URTICAIRE
de VAcad. de méd., t. XVIII), et reproduit récemment par MM. Petrequin el Socquet {Truite çjén. prat. des eaux min., 1859).
Il est une ioi de l'organisme d'après laquelle les principes non assimilables, c'est-à-dire non susceptibles d'être convertis en notre propre substance par le fait de la nutrition, tendent à être rejetés au dehors. Les organes de cette élimination sont les organes des sécrétions excrémentitielles, et en particulier les reins. La rapidité avec laquelle localisation de l'urine peut se produire, après quelques verres d'eau, même après un court séjour dans un bain, montre que ce phénomène est du même ordre que l'apparition de la quinine ou de l'iode dans l'urine, peu d'heures après leur ingestion dans l'estomac, ou seulement leur application en frictions. Il s'établit en réalité, chez les individus qui suivent un traitement thermal, un double courant, l'un introduisant des principes minéraux dans l'économie, l'autre les rejetant au dehors, par toutes les voies d'excrétion, par la peau, les glandes salivaires, les reins surtout. C'est là ce qui explique comment une énorme proportion de principes minéraux et non assimilables peut être introduite impunément dans l'organisme, et comment, même après les abus les plus flagrants, on ne voit pas, près des sources alcalines, se réaliser cette cachexie alcaline, tout hypothétique, que quelques auteurs ont cru devoir signaler. Ce n'est pas, du reste, que nous veuillons contester d'une manière absolue la valeur des assertions relatives à la cachexie alcaline. Mais celle-ci ne nous paraît avoir été observée que par suites d'abus très longtemps prolongés de médicaments alcalins, et dans des conditions entièrement en dehors du traitement thermal lui-même.
URREJOLA (Espagne, prov. de Guipuzcoa).
Sulfureuse. Tempér. , 15° centigr.
Plusieurs sources très abondantes, très analogues à celles d'Arechavaleta, dont elles ne sont séparées que par une montagne. On en use en boisson.
urticaire. Comme affection de la peau considérée uniquement d'après ses caractères extérieurs, l'urticaire chronique ne présenterait pas d'autre indication que celles qui ont été développées à propos des dermatoses en quelque sorte simples [voy. Peau (Maladies de la)]. Mais cette maladie est si fréquemment reliée à des troubles digestifs, sous quelque circonstance qu'elle se soit produite, que son traitement coïncide dans beaucoup de cas avec celui de la dyspepsie. Aussi les moyens curatifs ne diffèrent point pour l'une ou l'autre affection. C'est aux eaux bicarbonatées qu'on adressera le plus ordinairement les malades atteints d'urticaire chronique. Les sources variées de Vichy et le développement que le traitement externe peut recevoir dans cette station, indépendam-