétit, ranime les digestions languissantes, et peut ainsi concourir utilement au traitement hygiénique ou médicamenteux d'affections diverses. Quant aux applications de ces eaux aux dermatoses, au rhumatisme, à la chlorose même, nous ne saurions y attacher la même

SAINT-GERAUD. 683

importance que M. Ladevèze (Essai sur les eaux minérales rie Saint - Galmier, 1845). Nous admettons plus volontiers que leur usage habituel agisse efficacement sur les gravelles urique ou phosphalique, d'autant plus qu'elles peuvent être prises à doses assez élevées.

sti\ i-«.i:\i* (Italie, Piémont). Dans la province de Turin, à 225 mètres de Castagnetto, à 2 myriamètres de Turin.

Chlorurée sodigue (sulfureuse). Tetnpér. , 12 à \U° centigr.

Eau : un litre.

Orum.

Chlorure de sodium 2,1034

Sulfate de soude 0,0151

lodure de sodium 0,0 13G

Oxyde de fer 0,0066

Silice 0,0254

Alumine 0,0015

Cent. cul).

Gaz acide carbonique 19,5

Gaz hydrogène sulfuré 05,0

Azote 17,5

42,0 (Lavini, 1830.)

Ces eaux se prennent en boisson et se transportent, pour le traitement des affections scrofuleuses et des obstructions abdominales. A Turin, on les recommande pour la guérison du goître, en particulier.

saint-georges-des monts (France, Puy-de-Dôme).

Près de Saint-Georges-des-Monts, il existe une source minérale ferrugineuse bicarbonatée froide, qui porte dans la localité le nom de fontaine de Bourdelles. Pas d'analyse ni de renseignements sur son milité.

SAINT-GERAUD (France, Cantal, arrond. de Mauriac). A 5 kilomètres de celte ville, deux fontaines minérales ferrugineuses bicarbonatées, marquant 12°, 5 environ, se rencontrent à l' extrémité nord de la commune d'Ally, sur la rive gauche de l'Auze. Les eaux au sortir de leurs griffons creusés dans le gneiss se rendent dans des bassins entourés d'arbres.

On n'a pas encore entrepris d'analyse suivie sur les eaux de Saint-Geraud ; on sait seulement qu'elles renferment de l'acide carbonique, et des carbonates de chaux, de magnésie et de fer. On les prescrit dans l'aménorrhée, la chlorose et les affections scorbutiques.

Malgré la difficulté des abords, dit M. Nivet, elles sont très fréquentées.

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