ACIDE SULFHYDRIQUE
en grammes.
grammes.
en centimètres cubes à 0°,76 de pression
centimètres cubes.
804 SULFHYDROMÈTRIE OU SULFUROMÉTRIE.
Nous empruntons à un mémoire de Dupasquier la manière de procéder aux essais sulfurométriques.
Si l'eau minérale paraît très sulfureuse, ce qu'on reconnaît à son odeur ou par un essai préalable avec une solution d'azotate de plomb, il convient de n'opérer que sur un quart de litre. On verse ce liquide avec le moins d'agitation possible dans la capsule de verre ou de porcelaine, puis on y ajoute à peu près une cuillerée de solution d'amidon et on mélange le tout avec l'agitateur, de manière cependant à ne pas trop favoriser le contact de l'air, dont l'oxygène altère l'eau minérale.
Si l'eau paraît faible en composé sulfureux, il convient d'agir sur un litre, et même si l'eau supposée minéralisée par le soufre ne contient que des traces de ce principe, il faut agir comparativement sur un litre d'eau commune.
Les choses ainsi préparées, on remplit le sulfuromèlre de la liqueur normale d'iode jusqu'au trait le plus élevé de l'échelle de graduation, en tenant un doigt pressé contre l'ouverture capillaire de l'extrémité effilée, afin d'empêcher l'écoulement du liquide; puis, appliquant le pouce sur l'extrémité opposée, on laisse écouler lentement la solution d'iode dans l'eau minérale, en facilitant sa réaction par une faible agitation, au moyen du tube de verre. Le liquide coulera d'abord en un filet continu, puis la colonne venant à diminuer, et par suite la pression, il ne tombera que goutte à goutte.
Tant qu'il restera des traces de principe sulfuré non décomposé par l'iode, la liqueur ne bleuira pas, ou bien l'apparition de la couleur bleue dans quelque point ne sera qu'instantanée ; mais cette couleur apparaîtra subitement dans la masse liquide aussitôt qu'il y aura une seule goutte de teinture d'iode en excès.
On examinera alors combien de liqueur d'épreuve aura été employée, ce qui donnera la quantité d'iode, et secondairement, par le calcul, celle du soufre qui était combiné à l'état de sulfure, de sulfhydrale ou d'acide sulfhydrique libre.
En se servant de la table précédente, on pourra d'ailleurs se dispenser d'un calcul qui, sans présenter de difficultés, demande un peu de temps pour donner le résultat de l'analyse, lequel sera alors obtenu sur-lechamp.
On suppose, par exemple, qu'il aura fallu U°, 2 de liqueur normale pour obtenir une couleur bleue dans un quart de litre d'eau sulfurée. Ce nombre multiplié par h, pour arriver à connaître la quantité de soufre contenu dans un litre d'eau minérale, donnera 17°, 2, soit 0sr, 172 d'iode. En cherchant sur la table, on trouvera les résultats suivants, en plaçant ainsi les chiffres :
SULFITES. S05
G ni m. Cent. cub.
70 degrés = soufre 0,012735 ou acide sulfhydrique = 8,743244 7 » = » 0,00<S<JI4 id. (3,120271
0 2/10 = a 0,000254 id. 0,174864
Un litre d'eau minérale contenait, donc :
Gl'am. cent. cub.
Soufre... 0,021903 ou acide sulfhydrique. . . 15,038379
Les expériences sulfurométriques ne peuvent être exactes qu'à la condition d'être répétées deux et même trois fois et ensuite d'être exécutées aux griffons des sources ; dans le cas contraire et pour ce qui concerne la seconde de ces conditions, il se produit dans les eaux transportées des polysulfures qui peuvent conduire aux résultats les plus erronés, enfin il est indispensable de maintenir la burette graduée et l'eau minérale à analyser à la température normale de 15° à 20°.
On ne peut s'empêcher de reconnaître que, malgré toutes les précautions et malgré l'habitude que peuvent avoir les opérateurs, la détermination des principes sulfurés par la sulfurométrie est loin de posséder le degré de précision que son savant auteur lui supposait dans l'origine. Mais on constate aussi que lorsqu'il s'agit de comparer la richesse en sulfures et en acide sulfhydrique de plusieurs eaux minérales, elle fournit des indications précieuses. A ce titre elle occupe dans l'analyse chimique une place très importante, ne serait-ce que pour la simplicité avec laquelle elle s'exécute.
Nous terminerons ici ce que nous avons à dire sur la sulfurométrie, par engager les chimistes à indiquer dans leurs essais non les degrés sulfurométriques observés, mais bien les proportions de soufre ou d'acide sulfhydrique correspondants aux proportions de liqueur normale d'iode employée.
