‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 253 sur 310 · SOI) EN · texte numérisé non relu

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plus, pendant une durée de quinze à trente minutes, et surtout de ne jamais commencer en même temps la cure de l'eau à l'intérieur et l'emploi des bains. On a remarqué que les infractions à cette méthode peuvent provoquer une excitation inattendue et troubler la marche du traitement.

Les effets des eaux ingérées varieraient eux-mêmes, suivant M. le docteur Thilenius, malgré la concordance de la composition qualitative des sources. La diversité des éléments constituants, -fixes et gazeux, et les degrés différents de température afférents à chacune d'elles autoriseraient à penser qu'il doit en être ainsi. Les médecins de Soden prescrivent les plus faibles dans les cas d'irritabilité des organes thoraciques et abdominaux. Certaines, comme le Wilhelm et le Schivefelbrunnen, conviennent à titre de dérivatives. Le n° XVIII s'adresse aux constitutions torpides. Le Soolbrunnen, ou n° IV, devient le plus effectif adjuvant des autres sources quand les évacuations intestinales, qu'on se propose d'atteindre par leuremploi, ne s'effectuent pas régulièrement (Thilenius). Il n'y a pas d'ailleurs de règle générale, et ces différentes applications, déduites de l'expérience, se subordonnent aux circonstances individuelles et à l'observation des résultats obtenus. Il en est de même aussi pour le nombre de verres, bus par les malades à jeun, et qu'on porte rarement jusqu'à plus de cinq ou six, dans une matinée.

Les eaux de Soden sont laxatives et altérantes à la fois. Elles suractivent les sécrétions; elles favorisent les procédés interstitiels de la nutrition ; elles peuvent d'autant mieux agir dans un sens de médication restaurante et. modificatrice de l'organisme, qu'elles allient en elles des principes très assimilables, le chlorure de sodium, un sel ferreux, et une proportion notable de gaz carbonique libre.

Leurs indications ont été déterminées sur ces bases. Nous y trouvons, en effet, à côté des nombreux étals morbides compris en Allemagne sous la qualification de pléthore abdominale, d'une part les affections scrofuleuses, de l'autre la chlorose et l'anémie, et les affections qui s'y rattachent ou en dépendent. M. Thilenius, admettant un rapport fréquent et intime entre les scrofules et la tuberculisation, assure que l'emploi des eaux de Soden, à l'intérieur et en bains, exerce la plus heureuse influence sur la phlhisie pulmonaire, non-seulement débutante, mais encore confirmée. Ce médecin ajoute que les conditions climatologiques de la localité contribuent à ces succès. Vraisemblablement les cas de dégénérescence tuberculeuse dont il s'agit concernaient des sujets lymphatiques ou scrofuleux, lesquels ayant été favorablement impressionnés par le traitement, ont pu recouvrer un nouvel équilibre de fonctions, et présenter même de l'amélioration dans les signes locaux et gêné-

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raux do leur affection. Mais c'est là une forme spéciale de la plitliisie qu'il faut considérer à part [voy. Phtiijsje pulmonaire]. De même, les catarrhes chroniques des voies respiratoires seront d'autant mieux adressés à Soden qu'une prédominance diathésique les entretiendra ei devra céder à l'action d'une minéralisation effective.

Les maladies de l'utérus, pourvu qu'elles dépendent plutôt d'un état d'anémiequed'uncaltéralion de iexlure et surtout de dispositions fluxionnaires, sont traitées avantageusement à Soden.

Les contre-indications de ces eaux consistent à éloigner de leur emploi tout état de pléthore ou de congestion active vers les organes importants.

Soden a un bel établissement, pourvu d'installations qui permettent la cure à toutes les époques de l'année. La douceur du climat et les agréments du site contribuent à en faire une station fréquentée. On expédie ces eaux.

souiQI a s (Eaux). Les bases sodiques sont celles qui tiennent le plus de place dans la constitution des eaux minérales. Elles forment, dans chacune de leurs classes, la division la plus importante, et constituent le seul groupe admis dans la classe des chlorurées. Leur proportion se trouve quelquefois à peu près égale à celles des sels terreux (à base de chaux ou de magnésie). C'est à ce sujet que l'un de nous a proposé d'admettre des divisions à bases mixtes (eaux mixtes), lesquelles ne se rencontrent que dans la classe des bicarbonatées et dans celle des sulfatées.

Les sels de soude, en quantité relativement très faible dans les eaux sulfurées émanant des terrains primitifs, deviennent, au contraire, plus abondants dans les eaux bicarbonatées, sulfatées et surtout dans les eaux chlorurées. Les trois premières empruntent leurs sels sodiques aux terrains primitifs et cristallisés, quant aux dernières elles se minéralisent plus spécialement au moyen des dépôts de sel gemme [voy. Soude].

Nous ferons remarquer que, dans toutes les classes des eaux minérales, les eaux thérapeutiques à prédominance sadique sont celles qui représentent les caractères les plus tranchés et les plus actifs de ces classes.

SOEST (Prusse, Westphalie).

Chlorurée sodique. Froide.

Ëau ! 1 G onces, Ëau : un litre.

Grains. Gratti.

Chlorure de sodium; ., i ... . 310,0 = 37,200

— de calcium 41,6 — 4,992

— de magnésium 5,0 ;= 0,600

Sulfate de soude.. .. , 17,0 = 2,040

— de chaux 23,6 = 2,832

Matière extraclive traces traces

Gaz hydrogène sulfuré traces traces

(Zabbl.j

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