TUMEURS BLANCHES
tumeurs RUjiNcnES. Deux sortes d'indications se présentent dans les cas de tumeurs blanches. Elles ressortent de la nature de l'affection elle-même. Il faut à la fois agir localement et, par un traitement interne ou général approprié à la dia thèse prédominante, chercher à modifier l'économie entière. La médication thermale s'adresse a l'importante considération de l'étal général [voy. LYMPHATISME. SCROFULE. Syphilis]. Les moyens locaux ne peuvent, bien entendu, être utilisés qu'après un temps plus ou moins long, alors qu'il ne reste plus de douleur, ni aucun antre phénomène inflammatoire, ou, quand, dès le début, la maladie n'en a point offert, et c'est aux résolutifs et aux excitants qu'on a recours de préférence. Il sera donc nécessaire de diversifier les procédés balnéaires à ce point de vue, bains, douches, applications topiques. A minéralisation ou ihermalité équivalente, c'est aux stations où ces modes d'emploi sont le mieux organisés et dirigés avec le plus d'intelligence qu'on doit adresser les malades.
Les eaux chlorurées sodiques et les eaux sulfurées se partagent la cure des maladies des articulations. Parmi les premières, Bourbonne, Balaruc, Bourbon- VArchambaud, Niederbronn, Uriage, Krcuznach, Nauheim, offrent le type de la médication résolutive et conviennent surtout chez les enfants et les sujets entachés de scrofule. On accroît leur virtualité, dans certaines stations, comme à Salins, en France, et dans beaucoup d'eaux de l'Allemagne, par l'addition des eaux mères. A des litres moins spéciaux, mais non moins recommandâmes pour le traitement des tumeurs blanches, d'une manière générale, l'action excitante des eaux sulfureuses fournit de précieux résultais. Les eaux de Baréges sont justement réputées à cet égard. Nous citerons encore Luckon, Ax, Ba gnols (Lozère), Enghien, Schinznaçh, etc. On mesurera l'intervention de ces eaux, non-seulement au degré de la maladie, mais encore à toutes les conditions individuelles qu'il est d'usage d'envisager dans la donnée d'une thérapeutique rationnelle.
Les bains de mer, pourvu qu'ils soient administrés opportunément rentrent dans l'ensemble des moyens dont il vient d'être parlé. Il est reconnu que le choc de la vague fait alors l'office des douches à basse température, et que même des applications de compresses [imbibées d'eau de mer agissent efficacement dans le sens de la résolution.
Enfin, c'est surtout à propos des tumeurs blanches que les roues minérales (voy. ce mot) ont acquis une grande notoriété d'efficacité. On conçoit que cet agent résolutif puisse servir en beaucoup de cas de complément an traitement thermal. Dans certaines localités, h-Néris par exemple, les conferves qui croissent au milieu des eaux ont été utilisées avec avantage pour le même but.