SULFITES. Les sulfites, dans les eaux minérales, sont toujours considérés comme des produits d'altération des sulfures; mais il faut ajouter encore que leur existence est plus hypothétique qu'expérimentale, l'analyse n'étant pas encore parvenue à reconnaître avec certitude une proportion quelconque de ces sels à côté deshyposulfites des sulfures et des principes ordinaires des eaux.
D'après M. Astrié et plusieurs autres auteurs, beaucoup d'eaux minérales sulfureuses contiendraient des quantités appréciables de sulfites. M. Astrié, se basant sur l'action spéciale que les sulfites, les hyposulfites et les sulfures exercent sur le sang, a conclu que les sulfites mélangés aux hyposulfites avaient la propriété d'être rapidement absorbés, d'exercer sur les matières mucoïdes et albumineuses la même action fluidifiante que les sulfures, mais à un inoindre degré ; que les sulfites ont des réactions plus nettes et plus promptes que les hyposulfites; et enfin
que les hyposulfites ei le sulfite de soude éclaircissaient, fluidifiaient le sang en lui donnant une teinte rosée très belle qu'il conserve. « Je suis convaincu, dit-il, que beaucoup d'eaux sulfureuses, dépourvues de goût et de réaction sulfurée, doivent aux hyposulfites et aux sulfites qu'elles contiennent le privilège de participer à l'action des eaux sulfurées dans le traitement des maladies qui réclament leur emploi. » (Astrié, De la médication thermale sulfureuse appliquée.)
SULFO-DIPHTHÉROSE, MUCOSE, SARCOSE, SÉBOSE, TRI- CHOSE. Voy. Organiques (Matières).
SULFURAIRE, SULFURISE, ET SULFUROSE Voy. ORGANIQUES
([Matières).
SULFURES DE CALCIUM ET DE SODIUM. Voy. SOUFRE.
SULFUREUSES ou sulfurées (Eaux). Les eaux minérales sulfureuses, que nous croyons préférable de désigner sous le nom d'eaux sulfurées, forment la première classe de notre classification.
D'après la nature du terrain d'où elles émergent et des matériaux solides et gazeux qu'elles renferment, on les divise en eaux sulfurées sodiques et en eaux sulfurées calciques. Les premières jaillissent des terrains primitifs et les secondes des terrains de transition ou modernes. C'est ce qui leur a valu encore la dénomination d'eaux primitives et d'eaux secondaires. Voici du reste les caractères généraux que les unes et les autres possèdent.
Les eaux sulfurées sodiques, sans trace d'acide sulfhydrique, examinées à leurs griffons, ne répandent aucune odeur caractéristique. Mais dès qu'elles ont absorbé l'oxygène de l'air, elles dégagent une odeur plus ou moins prononcée d'acide sulfhydrique que l'on a comparée vulgairement à celle des œufs couvés. Les eaux sulfurées calciques répandent toujours une odeur sulfhydrique très prononcée.
Presque tontes sont claires et transparentes à la source, mais beaucoup d'entre elles se troublent peu de temps après avoir reçu le contact de l'air. Leur principe sulfuré se modifie plus ou moins profondément, d'où il résulte le plus souvent un dépôt de soufre et plus rarement un polysulfure. Dans le premier cas, l'eau minérale devient blanchâtre, et dans le second cas légèrement verdàtre. Elles se recouvrent alors d'une pellicule irisée très mince.
Un grand nombre d'eaux sulfurées, surtout lorsqu'elles ont une température modérée de 2S à 35°, sont onctueuses au toucher.
Leur saveur est douceâtre ou fade et quelquefois un peu amère.
Leur température est aussi variable que celle des eaux appartenant aux autres classes. Mais les eaux sulfurées sodiques sont plus souvent tempérées et thermales que les eaux sulfurées calciques.
Leur densité est peu différente de celle de l'eau distillée ; surtout lorsqu'elles sont à base de sulfure de sodium.
Toutes choses égales d'ailleurs, les eaux sulfurées calciques sont plus riches en principes minéralisateurs que les eaux sulfurées socliques.
De toutes les eaux minérales, les eaux sulfurées, soit sodiques, soit calciques, sont celles qui subissent le plus rapidement et le plus profondément l'action modifiante de l'oxygène de l'air. L'odeur des eaux sulfurées sodiques est d'abord exaltée, puis elle disparaît peu à peu en même temps qu'elles se décomposent [voy. Dégénérescence et Dégénérées (Eaux)].
