SÉMINALES (PERTES
amant d'écucils devant lesquels vient échouer l'analyse chimique pratique. Tout ce que nous pouvons croire c'est que dans les eaux à forte minéralisation, la plus grande partie des acides dominants est unie avec la plus grande partie des alcalis et des oxydes également dominants. Mais quant au partage des autres acides entre les autres bases, l'analyse chimique théorique est seule capable de nous renseigner, mais d'une manière très approximative. (Voy. MINÉRALISATION DES EAUX. PRIN- CIPES MINÉRALISATEURS.)
SELS DE 'WICHY. Voy. YlCHY (SELS DE).
si. il ins ou SELTZ (Allemagne, duché de Nassau). Près du village de JNiedersellers, à 12 kilomètres de Limbourg-sur-la-Lalm et à /i0 de Mayence, source abondante, jaillissant dans une jolie vallée du Ta un us.
Chlorurée sodique. Tempér. , 17°, 50 centigr.
Eau : un litre.
Grain.
Bicarbonate de soude 0,970
— de chaux 0,551
— de magnésie 0,209
— de strouliaue traces
Chlorure de sodium 2,010
— de potassium 0,001
Sulfate de soude 0,150
Phosphate de soude 0,040
Silice et alumine 0,050
Bromure alcalin, crénates de chaux et de soude,
matières organiques traces
Acide carbonique libre 1,035
5,105 (0. Henry.)
L'eau de Selters est fraîche, acidulé, piquante, d'une saveur ferrugineuse, un peu alcaline et légèrement salée. Il s'en dégage une grande quantité de bulles de gaz acide carbonique. On ne l'emploie qu'en boisson, comme étant digestive, tonique et fortifiante. Elle a été conseillée dans les affectionscatarrhales des organes respiratoires et même dans la phthisic pulmonaire; mais c'est vraisemblablement par extension de ses propriétés apéritives. Elle reste une des meilleures eaux de table qu'on puisse citer et qui n'a rien de commun avec Veau de Seltz artificielle. Pas d'établissement. Expédition considérable.
SEMINALES (Pertes). Il ne faut pas compter sur une intervention directe des eaux minérales dans la spermatorrhée, malgré la place que les pertes séminales tiennent dans les notices ou les monographies, consacrées aux établissements thermaux. Seulement, comme les pertes séminales se trouvent habituellement liées à quelque état constitutionnel
16$ SENKlilL.
fâcheux, primitif lui-même ou consécutif à la spermatorrliée, des eaux minérales appropriées peinent se trouver très indiquées, el si elles ne s'attaquent pas à la spermatorrliée elle-même, exercer sur elle une influence indirecte, par suite de l'influence très favorable qu'en peut ressentir l'état général.
Il semble résulter de ce qui précède, que l'indication devrait se rattacher exclusivement à la considération de l'état général; mais il n'en est point ainsi. On sait que la spermatorrliée dépend tantôt d'un état d'asthénie, local ou générai, et tantôt au contraire d'un état d'éréthisme des organes mis en jeu à son sujet, état d'éréthisme dont l'ensemble du système porte plus ou moins profondément l'empreinte, ("/est de cette double considération que dépend le traitement local, médical ou chirurgical, de la spermatorrliée. C'est elle qui doit également présider au choix des eaux minérales.
Dans le premier cas, le plus ordinaire, on aura recours à des eaux excitantes, toniques, reconstituantes, empruntées aux sulfurées, bicarbonatées, aux ferrugineuses, aux bains de mer. Dans le second, au contraire, on devra redouter les conséquences d'un traitement excitant, dont l'indication paraîtra souvent découler de l'état général, mais dont le retentissement ne manquerait pas de se faire sentir d'une manière fâcheuse sur les organes spécialement affectés. On s'en tiendra alors à des eaux peu caractérisées, plutôt sédatives qu'excitantes, telles que la Preste, Moligt (sulfurées dégénérées), ou Néris, Luxeuil, ou Fuiicaudes, Ussat, Bagnères-de-Bigorre (sulfatées calciques), etc.
si;.m n (France, Côle-d'Or). Aux environs de Semur il existe une source chlorurée sodique qui jaillit du terrain keupérien, et qui ne paraît pas avoir reçu encore d'applications médicales.
Analysée par Ebelmeii, afin de connaître sous ie rapport industriel la proportion du sel marin qu'elle contient, cette eau minérale a donné par litre :
Grain.
Chlorure de sodium, 4,80
— de calcium 0,41
Cette source est abandonnée comme ne renfermant pas assez de sel marin pour être exploitée avec avantage à la manière des salines du Jura et de la Meurllie.
KEIVEU1L (France, Dordogne). A 2 kilomètres de lliberac.
M. Pâtissier signale dans un vallon marécageux une source minérale ferrugineuse dont il ignore la température, la composition et l'ein^ ploi.
sKHAVALLi:. 763
SENTEIN (France, Ariége, anond. de Saint-Girons). A 28 kilomètres de celle ville.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., \1°,k centigr.
Eau : un Mire.
Acide carbonique libre 1 /8 du vol,
Giam.
Bicarbonate de chaux
de magnésie.
Sulfate de chaux, peu \
Chlorures de sodium et de calcium (
de soude et de magnésie ( „ j ^q
indiqués
— de magnésium
Crénatc alcalin
Sel de potasse
Sésquioxydë de fer 0,0590
Nickel indices
Silice , alumine )
Matière organique azotée :• 0,0007
Arsenic ou principe arsenical )
0,4117 (0. Henry, 1854.)
L'eau de Sentein a encore été analysée par M. Rigout, mais les résultats de ce chimiste diffèrent sous tous les rapports de ceux de M. O. Henry.
On a créé depuis peu un petit établissement thermal fréquenté patquelques malades des communes voisines. On l'emploie en bains et surtout en boisson, dans la chlorose, l'anémie, la leucorrhée, la dyspepsie, et les affections qui se rattachent à ces divers états. L'eau de Sentein est transportée.
SER \<.l io (Italie, Toscane, Val d'Arbie).
Simon signale dans cette localité une source minérale marquant 15°, et qui contient d'après M. Giuli une petite quantité de chlorures de sodium et de magnésium, et des carbonates de chaux et de magnésie.
SERAPIS (Temple de). Voy. l'OUZZOLE.
SEitWAU i; (Italie, Toscane).
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 17° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Carbonate de chaux 2,132 = 0,208
— de soude 1,066 = 0,1 Oi
— de magnésie 0,799 = 0,078
— de fer 0,266 = 0,026
Chlorure de sodium 1.599 = 0,1 5C>
— de magnésium 0,533 = 0,052
6,928 = 0,676 Pouc. cub. Cent. cub.
Gaz acide carbonique 4,176 == 225,0
(Giuu.)