‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 23 sur 310 · C. Salines fortes {chlorurées sodiques · texte numérisé non relu

C. Salines fortes {chlorurées sodiques

6° Fontaine bouillante à la lame. Tempér., 100° centigr.

Eau : un litre.

Grano.

Chlorure de sodium 15,100

Sulfate de chaux 2,200

Chlorures de magnésium et de calcium 3,500

Carbonate de chaux 0,900

— de soude 0,300

Silice 0,125

Perte 0,750

On signale cette source à l'une des extrémités de l'anse où se trouve le bourg de Bouillante. Elle sort, accompagnée de vapeurs abondantes, au bord de la mer, de telle sorte que la lame la cache souvent ou la découvre alternativement. M. Dupuy fait remarquer qu'en aucun autre point de cette plage étendue, on ne rencontre une source analogue. Elle a été attribuée depuis longtemps, avec vraisemblance, à quelque communication directe avec les cavités souterraines brûlantes de la montagne la Soufrière, qui seraient le foyer commun. A plusieurs mètres environnants, le sable est soulevé par l'effet combiné de l'eau thermale et des vapeurs. Le sol devient même intolérable à la plante des pieds. On n'a pas utilisé cette source.

7° Eau du palétuvier de Bouillante. Tempér. , 70" centigr. Terrain marécageux, à 300 mètres du rivage. Source non usitée.

8° Bains chauds Beauvallon (Basse-Terre). Au pied de la Soufrière. Tempér. 35° centigr. Terrain argileux. Vaste bassin où l'on peut nager.

D. Salines fortes, avec dépôts ferrugineux.

9° Bains Jaunes (Basse-Terre). Ravine avec plusieurs bassins naturels, tapissée de dépôts d'ocre rougeâtre. Tempér., 49", 5 centigr.

Les dépôts contiennent 58 pour 100 de tritoxyde de fer associé avec 18 pour 100 de silice. Mais l'eau, qui est certainement très ferrugineuse avant son arrivée au contact de l'air, abandonne ce principe minéralisateur si rapidement, qu'elle ne conserve même pas le goût atramentaire caractéristique. On la considère comme excitante et tonique. Il n'y a pas d'établissement.

10° Eau du morne Goyavier (Basse-Terre), presque au sommet du morne. Tempér., 53" centigr., au griffon principal.

Il est à présumer que le tremblement de terre de 1843, qui a eu des effets si terribles dans cette colonie, aura modifié plusieurs des phénomènes naturels dont nous venons de parler. II n'en est fait mention dans aucune publication.

GUAGNO OU SAINT-ANTOINE DE GUAGNO. 65

GUAGNO on mi\ i-avhmm de «UAGNO (France, Corso, arrond.

d'Ajaccio). A 63 kilomètres de celle ville, dans un vallon qu'arrose le Grosso.

Sulfurée sodique. Tempér. , de 37° à 50° ou 52° centigr.

Deux sources désignées sous les noms de : Grande source, marquant 50° à 52°, et jaillissant avec un débit évalué à 7^800 litres par vingt-quatre heures, et de Petite source, ayant une température de 37°, et fournissant 9300 litres d'eau par vingt-quatre heures. Elles se réunissent à leur point d'émergence pour alimenter les différentes parties de l'établissement thermal, et l'eau minérale se trouve ramenée à la température de 41° centigr. La composition de la Grande source est reproduite ici.

Eau : un litre .

Litre.

Acide carbonique 0,033

Gram.

Carbonate de soude 0,087

Sulfure de sodium 0,106

Sulfate de soude 0,113

— de chaux 0,148

— d'alumine 0,023

Azotate de potasse 0,019

Chlorure de sodium 0,2 i2

Silice 0,048

Glairine 0,072

Perle 0,027

(POGGIALK.)

L'analyse que nous transcrivons est empruntée à Y Annuaire des eaux de la France ; mais tout nous porte à croire qu'en ce qui concerne la proportion du sulfure de sodium, il y a eu une transposition de chiffre, car d'autres auteurs indiquent seulement 0?r,024 au lieu de 0?r,106 : on ne connaît pas en effet d'eau sulfurée sodique qui renferme un décigramme de sulfure de sodium par litre.

L'établissement thermal est destiné à la fois aux malades civils et aux militaires. Ceux-ci logent dans un hôpital situé à une très petite distance et sur un plan plus élevé. Des piscines, des baignoires, des appareils de douche et une buvette, complètent le service des eaux, lequel est bien organisé.