Les eaux à base de sulfure de sodium dégagent à leurs griffons de l'azote à peu près pur, tandis que les eaux à base de sulfure de calcium ou d'acide sulfhydrique entraînent un mélange d'azote et d'acide carbonique. Quant à l'oxygène, sa présence dans les unes et dans les autres est toujours très minime et accidentelle. Les premières sont généralement plus riches en matière organique soluble que les secondes ; dans tous les cas, les conferves des eaux sulfurées sodiques n'ont aucune analogie de constitution et de structure avec celles des eaux sulfurées calciques.
Les eaux à base de sulfure de sodium sont souvent riches en chlorure de sodium comparativement aux autres sels. Les eaux sulfurées calciques, au contraire, sont plus chargées de sulfate de chaux, origine première de leur principe sulfuré.
Au contact des réactifs ordinaires de la chimie, les eaux sulfurées se comportent de la manière suivante :
Le papier bleu de tournesol ne subit pas de changement de couleur dans les eaux sulfurées sodiques, mais dans les eaux sulfurées calciques il est quelquefois rougi par suite de la présence de l'acide sulfhydrique libre et des bicarbonates.
Le papier rouge de tournesol est souvent ramené au bleu dans les eaux sulfurées sodiques, celles-ci contenant du monosulfure de sodium qui possède une réaction alcaline.
Le papier d'acétate de plomb, les solutions de plomb, d'argent, d'or, de platine et de cuivre produisent avec toutes les eaux sulfurées des colorations et des précipités noirs de sulfures. Avec les sels de zinc et de manganèse, les précipités qui se produisent sont blancs ou blancs rosés, mais seulement si le principe sulfuré est tout entier à l'état de monosulfure ; avec les eaux chargées d'acide sulfhydrique la réaction est nulle.
Le tannin et les cyanures rouge et jaune de potassium et de fer ne donnent généralement lieu à aucun précipité, les eaux sulfurées étant peu riches en sels de fer.
L'acide oxalique a une action peu appréciable avec les eaux sulfurées sodiques. Avec les eaux sulfurées calciques, au contraire, il se forme toujours un dépôt d'oxalate de chaux.
L'acide arsénieux, dans les eaux à base de sulfure de sodium et de sulfure de calcium ou d'acide su If hydrique, ne détermine une coloration et un précipité que dans celles qui sont notablement sulfurées. Mais on rend la réaction plus évidente en ajoutant au mélange quelques gouttes d'acide chlorhydrique.
Avec le chlorure de baryum, le précipité de sulfate de baryte, peu apparent dans les eaux sulfurées sodiques, est au contraire très notable dans les eaux sulfurées calciques.
Voilà pour les propriétés physiques et chimiques des eaux minérales sulfurées.
Les propriétés thérapeutiques des eaux sulfureuses peuvent être définies ainsi qu'il suit :
Applications spéciales: Diathèse herpétique, catarrhes de l'appareil respiratoire.
Applications communes : Lymphatisme, rhumatisme, chlorose, syphilis, scrofules.
Applications secondaires: Maladies chirurgicales, métrite chronique, catarrhe des voies urinaires, dyspepsie.
Les applications spéciales de cette classe, ou celles de la première catégorie, sont inséparables de leur qualité sulfureuse. Ce n'est que parce qu'elles sont sulfureuses que ces eaux s'approprient à la diathèse herpétique et aux catarrhes de l'appareil respiratoire. Quand nous disons diathèse herpétique, nous ne disons pas maladies de la peau, car un grand nombre de ces dernières ne rentrent pas dans leurs attributions. Mais nous faisons allusion à cette disposition spéciale qu'on a appelée dartreuse, et que nous nommons diathèse herpétique. Quant aux catarrhes de l'appareil respiratoire, il existe une relation tellement directe entre leur modalité et l'élément sulfureux de ces eaux, que l'on s'attache à isoler ce dernier pour le mettre en contact avec les surfaces malades.
Le caractère des applications rangées dans la deuxième catégorie est fort différent.
Ce n'est pas h titre de médication spéciale que les eaux sulfurées conviennent au lymphatisme, au rhumatisme, à la chlorose, à la syphilis, aux scrofules. C'est surtout en vertu de leur température, de l'excitation particulière qu'elles exercent sur la surface tégumentaire, des conditions accessoires, hygiéniques ou balnéothérapiqnes que quelques-unes réunissent à un haut degré, qu'elles sont réclamées dans de telles circonstances.
