SÉDATIVES (EAUX
Mais il est un point essentiel qui n'échappe pas à l'appréciation médicale et dont les malades seuls ne se rendent pas toujours un compte exact. Nous voulons parler de la nécessité de donner au traitement une durée suffisante et de le répéter à plusieurs reprises, pendant plusieurs années même, s'il le faut, pour arriver à la transformation décisive d'un état constitutionnel déterminé. La lâcheuse tradition des prétendues saisons de vingt et un jours a des inconvénients qu'il suffit de signaler pour en montrer l'abus et les remplacer par une pratique plus éclairée.
Le choix des eaux minérales et des bains de mer se réglera encore, selon les avantages de climat et d'aération que chaque station peut offrir. On comprend que l'altitude, l'atmosphère des montagnes ou des plaines, le littoral du midi ou du nord importent à considérer, lorsqu'il s'agit d'opposer un concours efficace de conditions hygiéniques et médicalrices à une des dialhèses les plus rebelles entre toutes.
ttcitOFULiDE». Voy. Scrofule.
nebasi ianweilek (Allemagne, Wurtemberg). Entre Tubingue et Hechingen, deux sources d'égale composition, sortant du lias.
Sulfatée sodique. Tempér. , 17° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un lilre.
Giiiins. Grain,
Sulfate de soude 4,51 = 0,541
— de magnésie 1,61 = 0,193
Chlorure de sodium 0,59 = 0,060
— de magnésium 0,23 = 0,027
Carbonate de chaux 3,72 = 0,446
— de magnésie 0,41 = 0,049
— de 1er 0,06 = 0,007
Silice 0,18 = 0,019
Matière humique 0,02 = 0,002
11,33 = 1,344 l'ouc. cub. Cent. cul».
Gaz hydrogène sulfuré 4,33 p. 100 = 233,8
Azote, hydrogène carboné. . . 3,07 = 165,7
(SlGWAHT.)
Un établissement bien installé permet d'utiliser ces eaux sous toutes les formes. Elles passent pour iaxatives et diurétiques.
SECONDAIRES (Eaux). Voy. ACCIDENTELLES (EAUX).
séiiatiyes (Eaux). Les eaux minérales sont généralement exci* /au/cs; et lorsque M. Léon Marchant a invoqué l'excitation qu'elles déterminent pour expliquer leur action thérapeutique, il a rattaché d'une manière trop exclusive leurs effets à une des circonstances les plus générales de leurs applications [liech. sur l'action thérap. des eaux min., 1832).
Ce serait cependant une erreur de considérer les phénomènes d'ex-
753 SEGRAY.
citation qui s'observent si habituellement sous l'influence du traitement thermal, comme dépendant uniquement des propriétés inhérentes aux qualités mêmes des eaux minérales, ou à leur minéralisation. C'est à leurs modes particuliers d'administration, et spécialement à leur thermalité, qu'il convient de les rattacher pour une grande partie. On peut même établir en principe (pie l'on détermine à volonté tel ou tel degré d'excitation, suivant le degré de thermalité que l'on met en usage.
Cependant il est une série d'eaux minérales qui semblent posséder par elles-mêmes, des propriétés relativement sédatives, ce sont les eaux faiblement minéralisées de toutes les classes, les eaux à basecalcique et surtout les eaux sulfatées de celte base. Nous ne saurions trop appeler l'attention au sujet de l'influence que la nature des bases, ou calciques ou sadiques, exerce sur les eaux minérales les plus rapprochées par leur principe acide, relativement à leurs propriétés excitantes ou sédatives.
L'action sédative des eaux minérales offre ceci de particulier qu'elle n'est jamais débilitante, et qu'elle accompagne eu général un certain degré d'action reconstituante, tonique en définitive. On la recherche chez les individus excitables, sujets aux congestions actives ou névropathiques, dans les névroses, dans les maladies utérines ou des voies urinaires, les affections de l'utérus ou de la vessie s'accompagnant en général d'une excitabilité particulière des organes malades ou de tout le Systems dans certaines dermatoses, etc.
$ÉDIME\TS. Voy. DÉPÔTS.
SEtteRBE (Espagne, prov. deCastellonde la Plana). Source chlorurée sadique sulfureuse. Tempér. , 23° centigr. On l'emploie»seulement en boisson, dans les affections herpétiques et scrofuleuses. Pas d'analyse quantitative.
SEGRAY (France, Loiret, arrond. de Pitliiviers).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Eau : un litre.
Grain.
Acide carbonique libre 0,161
Bicarbonate de chaux 0,214
— de magnésie 0,065
— de fer 0,008
Chlorure de magnésium j
— de sodium V 0,025
— de calcium , . )
Sulfate de magnésie 0,016
— de chaux 0,012
Silice et alumine 0,027
Matière orgauique nou azotée 0,016
0,544 (0. Henry, 1839.)