C'est surtout entre le traitement des maladies de peau et celui de? accidents consécutifs aux blessures par armes à feu, que se partage la spécialisation de Guagno. Les effets obtenus dans ces circonstances se rapportent, pour la plupart, à la médication tantôt substitutive, tantôt simplement excitante. On comprend que certaines formes torpides de Dict. des Eaux miner. — T. II. 5

66 GUARMA VIEJA.

rhumatisme et quelques cas de névralgie sciatique s'accommodent de ces mêmes propriétés. Nous devons remarquer que M. le docteur Collin contre-indique les eaux de Guagno dans les affections scrofuleuses et dans les maladies syphilitiques. Non-seulement il ne les a vues produire alors ni guérison ni souvent de soulagement, mais encore il insiste sur l'aggravation ([d'elles auraient provoquée en mainte occasion semblable. Nous pensons cjue cette opinion tend à généraliser sans nécessité quelques particularités tenant, soit au mode d'administration du traitement, soit à l'idiosyncrasie morbide des sujets. Mais on ne saurait négliger ces remarques consignées à propos d'une eau sulfurée sodique, faiblement minéralisée par rapport à la plupart des sources analogues des Pyrénées.

Les effets du bain sont quelquefois secondés par ceux de la boisson : la dose à laquelle on boit ces eaux est de trois ou quatre verres dans la journée. Elles seraient plutôt laxatives que constipantes.

La situation de Guagno passe pour pittoresque, mais l'établissement thermal a l'inconvénient d'être éloigné de toute habitation et de tout village.

gi anabacoa. Voy. Cuba.

(.1 utmi ah:ja (Espagne, prov. d'Almeria). Bains à 32 kilomètres de Murcie et à 8 kilomètres de Berja.

Sulfatée sodique.1 Tempér. , de 23° à 40° centigr.

Eau : un litre.

G ra m.

Chlorure de sodium 7,502

— de calcium 3,797

Sulfate de chaux 4,950

— de magnésie 8,050

— de soude 14,951

Soufre libre , . 0,400

Acide silicique 0,450

Matière organique 0,G56

Perte 0,268

Cent. euh.

Gaz acide carbonique libre 31 ,95

— oxygène 18,05

— azote 13,88

— hydrogène sulfuré 0,88

64,70 (Romero y Albacete, 1852.)

Ces eaux, assez fréquentées, sont peu employées en boisson. On les

prend en bains dans une excavation naturelle qui sert de piscine à quinze

ou seize personnes à la l'ois. Les affections rhumatismales et les maladies

de la peau forment leur spécialisation.

GUÎLLON. 67

[| reste incertain si celle e;m minérale appartient aux eaux sulfatées ou aux eaux sulfurées, car l'analysé qui précède nous semble avoir été faiie avec un liquide altéré:

KUERNESET. L'une des îles anglaises de la Manche. A 52 kilomètres de Cherbourg, à 72 kilomètres de Saint-Malo.

Bains de mer.

«LESALAGA. Voy. CESTONA.

«a ip:i ijis (Les) (France, Hautes-Alpes, arrond. de Briançon). Sur le bord de la Guisanne.

Sulfurée calcique. Tempér. , lh",'21.

Eau : un îilre.

Litre.

Az0te 0,00730

Acide carbonique 0,08928

— sulfhydrique 0,01532

Gram.

Carbonate de chaux 0 746

— de magnésie 0,'o38

Sulfate de soude 0,001

— de cliaux ........... 0 029

— de magnésie 0 210

Chlorure de sodium «. 0 314

— de calcium 0 021

— de magnésium 0,097

Glairine traces

Matières organiques traces

(NlEPCE.)

Le débit de la source est de 500 hectolitres par vingt-quatre heures. En s épanchant sur le sol. l'eau abandonne une proportion notable de matières organiques sous la l'orme de filaments blanchâtres. On n'a rien publié sur ses applications thérapeutiques.

GUILLON (France, Doubs, arrond. de Baumes-ies-Dames). Dans le vallon arrosé par le Gurancin. A 5 kilomètres de Bautnes-les-Dames.

Sulfurée calcique. Tempér., 13°centigr.

Eau : un titre.

ii in j • Cêût. cul).

Acide sulfhydrique 20 25i>

— carbonique 2 j '320

Azote '. l',500

Chlorure de sodium 0 3r>

Carbonate de chaux.

— de magnésie

Sulfate de soude 0020

— de chaux .' 0'00g

Matière organique indét

0,318 (Desfosses, Thbnàbd et Pouillut.)