SULZ. 809
En effet, si la diathèse herpétique appartient exclusivement aux eaux sulfurées, si l'on peut en dire autant, sauf de rares exceptions, des catarrhes pulmonaires, nous voyons d'un autre côté que ces eaux partagent les applications au rhumatisme avec toutes les eaux à haute thermalité; au lymphatisme avec la plupart des eaux minérales, même les eaux faibles; à la chlorose avec toutes les eaux qui renferment du fer ou qui activent les foncti'ons digestives, s'en distinguant seulement par l'activité particulière et très salutaire qu'elles impriment aux fonctions de la peau ; à la syphilis avec toutes les eaux dont la température élevée et les qualités excitantes agissent vivement sur la surface cutanée.
Si les applications spéciales des eaux sulfurées réclament impérieusement la présence du principe sulfureux; si leurs applications communes se contentent de s'en accommoder ; je serais presque tenté de dire que leurs applications secondaires ont lieu quoiqu 'elles soient sulfurées.
Ceci est vrai au moins pour les affections utérines et les catarrhes urinaires, auxquels elles s'approprient en général d'autant mieux que le principe sulfureux est plus affaibli ou plus complètement détruit. Quant aux affections chirurgicales, considérées en elles-mêmes, elles ne sont qu'un des nombreux représentants de cette hydrothérapie thermale qui leur est salutaire à peu près sous toutes les formes; et quant à la dyspepsie, c'est très indirectement qu'elles lui conviennent, car, si elles la corrigent souvent chez les individus atteints d'autres affections qui les réclament directement, il est rare qu'elles réussissent dans les dyspepsies primitives.
m 1 1 1 gtiivimiM; Voy. Organiques (Matières).
si i,n hum r (Acide). Voy. Sulfates.
SULZ (Hongrie, comilat d'Eisenburg).
Chlorurée sodique. ïempér., 13° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Chlorure de sodium 13,50 = 1,471
— de magnésium 1,00 = 0,106
— de calcium 4,75 = 0,503
Carbonate de soude 5,00 = 0,530
— de magnésie 0,50 = 0,053
— de chaux 5,75 = 0,609
— de fer 0,75 = 0,079
Acide silicique 0,25 = 0,027
Matière extractive 0,50 = 0,053
(MlTTERMAYB, 1822.)
810 SUOT-SASS.
Deux sources, de même composition, l'une réservée pour la boisson, l'autre employée en bains, sortent d'un sol marécageux et calcaire. Un établissement les dessert et on en exporte à l'égal des eaux de Selters et de Gleichenberg. Elles se prescrivent dans les dyspepsies, les engorgements du foie et de la rate, les catarrhes des voies respiratoires et dans la scrofule. Leur renommée remonte à l'époque romaine.
SULZA (Allemagne, Saxe-Weimar). Salines sur la rive gauche de l'Ilm, près de Kosen. Trois sources réservées aux usages médicaux.
Chlorurée sodique. Tempér. , ?
Acide carbonique
Chlorure de sodium ,
— de potassium . . .
— de lithium
— de magnésium .
— d'aluminium. . .
— de calcium
Sulfate de chaux
— de soude
Carbonate de chaux
— ferreux
Carbonate de baryte
Matière organique
Eau : un Ulre.
Kunstgra-
MOHLENQUELLE.
BENQUELLK.
Leopoldsquelle.
Gram.
Gram.
(il am.
quant, indét.
quant, indét,
quant, indét.
trace
trace
trace
trace
trace
trace
trace
trace
trace
(Mtjller, 1819.) Le traitement est presque exclusivement externe dans cette station pour la cure des affections scrofuleuses.
SUOT-SASS (Suisse, canton des Grisons). Sur la rive gauche de ITnn. Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 9°, 38 centigr.
Eau : un litre.
Gram. .
Acide carbonique libre
Bicarbonate de chaux
— de magnésie
— de protoxyde de fer
Chlorure de sodium
Sulfate de soude
— de potasse
— de chaux
4,0462 (De Planta, 1858.)
Cette source donne de 9000 à 10 000 litres d'eau par vingt-quatre heures. Elle sort d'une paroi de rochers et dans la même région que celle de Wih, aussi leur constitution est-elle à peu près identique.
SYLVANÈS OU S1LVANÈS. 811
Applications non spécifiées.
SURDITÉ. La surdité qui se rattache aux affections scrofuleiiscs ou herpétiques, et qui emprunte a l'une ou à l'autre de ces diathèses un caractère de chronicité, peut seule être soumise au traitement hydrominéral [Voy. Scrofule. Peau (Maladies de la)]. Certaines eaux ont été longtemps réputées pour la guérison des accidents de cophose, mais cette prétention ne s'appuie sur aucun fait rationnel et ne peut être légitimement invoquée.