SELS JUINS LES EAtJK MINÉRALES. 71,9
Celle source est assez fréquentée par les habitants du Loiret et des
départements voisins. 11 n'y a pas d'élablissemeni thermal.
SEGRÉ (France, Maine-et Loire). Dans la ville de Segré el sur le
bord de l'Oudon.
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Eau : un litre.
Griim.
Bicarbonate de chaux 0,042
de magnésie 0,025
— de fer 0,017
de manganèse traces
Sulfate tle chaux 0,075
— de magnésie 0,058
Chlorure de calcium 0,075
— de magnésium 0,075
Silice 0,058
Matière organique azotée 0,033
(MÉNIÈRE et CODEFROY.)
Analyse sans doule incomplète en raison de l'absence des alcalis (sonde et potasse) qui ne sont, pas signalés.
La source de Segré qui porte aussi le nom de la Rivière est fréquentée journellement par les malades du pays.
SEGERA DE ARAGON (Espagne, prov. de ïeruel).
Sulfatée calcique. Tempér. , 2U° centigr.
Eau : une livre. Eau : un litre.
Grains. Grain.
— de soude 0,045 = 0,004
Chlorure de sodium 0,075 == 0,007
— de magnésium 0,003 = 0,001
Acide silicique petite quant. petite quant.
Gaz acide carbonique 1,237 — 0,121
(Jaball, 1819.)
Ces eaux sont employées en boisson et en bains, étant chauffées pour ce dernier usage. Traitement des maladies rhumatismales. Établissement de médiocre importance.
SELMAS (Perse). Ville au nord du lac d'Ourmiah, dans laquelle on signale dés eaux sulfureuses thermales.
SEL*» DAN** LES EAUX MINÉRALES. Les sels que les sources apportent avec elles forment la base autour de laquelle gravitent la plupart de nos connaissances hydrologiques ; c'est qu'en eil'et les propriétés physiques, chimiques et médicales des eaux minérales dépendent, du
moins pour la plus grande partie, de la nature et de la proportion des matières salines qu'elles contiennent.
Il n'y a pas plus d'un demi-siècle, les chimistes n'inscrivaient dans leurs analyses que sept à huit sels qui étaient les carbonates de soude, de magnésie et de chaux, les sulfates de chaux, de soude et de magnésie, et enfin les chlorures de sodium et de magnésium. Mais depuis cette époque le cercle s'est considérablement agrandi, et actuellement on n'en compte pas moins de quarante à cinquante variétés qui se rapportent tous aux types suivants :
Carbonates neutres et bicarbonates,
Sulfates,
Nitrates,
Phosphates,
Arsénites et arséniates,
Hyposulfites,
Sultites,
Sulfures,
Sulfhydrates de sulfures,
Silicates,
Borates,
Crénates et apocrénates,
Chlorures,
Bromures,
Iodures,
Fluorures,
Nous ne rangeons pas parmi les sels des eaux minérales l'acétate, le butyratc, le formiate et le propionate de soude, indiqués dans ces derniers temps, parce que rien ne nous prouve qu'ils ne sont pas des produits formés aux dépens de la matière organique avec les acides servant à les reconnaître.
Nombreuses et variées sont les formes sous lesquelles les sels se trouvent dissous dans les eaux minérales appartenant à la même classe et quelquefois à un même groupe. Les propriétés thérapeutiques particulières que l'on attribue assez souvent à une ou plusieurs sources comprises parmi plusieurs autres sources ayant en apparence des propriétés physiques et chimiques identiques, ne sont peut-être pas dénuées autant de fondement qu'on le suppose à priori, et cela probablement parce que les acides et les bases ne sont pas combinés de la même manière.
A part les sulfites et les hyposulfites qui ne sont que des produits de décomposition des sulfures, tous les autres sels se maintiennent dans un certain état de fixité à mesure que les eaux abandonnent leur foyer d'élaboration ; mais, quoique minéralisées par les mêmes causes, on se demande si, la proportion des sels changeant, les acides et les bases affectent dans leur mode de combinaison toujours le même rapport; voilà où commence l'incertitude. Dans les eaux sulfurées sodiques d'un seul groupe, par exemple, le soufre est-il uni au sodium en totalité ou en partie'; Dans les eaux bicarbonatées, l'acide carbonique a-t-il produit avec les alcalis et avec les oxydes terreux un seul ou plusieurs bicarbonates? Enfin dans les eaux sulfatées, l'acide sulfuriqiie a-t-il salure la totalité ou une portion de la chaux, de la magnésie, de la soude ou de la potasse? Ce sont là