‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 268 sur 310 · TROMPE · texte numérisé non relu

TROMPE

TROLLIÈRE (Ls») (France, Allier, arrond. de Moulins). A 1 kilomètre environ du bourg de Theneuille et à 1 kilom. de Saint-Pardoux. Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 7°.

Une seule source qui jaillit des marnes irisées, au milieu d'an pré et dans un réservoir circulaire que recouvre une toiture en zinc supportée par des pilastres de pierre.

Eau : un litre.

Acide carbonique libre 1 vol. 1/3

Gram .

Bicarbonate de chaux

0,0309 de magnésie.

de soude 0,0240

Sulfates de soude et de chaux 0,0180

Chlorures de sodium et de magnésium. ....... 0,0400

Silicates de chaux et d'alumine 0,0600

Oxyde de fer, associé à l'acide crénique 0,0200

0,1960 (0. Henrv.)

L'eau minérale de la Trollière est plus gazeuse que celle de Saint- Pardoux qui se trouve dans la même région. Son débit est évalué à 6S00 litres par vingt-quatre beures. Elle répand, dit M. Regnaull, une odeur prononcée d'acide sulfhydrique qui provient du lieu où elle émerge ; mais M. Grellois assure, au contraire, qu'elle ne contient pas de principe sulfuré. Il se peut, en effet, que cette eau minérale, sous l'influence des saisons, à la suite de fortes chaleurs par exemple, laisse dégager une petite quantité d'acide sulfhydrique provenant de la décomposition des sulfates, d'autant plus qu'elle émerge d'un sol tourbeux.

M. llegnault dit que la source de la Trollière a une action spéciale dans le catarrhe chronique des bronches, l'irritation latente des voies urinaires entretenue par la présence de graviers dans les reins, avec disposition^ à l'éréthisme, dans les diarrhées chroniques, et enfui dans quelques affections de la peau.

trompe. La trompe est une machine soufflante employée dans les usines métallurgiques des Pyrénées et de? Alpes. L'air, entraîné à l'intérieur d'un arbre vertical creux par de l'eau tombant en colonne, est réuni sous pression dans un réservoir sur les parois duquel se trouvent établies les prises de souffleries.

(ici appareil a eu, dans ces dernières années, plusieurs applications pour production de vapeurs spontanées exaltées et pour douches locales de vapeur. M. J. François, à qui l'on doit ces applications, s'en est surtoui servi pour l'appropriation de la nouvelle division des vapeurs minérales à l'établissement thermal d' Aix-les-Bains. Dans cette division fonctionnent deux trompes en fonte : l'une dessert deux caisses el deux douches

TRUSKAWICE. 859

de vapeur Berthollet, l'autre alimente de cette même vapeur une des deux salles d'inhalation. La colonne des trompes est en fonte; l'aspiration se pratique au sommet de la colonne ; l'introduction de l'eau est réglée par un robinet à tige; le réservoir d'air est en brique et ciment, ce réservoir est surmonté de cylindres en fonte ou en zinc fort sur les parois desquels sont fixées les prises des douches diverses. On obtient par cet appareil un mélange de vapeur d'eau minérale et d'air chaud auquel la pratique médicale d'Aix-les-Bains attribue des qualités spéciales sous les noms de vapeurs et de douches Berthollet. On peut faire varier la pression de 0 à 150 millimètres de mercure.

TitorviLLE (France, Calvados, a r rond, de Pont-Lévêque). A 12 kilomètres de cette ville, chemin de fer de l'Ouest, à 204 kilomètres de Paris, sur la Manche.

Bai us de mer. Très fréquentés.

TRUSKAWICE (États autrichiens, Galicie). Village, au pied des Carpathes, où l'on exploite des mines de sel gemme.

Trois sources, l'une chlorurée sodique (sulfureuse) ; l'autre sulfurée calciejue, et. la troisième bicarbonatée ferrugineuse. Tempér. , 11° centigr.

Eau : un litre.

Source Source Source

de Ferdinand. Marie, de la Buvette.

Cent. cul'. Cent. cul). Cent. cul).

Acide carbonique 105,0 90,3 80,4

Acide sulfhydrïque 16,9 47,4 »

Azote , 18,3 22,8 »

Gram. Gram. Gram.

Sulfate de soude 7,347 0,346 »

— de magnésie , 0,497 0,693 »

— de chaux,. 1,426 2,140 0,507

Chlorure de sodium 38,486 0,S26 0,192

— de chaux 0,183 0,539 0,176

— ferreux 0,009 0,007 0,003

— de manganèse 0,002 » »

Silice 0,020 0,008 0,007

(TOROSIEVICZ.)

La première de ces sources est signalée comme contenant une matière bitumineuse. A l'exception de la dernière, destinée à l'usage interne, elles s'administrent en bains pour lesquels on les mélange entre elles d'après diverses proportions. Leur température est élevée au moyen de courants de vapeur amenés dans des vases clos.

Leurs applications très variées comprennent surtout les affections scro fuleuses et rhumatismales, ainsi que les étais de débilité cachectique. Ou

860 TUFFER 01 ROMERBAD.

utilise les boues qu'elles déposent pour le traitement des lésions arthritiques. Établissement suffisamment installé.

tsesmé Voy. Chio.

TUBERCULEUSES (Affections). Il nous paraît diflicile d'admettre que le traitement thermal puisse, sous aucune de ses formes, agir directement sur l'élément tuberculeux lui-même, dans quelque circonstance que se présentent les manifestations de la dialhèse tuberculeuse. Mais le traitement thermal peut modifier d'une manière effective les conditions générales de l'organisme qui favorisent l'apparition et le développement d'une telle dialhèse. On trouvera des développements relatifs à ce sujet à l'article Phthisie pulmonaire et surtout à l'article Scrofule.

tuffer ou romerbad (Éta t s autrichiens, Styrie, cercle de Marbourg). Station du chemin de fer de Vienne à Trieste, à 2 milles 1/2 de Cilli. Trois sources, égales en composition et en température, jaillissant d'une roche dolomitique, au pied du Senosek.

Bicarbonatée calcique. Tempér. , 38° centigr.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Grain.

Acide carbonique libre 2,239 = 0,237

Carbonate de chaux 0,18" = 0,019

— de manganèse 0,043 = 0,004

— de fer traces = traces

Sulfate de soude 0,157 = 0,016

— de chaux 0,078 = 0,007

Chlorure de magnésium 0,224 = 0,023

— de sodium 0,331 — 0,034

Silice '. . . 0,499 = 0,052

iHruschauer.)

Deux piscines spacieuses, le Romerbad (bain Romain) et le Fûrstenbad (bain des Princes), reçoivent l'eau minérale à courant continu, et sont nettoyées deux fois dans les vingt-quatre heures. Il y a aussi des baignoires distinctes.

La spécialisation de Tuffer est très analogue à celle des eaux douées d'une haute thermalité, sans détermination de minéralisation effective ; le professeur Seegert la rapproche des applications de Pfeffers et Wildbad. C'est surtout dans les états névropalhiques qu'elle se recommande. Le docteur Leidesdorf y comprend les maladies de l'utérus et de ses annexes, principalement en rapport avec les troubles menstruels. Le rhumatisme et la paralysie figurent également au premier rang des attribua tions de cette station.

Tuffer réunit d'excellentes conditions de site, de climat et d'installation. C'était, comme son nom l'indique, un établissement thermal florissant à l'époque romaine.

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