SWANSEA (Angleterre, princ. de Galles). Sur la baie de son nom.
Bains de mer. Etablissement très fréquenté.
SWEETSPRINGS (Etats-Unis, Virginie).
Etablissement thermal très fréquenté ; sans autre mention.
S winemknde (Prusse, Poméraiiie). Sur la côte de l'île d'Usedom, à l'embouchure de la Swiue dans la Baltique, à proximité de Stettin.
Bains de mer très fréquentés.
sycosis. Voy. Peau (Maladies de la).
sylvanès ou silyanÈS (France, Aveyron, arrond. de Saint- Affrique). Dans un vallon escarpé.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , de 33 à 38°.
Trois sources dites du Grand Réservoir (38°), Petite Fontaine (3V), des Petites Baignoires (33°) ; identiques dans leurs propriétés.
Eau : un litre.
Lit.
Acide carbonique 0,200
Acide sulfhydrique 0,050
G ru m.
Carbonate de fer 0,0405
— de chaux 0,1250
— de magnésie 0,2300
— de soude 0,0054
Sulfate de soude 0,0370
Cb'orure de sodium .... 0.2530
0,6909 (Berard.)
Nous donnons la même analyse contrôlée, il y a quelques années, par M. Gauvy, et dont les résultats diffèrent sensiblement de ceux de M. Berard.
Gram.
Carbonate de chaux 0,2280
— de maguésie 0,0905
— de fer et de manganèse 0,0210
Arsénites de magnésie et de fer 0,0161
Sulfate de soude 0,0769
Chlorure de sodium 0,3671
Silice et silicates rie chaux et de magnésie 0,0476
Traces d'alumine et matière organique 0,2218
Les eaux de Sylvanès sont utilisées en boisson et en bains; il existe un établissement thermal contenant un petit nombre de baignoires et deux piscines. L'eau de la Petite Fontaine, que l'on emploie spécialement en boisson, est quelquefois coupée avec du lait ; enfin on associe au traitement interne l'eau de Camarès qui jaillit au revers de la même colline que les sources de Sylvanès.
Ces eaux sont employées avec avantage dans la gravelle, certaines névroses, la diarrhée chronique et la leucorrhée. Les bains déterminent assez fréquemment des éruptions à la peau (Pâtissier, Rapport sur le service des établ. thermaux, 1852).
SYPHILIS. Les eaux minérales ont été tour à tour considérées comme nuisibles dans le traitement de la syphilis, ou rangées parmi les panacées de cette maladie constitutionnelle. Leur véritable rôle est mieux déterminé aujourd'hui. Elles représentent un auxiliaire très utile de la médication spécifique, subordonné, ainsi qu'il convient, à la marche des accidents, à leurs complications, au développement de l'état cachectique, aux effets d'un traitement préalable. De nombreuses publications et une discussion entreprise sur ce sujet à la Société d'hydrologie médicale de Paris [Annales, III, 168), établissent le point de vue le plus admissible en pareille question.
La minéralisation des sources thermales qui revendiquent la syphilis dans leurs attributions est très diverse. Si les eaux sulfurées, telles que Luchon, Baréges, Schinznach, Aix, figurent le plus souvent sur cette liste, les chlorurées sodiques sulfureuses (Aix-la-Chapelle, Uriagé), les chlorurées sodiques (Kreuznach, Nauheim, Wiesbaden), les sulfatées sodiques (A'arlsbad), les bicarbonatées et les eaux réputées d'une composition peu effective (Néris, Pfeffers, Gastein, Wildbad), celles où le mode balnéaire prend la place la plus importante (Loèche, Baden [Suisse]), fournissent un contingent égal de résultats heureux. Mais les professeurs Sigmund et Michaelis (de Vienne) ont pu affirmer, comme M. Ricord l'avait fait devant la Société d'hydrologie, que les eaux minérales sont insuffisantes par elles-mêmes pour arrêter les progrès du virus syphilitique.
Ce qui a été dit de la dialhèse s'entend également des accidents. S'ils sont primitifs, non-seulement le traitement thermal n'entrave ni leur évolution, ni leurs conséquences, mais encore on doit rejeter l'influence de toute application stimulante à la période aiguë. On a rappelé des exemples d'aggravation observés dans ces circonstances. S'il s'agit de manifestations secondaires ou tertiaires, il n'y a pas de doute que la médication hydrominérale isolée n'exerce aucune action spécifique sur elles et ne détruit pas, selon la remarque de Hunter, la disposition à la
syphilis une fois acquise. Les accidents syphilitiques peuvent s'atténuer ou se guérir pendant que le malade suit la cure des eaux, mais il n'en reste pas moins exposé à leur reproduction et à leur recrudescence même, si une thérapeutique rationnelle n'intervient pas.
