VALDE DE LA CUEVA
Un grand lac d'eau salée, analogue à ceux qu'on trouve en Hongrie, le Balta-Alba, ou marais blanc, sert au bain, à l'usage en boisson, et est recherché pour ses boues minérales qu'on approprie aux besoins de la médecine sur une assez grande échelle. M. Caillât {loc. cit.), a rapporté des faits de guérison très importants, obtenus avec cet agent topique.
La même principauté possède encore des sources d'huile de pétrole que les habitants feraient parfois servir au traitement de leurs affections cutanées.
En général, une saine direction médicale fait complètement défaut à la pratique des eaux salutaires de la Valachie.
valatscha (Suisse, Basse-Engadine, canton des Grisons). Dans la gorge de Valatscha, source d'un faible débit.
Sulfurée calcique. Froide.
Eau : un litre.
Gram.
Acide carbonique libre . 0,4147
Acide solfhydrique libre 0,0024
Bicarbonate de chaux . 0,1431
Sulfate de potasse 0,0247
— de soude 0,0528
Chlorure de sodium 0,0212
— de magnésium, 0,0051
— de calcium 0,0472
Silice 0,0320
0,7727 (De Planta, 1858.)
Cette eau empruute vraisemblablement son principe sulfuré à la réaction de la matière organique sur une légère portion des sulfates. tasl.DE »E ia CUEVA (Espagne, prov. de Madrid). Sulfatée sodiqu-e. Froide.
Eau : une livre. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Sulfate de s«ode. , i.. 87,80 = 9,300
— de magnésie 7,79 = 0,825
— de chaux 7,00 = 0,742
Carbonate de chaux 3,29 = 0,348
— de magnésie 1,18 = 0,125
Chlorure de sodium 1,60 — 0,169
Poac. cul). Ont. cub.
«az acicte carbonique 0,6 = 30,0
(Moteno et Lletget, 1850.)
VALDIERJ. 887
Laxathesen boisson, ces eaux sont employées en bains dans les maladies de la peau. Il y a un établissement
YAliDlERI (Italie, Piémont, prov. de Coni). Village et bains dans la vallée du Gesso, à proximité de la route de Nice à Gênes, à 7 kilomètres de Durazzo. Altitude : 13&9 mètres.
Sulfurée sodique. Tempér. , 75° centigr.
Des sources nombreuses et abondantes émergent presque toutes d'une rocbe, formée de gneiss quartzeux, au pied du Matto, sur la rive droite du torrent le Gesso. On pourrait en capter une plus grande quantité encore que celle dont il est fait usage. Elles diffèrent par leurs degrés de chaleur, mais assez peu par leurs caractères physiques et. chimiques pour que l'analyse de quatre d'entre elles suffise à les caractériser, comme il suit :
Eau : un litre.
Chlorure de sodium ....
Sulfate de soude
Silicate de soude
— de potasse
Chaux
Magnésie
Oxyde de fer
— de manganèse f
Alumine
Acide phosphorique
— silicique ,
Iode
Ammoniaque
Acide sulfhydrique
Source Sainlo-Lnuc.
tracei
id.
id.
Sonrees de Saint-Martin
et de Saint-Laurent.
traces
id.
id.
Sonree
nupésiqna.
traces
Sonree Titrioliqne.
gr.
(Peyiione et Bbtjgnatei.lt.)
On trouve dans ces sources, en grande abondance, une matière organique et des conferves du genre Leptothrix, lesquelles sont connues et employées à Valdieri, sous le nom de Muffa, et ont été l'objet d'études spéciales de la part de MM. Garelli, Del Poute et Montagne {Rapport de M. Lazin, in Ann. de la Société d'hydrologie, t. V, p. 290).
La boue, ou terre argileuse imprégnée d'ean minérale, qu'on recueille au fond des réservoirs, est mise à profit en applications topique?.
888 VALDORF.
Enfin, des diverses montagnes voisines, coulent des sources froides, faiblement minéralisées et dans lesquelles les sulfates alcalins prédominent. On les fait servir à l'usage interne, et on leur attribue des propriétés tonifiantes, au moins douteuses d'après l'opinion de Bertini.
L'établissement de Yaldieri, restauré par les soins d'une Société d'actionnaires qui s'en est rendue propriétaire, en 4852, offre les moyens d'y administrer les eaux sous toutes les formes, usage interne et externe, bains, douches, étuves, y comprises les appropriations des conferves et des boues. Ces divers modes sont d'ailleurs l'objet de prescriptions en rapport avec les circonstances morbides, et nous n'avons rien à relever dans leur emploi qui diffère de la pratique des eaux de la même classe. On doit remarquer seulement, à propos des conferves, qu'elles empruntent une action révulsive et probablement résolutive à la concentration des principes salins, sulfurés, iodés, contenus clans l'eau minérale, indépendamment de l'humidité et de la température native qu'elles conservent longtemps et aussi de la présence des différents gaz provenant de la décomposition lente de celle matière organisée.
La spécialisation de cette station comprend d'une manière formelle les maladies de la peau, les rhumatismes et les lésions traumatiques suites de fraclures, de blessures de guerre, ankyloses, atrophie musculaire, tumeurs blanches, plaies de nature indolente. Par extension, on y traite avec avantage les manifestations de la scrofule, les états cachectiques, la chloro-anémie reliée au lymphaiisme, et certaines névropathies localisées.
Assez récemment des appareils d'inhalation ont été disposés et permettent d'ajouter le traitement des affections catarrhales des voies respiratoires à celles que nous venons d'énumérer.
D'après une monographie intéressante de M. le docteur Garelli ( Valdieri e le sueacque, 1855), on peut croire qu'une nouvelle impulsion est imprimée aux bains de Valdieri et qne, grâce aux facilités nouvelles de communication, aux améliorations déjà accomplies, et à celles qui sont en projet, ils recouvreront une renommée méritée, quoique peu ancienne.
Le site de Valdieri est pittoresque, et comme des montagnes abritent la vallée des vents du nord, malgré son élévation, on y jouit d'une température presque méridionale.
VALDORF (Prusse, Westphalie). Dans une vallée, à h kilomètres de Vlotho et à proximité de mines de houille et d'anthracite.
Trois sources ayant la même température et à peu près la même composition.
Sulfurée calciqvr Tempér., 11° centigr.