‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 280 sur 310 · VALACHIE. SS · texte numérisé non relu

VALACHIE. SS

elle possède donc la plupart des propriétés de ces dernières; quelques malades de Vichy fréquentent cette source beaucoup moins pour boire cette eau minérale que pour jouir du spectacle curieux de son intermittence régulière.

VALACHIE. La Valachie, contrée montagneuse où les Karpaib.es jettent de nombreuses ramifications, compte de très nombreuses sources minérales, émergeant presque toutes derrière les premiers plans de la chaîne. On en doit la connaissance à une relation fort intéressante publiée par 31. le docteur Caillât ( Voyage mêdic. dans les provinces Danubiennes, 1854). La plupart sont sulfureuses, sulfatées ou chlorurées. Quelques-unes ferrugineuses. Plusieurs laissent dégager de l'acide carbonique. Il ne paraît pas qu'aucune d'elles soit thermale.

A en juger par la description que M. Caillât donne de rétablissement de Calimanechti, le plus important de tous, l'installation des bains en Valachie laisse beaucoup à désirer. Des cabanes rustiques, couvertes de chaume, abritent des baignoires de bois dans lesquelles on plonge de gros cailloux, préalablement rougis au four, comme moyen de chauffage de l'eau; il existe des rigoles pour tout procédé de conduites de la source ; tels sont ces aménagements d'ordre primitif. On pousse l'incurie, ou plutôt la parcimonie intéressée, jusqu'à ne renouveler que très rarement l'eau du bain, pendant toute la durée d'un traitement de plusieurs semaines, et cela, ajoute M. Caillât (loc. cit.), pour le plus grand bien des malades, auxquels on persuade sans peine que l'efficacité du remède est en raison directe de sa puanteur ! Enfin, c'est le pope ou prêtre du village qui a la ferme de l'établissement de Calimanechti et y prépare les bains, donne des consultations, entrant dans tous les détails de ce service qu'il associe à son office sacerdotal. Ces bains n'en sont pas moins très fréquentés et jouissent d'une certaine renommée d'efficacité dans les maladies auxquelles nous avons nous-mêmes l'habitude d'appliquer les eaux sulfurées.

M. Caillât indique encore les eaux également sulfureuses de Bréaza et de Serbanechii, l'une et l'autre à peu près à la distance de 80 kilomètres de Bucharest, et assez suivies, mais non mieux exploitées que la précédente.

On utilise encore, d'une manière remarquable, en Valachie, les amas d'eaux, soit pluviales, soit d'infiltration, qui se forment dans les dépendances des mines de sel gemme et s'y imprègnent d'éléments minéralisaleurs énergiques. Ces réservoirs sont le rendez-vous des malades atteints de scrofules et de rhumatismes. 31. Caillât y a vu un grand nombre de personnes, des enfants scrofuleux, entre autres, qui se plongeaient dans ces bassins et s'y livraient à l'exercice de la natation. Tous lui ont semblé en retirer de notables avantages.

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