MM. les docteurs Vidal, à Aix en Savoie, Pégot et Lambron, à Luchon, en fortifiant l'opinion qui refuse des propriétés antisyphilitiques aux eaux minérales, aux sulfureuses entre autres, proclament, comme cela avait été déjà fait et comme on l'a maintenu depuis, que ces eaux favorisent l'action des préparations mercurielles concurremment employées avec elles. M. Vidal (De l'emploi des eaux miner, a" Aix en Savoie, etc., 1856) voit même dans cet adjuvant l'avantage de pouvoir diminuer la quantité de médicaments à administrer pour la guérison de la diathèse, tellement la tolérance de l'économie vis-à-vis des mercuriaux serait rendue plus facile alors. Des théories chimiques ont été proposées pour l'explication de ces faits intéressants. Nous avons examiné ailleurs leur valeur hypothétique [voy. Mercorteelê (Intoxication)]. Il paraît, au contraire, hors de contestation que l'association des eaux minérales avec la médication spécifique est parfaitement propre à faire cesser la résistance que la constitution morbide de certains individus oppose à cette dernière. Le plus souvent c'est un état d'anémie et d'anervie générales, conséquence mixte de la maladie et du traitement, en face duquel le mercure et l'iodure de potassium demeurent inactifs ou dangereux. Que dans ces cas, dit Aslrié (Thèse de Paris, 1852), on vienne, par un agent puissant de stimulation des fonctions digeslives et de reconstitution organique, à faire cesser une fâcheuse inertie, l'altérant spécifique aura son plein effet, les productions morbides de la syphilis seront plus rapidement résorbées et guéries, et l'économie rendue à l'état normal.
Par un mode d'influence anajogue, les eaux minérales pourront dissiper les complications provenant de dialhèses étrangères à celle qu'engendre le virus syphilitique. On est d'accord sur l'échange d'intensité résultant de l'intervention des affections rhumatismales, herpétiques ou scrofuleuses, dans le cours de la syphilis et réciproquement, et aussi sur les difficultés de traitement qui s'en déduisent. La spécialisation des eaux sulfurées, celle des eaux chlorurées sodiques et la thermalité pour d'autres, s'approprienl certainement ces complications. En modifiant la prédominance de tel ou tel élément constitutionnel, on secondera singulièrement les efforts de l'art contre le reste. Par là s'explique, à certains égards, le crédit que des sources de classes différentes ont pu acquérir dans le traitement de la syphilis. Il y a souvent à distinguer, pour l'appréciation de leurs effets, si les accidents syphilitiques étaient simples ou mêlés à quelque condition hétérogène.
Etant admise une syphilis traitée à l'aide de la médication la plus méthodique, et celle-ci ayant été poussée, selon l'expression de M. Ricord, jusqu'à l'action palhogénique, il se développe un ensemble de désordres fonctionnels et même d'altérations organiques, état cachectique que l'appauvrissement du sang caractérise par-dessus tout et dont il est urgent d'arrêter le progrès. Les ressources de la médecine thermale répondent à ce besoin de réparation. On trouverait difficilement un meilleur concours de moyens capables de restaurer l'organisme affaibli par la diathèse ou sous l'influence prolongée des altérants. Les circonstances adjuvantes d'aération, d'insolation, d'altitude, viennent s'ajouter à la minéralisation effective des eaux sulfurées ou chlorurées sodiques, déjà indiquées. Nous n'excluons de cette thérapeutique ni le traitement marin, ni les eaux mères, ni les procédés hydrothérapiques. L'usage interne des eaux ferrugineuses et de celles qui, comme C halles, Saxon ou Wildegg, sont sensiblement iodurées, peut se recommander à divers titres pour le même but. On proportionnera l'application de ces agents multiples à ce que chaque cas individuel offre de spécial.
