‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 272 sur 310 · ULCÈRES · texte numérisé non relu

ULCÈRES

UCiOD (Hongrie, comilat de Vesprim). A proximité du bourg de Papa, plusieurs sources assez récemment découvertes. Sulfatée mixte. Tempér., 13° centigr.

Eau : 16 onces. Eau: un litre.

Grains. Gram.

Sulfate de soude 6,02 = 0,638

— de magnésie 2,12 = 0,22i

— de chaux 0,48 = 0,050

Chlorure de sodium 4,02 = 0,426

Carbonate de chaux 5,29 = 0,560

— de magnésie 4,00 = 0,042

— de fer 0,29 = 0,030

Silice 0,10 = 0,010

Matière bitumineuse 0,10 = 0,010

Pouc. cub. Cent. cul).

Gaz acide carbonique 5 — 250

(Boleman, 1823..)

Le professeur Tognio a signalé une quantité indéterminée d'iode dans ces eaux.

On les emploie, en boisson et en bains, dans la dyspepsie, le catarrhe vésical, les affections utérines, et, en général, comme médication sédative. Il y a un établissement thermal.

I ui.ne iii.i: (Allemagne, Hanovre). A proximité de Verden, à 6 milles de Brème.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 5°, 5 centigr.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Pouc. cub. Cent. cub.

Acide carbonique 4,0 = 200,0

Grains. Gram.

Sulfate de soude 0,325 = 0,034

— de magnésie 0,175 == 0,018

Chlorure de sodium 0,100 == 0,010

Carbonate de chaux 0,850 = 0,090

— ferreux 0,100 = 0,010

Silice 0,037 = 0,003

Matière extractive 0,050 = n.005

(Westrumb.)

L'indication de ces eaux ne diffère pas de celle de la classe à laquelle elles appartiennent.

ULCÈRES. Il est bien peu de sources minérales, à composition effective, dans le ressort desquelles on ne trouve inscrit le traitement des ulcères, c'est-à-dire des plaies anciennes, entretenues par quelque cause interne ou par un vice local. Cette dernière acception comprend surtout les suites de blessures de guerre, et nous en avons fait l'objet d'un point de vue particulier [voy. Blessures de guerre].

Nous en référerons également aux articles Scrofule et Syphilis pour

ULLERSDQRF. 861

les ulcères dépendant de l'une ou de l'autre de ces diathèses. La cure de l'état général et celle de l'affection localisée se confondent alors dans l'application et dans les résultats. L'influence réparatrice que subit l'économie se manifeste sur la surface ulcérée elle-même. Il est fréquent de voir alors cette plaie recouvrer un meilleur aspect et des phénomènes de vitalité s'y produire jusqu'à cicatrisation définitive. On aurait tort d'omettre en pareil cas l'action évidemment topique qu'exercent les eaux soit Chlorurées sodiques, soit Sulfurées. Indépendamment des moyens généraux, les lotions, les fomentations et les applications locales pratiquées avec ces eaux facilitent la détersion des parties, la résolution du tissu cellulaire engorgé sur les bords, le bourgeonnement et l'élévation du fond de l'ulcère, et en fin de compte la guérison. Souvent, et cela s'observe surtout près des eaux chlorurées, on obtient dans ces circonstances des effets fort analogues à ceux que donne le pansement des mêmes plaies avec les onguents digestifs de l'ancienne pharmacopée. Bien entendu, il faut surveiller la surexcitation déterminée en pareil cas localement et qui pourrait se traduire en accidents de nature phlegmoneuse. Dans une occasion, chez des scorbutiques traités à Balaruc, l'un de nous a vu la pourriture d'hôpital envahir des ulcères et forcer d'interrompre le traitement thermal. En général, il est utile que la diathèse soit combattue efficacement en même temps que les ulcères dont elle prolonge la durée.

Nous signalerons cependant les ulcères variqueux, complication des varices, siégeant presque toujours au bas de la jambe, et sur lesquels le traitement par les eaux chlorurées sodiques semble avoir le plus de prise, sauf à ne prémunir qu'imparfaitement contre la tendance de cette affection aux récidives.

Les eaux minérales les plus réputées pour le traitement des ulcères sont, d'une part, comme types : Bourbonne, Bourbon-Ï ArchambauU , Uriage ; de l'autre : Baréges, Luchon, Amélie, Enghîen.

Dans beaucoup de cas analogues, les bains de mer et l'emploi des eaux mères ont produit de bons résultats, particulièrement comme médication cicatrisante.

ULÉaborg (Russie d'Europe, Finlande). Ville maritime du golfe de Bothnie, près de laquelle on signale des eaux assez fréquentées. Leur température n'est pas indiquée. L'analyse qualitative, sans nom d'auteur, y mentionne, dans différentes proportions, de la potasse, de la soude, du sulfate de chaux, du carbonate calcaire, du fer, de la silice, du gaz acide carbonique et du gaz hydrogène sulfuré. Pas de renseignements thérapeutiques.

i llersdorf (Autriche, Moravie, cercle et district d'Olmutz). Dans

8GS CRBANYA.

une bulle vallée, au pied des montagnes qui séparent la Moravie de la

Silésie.

Sulfureuse. Tempér., 31° centigr.

Eau : 16 onces. Eau: un lilre.

Pouc. cul». Cent. cul).

Acide sulfhydriquc 2,035 = 131,7

■ — ■ Carbonique petite quant. petite quantité

Groins. Cium.

Sulfate de soude 0,266 = 0,028

Chlorure de sodium 0,300 = 0,031

Carbonate de soude 0,333 = 0,035

— de chaux 0,166 = 0,017

Silice 0,083 = 0,008

Matière extractive 0,058 = 0,005

"TTiôlT = 0,124

(SCHROTTER.)

Telle (pic celte analyse est énoncée, il est assez difficile de savoir si l'eau à laquelle elle se rapporte appartient aux sulfurées calciqucs ou aux sulfurées sodiques. C'est surtout eu bains qu'on l'emploie pour tous les cas où les eaux sulfureuses sont applicables. [I y a un établissement bien installé, dont la réputation remonte à la fin du xvie siècle. Ces eaux étaient connues anciennement sous le nom <ÏAqua Lossinensis , Ou suit la cure, du petit-lait à Ullersdorf.

LLMIXE ET LXMIQUE (Acide). Voy. HUMUS.

uj\TER!MEIDLING (Autriche). Dans le voisinage de Vienne. Deux sources d'égale composition, cl dont l'analyse suivante ne donne qu'une idée incomplète.

Sulfureuse. Tempér., 11°, 5.

Eau : un lilre.

Source Tiiérè-e.

Cent. cul). Cent. cul>.

Acide sulfhydriquc 32,8 14,4

Giiini. Giiim.

Sulfate de soude 0,033 0,691

— de magnésie 0,100 "

— de chaux 0,102 »

Chlorure de sodium 0,133 0,259

Carbonate de chaux 0,074 traces

Silice 0,064 (\057

Matière extractive » traces

(SCHROTTER.)

Il ne semble pas que celle station soit fréquentée autrement que comme lieu de plaisance.

ERBANi'A (France, Pyrénées-O; icntales, ai rond, de Pjades). A

22 kilomètres de celle ville.

Anglada signale dans la vallée de Conat, sur la rive droite de ia petite

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