68 GUNTHERSBAD

Il existe à Guillon un grand établissement de bains à l'eau sulfureuse, avec bains russes, douches et un appareil complet d'hydrothérapie. La source est captée dans deux citernes d'où l'on élève l'eau au moyen d'une machine à vapeur, pour être ensuite échauffée par serpenlinage. Les citernes et le réservoir sont entièrement clos, afin de prévenir l'altération du principe sulfuré.

On administre l'eau en boisson et en bains, et elle produit souvent la poussée. Les affections qu'on y traite le plus souvent sont les névralgies rebelles, les roideurs articulaires, les maladies de la peau, la suppression des règles et les maladies syphilitiques invétérées. Dans ces différents cas, l'eau minérale en boisson est indiquée pour seconder la médication par les bains russes et les bains sulfureux.

GUITERA (Corse, arrond. d'Ajaccio). A 53 kilomètres de cette ville.

Sulfurée sodique. Tempér. , a 5" centigr.

Eau : un litre.

Gram.

Bicarbonate de chaux ,

0,01; de magnésie )

Carbonate de soude ( n 017

Sulfate de soude )

Sulfure de sodium ". quant, indét.

Chlorure de sodium 0,040

Silice et alumine 0,010

Glairine et matière organique traces

0,082 (0. Henry.) L'analyse qui précède peut être considérée seulement comme approximative, car elle a été exécutée avec de l'eau transportée à Paris. Rien ne prouve, en outre, que la source ne doive pas êlre comprise parmi les sulfurées calciques. Elle jaillit par sept ouvertures d'une roche de granit et avec un débit de 360 000 litres par vingt-quatre heures.

Il existe à Guitera un établissement thermal composé de deux piscines communes à tous les baigneurs. Mais la localité est complètement dépourvue des ressources que réclame la médication hydro-minérale. GEITIRIZ (Espagne, prov. de Lugo).

Sulfurée. Tempér., 19" centigr.

Les bains se prennent à peu près à découvert, dans la source même. On emploie surtout ces eaux à l'intérieur, dans le traitement des affections cutanées. Cette localité est de plus en plus fréquentée.

GUNTHERSBAD (Allemagne, princip. de Schwarzbourg-Sondershausen). Dans le village de Stockhausen, à ZjO kilom. de Sondershausen et d'Erfurt. — Deux sources :

1° Sulfatée calcique. Tempér., 43° centigr. 2° Chlorurée sodique. A. Sc/t/refelquelle.

GURNIGEL. 69

Eau: 16 onces. Eau : un Ittre.

Grains. Gram.

Sulfate de chaux 1,180 =. 0,1 il

— de magnésie 0,96") = 0,119

— de soude 0,370 = 0,043

Chlorure de sodium 0,050 = 0,006

— de magnésium 0,157 = 0,019

— de calcium traces = traces

Carbonate de chaux 2,104 = 0,260

— de magnésie 0,231 = 0,028

Matière extractive 0,017 = 0,002

Pouc. cul). Cent. cul).

— hydrogène sulfuré indét.

— — carboné 1,499 = 74,5

(Bucbolz.)

Cette source, aménagée depuis 181&, est considérée comme sulfureuse^ eu égard à ses caractères physiques, et en vertu sans doute de quelque décomposition produite parla nature du terrain qu'elle traverse.

B. Kochsalzquelle. Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Graius. Gram.

Chlorure de sodium 22,320 = 2,767

Sulfate de chaux 5,115 = 0,620

Chlorure do calcium traces = traces

Carbonate de magnésie 0,368 = 0,045

— de chaux 2,046 = 0,253

Pouc. cub. Cent. culi.

Gaz acide carbonique 22 = 1100

Cette source saline est voisine de la précédente. t.i ici.i 1 1 1 1 o. Voy. Ischia.

4.1 icm<.i i (Suisse, canton de Berne). Village, sur la montagne de ce nom, à 1197 mètres au-dessus du niveau de la mer, à proximité de Berne. Sulfatée calcique. Tempér., 8° centigr.

Eau : 16 onces. Eau: un litre.

Grains. Gram.

— de soude 0,110 = 0,011

Chlorure de sodium 0,040 = 0,004

— de magnésium 0,040 = 0,004

Carbonate de magnésie 0,270 = 0,028

— de chaux 2,000 = 0,212

— de fer 0,008 = 0,001

Matière extractive 0,030 = 0,003

Pouc. cub. Cent. cub.

Gaz hydrogène sulfuré 0,550 = 29,7

— carboné 0,540 = 28,1

— acide carbonique 0,380 = 20,5

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