Reste à décider si, en l'absence de manifestations syphilitiques, les eaux minérales et particulièrement les eaux sulfureuses peuvent être données comme pierre de touche ; c'est le mot consacré. Les médecins qui ont écrit sur ce point de pratique, assurent que la fluxion cutanée produite par l'exciiation minéro-thermale est une excellente mesure de vérification de guérison radicale. M. le docteur Yvaren (Des métamorphoses de la syphilis, 185&) ne met pas en doute que lorsqu'il s'agira de tûter la disposition morbide d'un organisme jadis entaché de vérole, l'épreuve des eaux minérales thermales ne l'emporte sur toute autre expérimentation. Des faits nombreux se produisent à l'appui de cette proposition. Ce n'est pas seulement près des sources sulfurées (Luchon, Schinznach, Aix (Savoie), qu'on les a recueillis et publiés, mais à Néris, Bagnols (Lozère), Plombières, à Vichy même, de pareilles réapparitions des accidents d'une syphilis ancienne ou latente se remarquent et se citent. La poussée de Loeche y contribue dans la mesure de ses effets. A. liarlsbad, suivant Fleckles, plusieurs fois on a eu occasion de voir des goutteux en traitement témoigner d'un réveil de symptômes syphilitiques qu'ils avaient lieu de croire à jamais éteints. Il ne serait donc pas juste d'accorder, comme on est tenté de le faire, aux eaux sulfureuses un pouvoir en quelque sorte privilégié d'interrogation dans les cas douteux. Elles le partagent avec toutes celles dont l'action dynamique ou le mode d'emploi aboutit à des phénomènes de stimulation, et c'est, en général, sur la peau que cette suractivité des manifestations diathésiques se prononce.
Ce qui arrive chez un sujet atteint de syphilis est identique avec ce que l'on observe dans le traitement des affections cutanées par les eaux minérales. Nous ne pensons pas qu'il y ait lieu à supposer un appel au dehors de l'excrélion humorale ou du virus lui-même. Le tégument externe se fluxionne en vertu des actes hypercriniques auxquels il est soumis pendant un laps de temps plus ou moins long, et l'éruption consécutive à celte excitation locale, accrue encore par le mouvement imprimé à toute l'économie, revêt les signes de la dia thèse toujours existante. Le fait est simple et légitime, sans qu'il faille recourir à toutes les hypothèses dont on l'a embarrassé. Il arrive parfois que la disposition dartreuse se réveille en même temps que celles de la syphilis se caractérisent à la peau chez certains individus. M, Pégot (Essai clinique sur l'action des eaux de Jhignères-de-Luchon, etc., 185^) assure que ces deux affections prennent, en pareil cas, une physionomie différente, et que l'altération spécifique accuse une réaction tranchée. On verrait alors la syphilide se ranimer, devenir plus luisante, tandis que la lésion de nature herpétique conserverait l'aspect qui lui est propre, ou, à la rigueur, déterminerait plus de prurit qu'à l'ordinaire. De même, selon Astrié (lac. cit.), le même traitement permettrait de discerner les douleurs rhumatismales qu'il atlénue ou enlève, d'avec les douleurs ostéocopes qu'il est loin de diminuer. D'autres fois la résistance opiniâtre que présentent certaines paralysies, produites sous l'influence de périostoses ou d'exosioses intracraniennes ou inlravertébiales, aura pu mettre sur la voie d'un diagnostic obscur et révéler le soupçon de la dyscrasie syphilitique. 11 suffit de relever ces remarques dont la portée nous semble toute relative.
Nous n'affirmerons pas non plus, avec M. Vidal (loc. cit.), que, lorsqu'après un traitement d'Aix, par exemple, bien dirigé, il n'est survenu aucun des symptômes qui caractérisent la maladie syphilitique invétérée, on puisse regarder la guérison comme définitive. Il y a de grandes probabilités à cet égard, et elles existent pour tout résultat analogue. Mais c'est un fait général susceptible de nombreuses exceptions. M. Ricord a cité, dans la discussion de la Société d'hydrologie (loc. cit.), « des exem- » pies de malades qui, après deux, trois ou quatre années consacrées à » des saisons d'eaux, ont vu apparaître une exostose à l'improvïste, et » d'autres qui, malgré un traitement complet, n'ayant rien accusé ni » pendant les poussées, ni dans les mois qui suivent, ont subi une réap- » parition des symptômes l'été d'après. » Cette réserve est partagée par divers observateurs en Allemagne aussi bien qu'en France. Nous la croyons fondée, sans préjuger la valeur des faits particuliers qu'on lui oppose.
816 SZCZAWNICZA.
sypiiilides. Voy. Syphilis.
strie (Turquie d'Asie). Volney y a signalé entre autres productions volcaniques, les sources bitumineuses du lac Asphaltile, et les eaux thermales de Tabarieh dans la vallée du Jourdain. [Voy. Tabarieh.]
s/,%1.% iiiMt (Hongrie, comilat de Hont).
Bicarbonatée mixte. Tempér. 14° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Carbonate de chaux 4,270 = 0,452
— de magnésie 1,264 = 0,133
— d'ammoniaque 0,523 = 0,055
— de fer 0,0t8 = 0,001
Sulfate de soude 2,984 = 0,316
— de magnésie 0,650 = 0,068
Chlorure de sodium 3,720 = 0,394
— de calcium 0,202 = 0,021
Phosphate de manganèse et
alumine 0,053 = 0,005
Acétate de soude 0,738 = 0,190
Silice 0,033 = 0,003
Matière organique carbonée. . . 0,052 = 0,005
Pouc. cub. Cent. cub.
Gaz acide carbonique 22,94 = 1238,0
Azote 1,53 = 82,6
(Wehrle.) Ces eaux, très abondantes, déposent un sédiment ocracé. On les emploie en boisson et en bains dans un établissement, mais il s'en exporte surtout une quantité notable, à titre d'eaux digestives, diurétiques.
SZCZAWNicz.4 (États autrichiens, Galicie, cercle de Sandecz). Dans une vallée profonde des Carpatbcs, à 5 milles de Krynica, trois sources, sortant des grès que traversent des masses de trachyte, et ne différant entre elles que par la proportion de leurs principes fixes. Chlorure sodique (ferrugineuse). Tempér. 9 et 10° centigr. Eau : un litre.
— de potassium ,
Carbonate de soude. . . .
— de chaux.. . .
— de magnésie.
— de fer
Sulfate de soude
Silice
Acide carbonique.
JSEFINENQU.
Stefansqu.
Magdalenenqu.
irani.
Gram.
Gram.
Cent. cub.
lient, cub.
SZLIACZ. 817
Ces eaux sont usitées, comme boisson de table, clans toute la Galicie. Néanmoins on les prescrit, au point de vue thérapeutique, dans les affections catai rhales des voies respiratoires, dans la scrofule avec atonie, et contre les (roubles menstruels liés à la métrite chronique. Elles constituent surtout une médication résolutive et tonique. Établissement bien installé, avec cure du petit-lait.
SZKLEXO (Hongrie, comitat de Barsch). Village dans une situation pittoresque. On y compte huit sources utilisées. Nous donnons l'analyse de la plus minéralisée et de celle qui passe pour la plus faible. Sulfatée calcique. Tempér. de '2k à 55° centigr.
JOSEFSQCELLE. WiLHELMINENQUELLE.
Température 43,5 23,8
' Cent. cub. Cent. cub.
Acide carbouique libre 2,700 2,025
Gram. Gram.
Carbonate de chaux 0,2370 0,1656
— de magnésie 0,0038 0,0023
— de fer traces traces
Chlorure de magnésium. .. . 0,0058 0.0023
Sulfate de soude 0,1980 0,1308
— de chaux 1,4307 1,2457
Matière extractivc et perte. . 0,0415 0,0483
(Hauch, 1854.) Kreuzquelle.
Eau : un litre.
Cent. cub.
Acide carbonique 2700
Gram.
Sulfate de chaux 5,4101
— de magnésie 1 ,3370
Chlorure de magnésium 0,0235
Carbonate de chaux 0,2143
Silice 0,0435
Matière extractive 0,0045
7,0329 (Werble, 1826.)
Ces eaux, très abondantes, laissent déposer un sédiment calcaire. On les emploie en boisson et en bains de piscine. De nombreuses entreprises particulières les exploitent. Elles sont appliquées au traitement des affections rhumatismales et goutteuses, des maladies de la peau, et dans les cas d'engorgement des viscères abdominaux.
Station fréquentée, malgré les défectuosités de son installation.
szliacz (Hongrie, comitat de Sohl). Établissement de bains, appartenant à l'État, connu encore sous le nom de Ribarer-Bud, dans une
Dict. des Eaux miner. — T. il. $*>
818 SZLIACZ.
jolie vallée do la basse Hongrie, entre les villes d'Allsohl et de Neusohl, à
12 kilomètres de Kremniiz et de Schemnitz. Altitude : 375 mètres.
Huit sources émergeant de couches trachytiques. Dans le nombre, on en compte quatre sensiblement égales en composition, réservées pour l'usage des bains, d'après leur degré de température, et pour les applications du gaz acide carbonique. Les quatre autres (Adam, Lenkey, Dorotbea et Josefsquelle) servent à la boisson. Il en est une qui, par une disposition ingénieuse, alimente une piscine et permet en même temps l'usage interne aux baigneurs.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. de 11 à 32"cenligr.
Température
Acide carbonique libre. . .
Sulfate de soude
— de lithine
— de magnésie
— de chaux
Chlorure de sodium
— de magnésium . . .
Carbonate de magnésie. . . .
— de etiaux
— ferreux
Silice
Matière humique