VERSAILLES
ou d'un refroidissement dont les inconvénients sont encore plus grands. Sous ce rapport, ces eaux conviennent parfaitement au traitement du rhumatisme. Elles sont aussi très salutaires chez certains scrofuleux, avec engorgements ganglionnaires, plaies ou fistules, alors qu'il faut exercer une action très vive sur l'ensemble du système et sur les parties malades. L'emploi méthodique de ces températures élevées prête quelquefois aux eaux du Vernet, comme aux eaux analogues, des propriétés résolutives fort remarquables : même observation à propos des suites de blessures, de lésions des os et des articulations, ou encore de la syphilis. Nous connaissons peu la pratique spéciale des eaux du Vernet relativement aux maladies de la peau, mais nous pensons qu'elles présentent à ce sujet les applications ordinaires des eaux sulfureuses.
C'est le traitement des affections de l'appareil respiratoire qui domine au Vernet. Nous ne sommes en mesure d'établir aucune distinction entre les applications de ces eaux à celles d' Amélie (V. ce mot), dans ces sortes de maladie.
vernet (Le) (France, Puy-de-Dôme, arrond. de Glermont-Ferrand). A 32 kilomètres de cette ville, source ferrugineuse, décrite par Chomel et Buchoz. Sans analyse.
VERRIÈRES (France, Loire, arrond. de Roanne). Source bicarbonatée, marquant 13°, non captée ni utilisée. Pas d'analyse. VERSAILLES (France, Seine-et-Oise). Près de la ville. Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Deux sources, l'une dite de Trianon, sourd à travers le mur d'enceinte du parc de Trianon, entre la porte Saint-Antoine et la grille neuve; l'autre, dite de Porche font aine, est située près de la barrière de Versailles, du côté sud de l'avenue de Paris. Elles ont entre elles la plus grande analogie. {Annuaire des eaux minérales de la France.)
Eau : un litre.
Acide carbonique libre | ....
Azote J quanl-'ndet-
Gram.
Bicarbonate de chaux 0,21
Chlorure de sodium 0,02
Azotates traces
Alumine et acide silicique 0,01
Iode au moins 1/100 de milligr
Cuivre traces
Arsenic traces
Matière organique azotée 0,03
0,34 (Chatin.)
Ces sources sont fréquentées par les habitants de Versailles.
VERS INTESTINAUX. Diverses eaux minérales ont été recommandées pour favoriser l'expulsion des enlozoaires, en particulier du ténia et des ascarides. Kreyssig et Wagner rapportent des succès de ce genre observés à Karlsbad. On assure que les eaux de Kissingen sont efficaces contre le ver solitaire. M. Payen témoigne qu'à Saint-Gervais il en est de même, et les eaux ferrugineuses de Pyrmont favorisent la chute des oxyures, d'après Werlhof. Le professeur Lallemand (Des pertes séminales, III, 259) prescrivait les eaux sulfureuses thermales en douches ascendantes. C'est, suivant lui, et l'expérience a confirmé cette observation, le moyen le plus puissant qu'on puisse opposer aux oxyures, et en même temps le remède le plus inoffensif pour l'intestin. Il importe toutefois que ces douches ne soient pas trop chaudes.
VERTÉBRALE (Carie). Vov. MAL VERTÉBRAL DE POTT.
VÉSICAL (Catarrhe). Voy. Vessie (Maladies de la).
VÉSICAUX (Calculs). Voy. LÏRINAIRES (CALCULS).
vessie (Maladies de la). — Catarrhe vésical. — Le traitement du catarrhe vésical n'est certainement pas un de ceux où la médication thermale intervient avec le plus de chances de succès. Les ailleurs d'un grand nombre de monographies ou de notices sur les eaux minérales mentionnent, il est vrai, le catarrhe de la vessie parmi leurs applications utiles. Mais nous pouvons affirmer qu'il n'est pas une source minérale, un peu active au moins, près de laquelle on ne rencontre, en semblable matière, passablement de mécomptes. C'est donc un sujet qui réclame encore beaucoup d'éclaircissements et sur lequel nous devons nous en tenir à d'assez brèves indications.
Le catarrhe vésical se relie rarement aux dialhèses déterminées qui servent si souvent de guide dans la direction du traitement thermal. Le catarrhe invétéré accompagne habituellement les affections calculeuses des reins ou de la vessie, ou les lésions organiques ou de tissu du canal de l'urèthre, quelquefois des affections utérines, surtout à la suite d'accouchements laborieux ; il se rencontre le plus souvent chez des individus avancés en âge ou chez des sujets de constitution délabrée par suite de conditions hygiéniques défavorables.
Dans ces différents cas, le traitement thermal peut être opposé avec avantage à la diatliôse inique, à la gravclle, aux suites de couches ; son action reconstituante peut être utilement invoquée; mais les affections calculeuses proprement dites et les lésions organiques du canal de l'urèthre sont hors de sa portée. Bien plus, son intervention est presque toujours nuisible dans les cas de ce genre, parce que, venant se heurter contre des états morbides inattaquables pour lui, il réagit alors sur la maladie à laquelle on prétendait l'opposer, et l'accroît.
Maintenant il est des catarrhes de vessie accidentels, légers, déterminés par des écarts de régime, des refroidissements, des opérations chirurgicales pratiquées sur le canal de l'urèthre ou consécutifs à des uréthrites ; le pronostic en est généralement peu grave, et ils cèdent facilement à un traitement thermal approprié.
Les eaux sulfurées et les bicarbonatées, sodiques ou mixtes, sont les eaux spéciales du catarrhe vésical. Peut-être même cette spécialisation revient-elle d'une manière toute particulière à des eaux qui paraissent emprunter à ces deux classes des qualités communes et affaiblies, ce sont des eaux sulfurées dégénérées, chez lesquelles des qualités alcalines viennent remplacer les qualités sulfureuses qu'elles ont perdues. C'est ainsi qu'à nos yeux, le traitement sulfureux du catarrhe vésical est surtout représenté par certaines sources de Cauterets (Bruzaud par exemple), Molitg, la Preste surtout.
Mais c'est près des eaux bicarbonatées mixtes ou sodiques et particulièrement des moins minéralisées d'entre elles, que se fait le plus habituellement le traitement du catarrhe vésical. Les sources les plus notables sous ce rapport sont Fougues, Saint-Albau, Eviati, Scldangenbad, Bussaug, Ems, Vichy ; et presque toutes les eaux bicarbonatées faibles mentionnées dans ce Dictionnaire et si communes dans certaines régions, comme l'Auvergne, lui sont également applicables. Nous devons ajouter à ces eaux Contrexé ville, dont Ja tolérance en pareil cas est peut-être plus notable que les propriétés curalives elles-mêmes. Les qualités ferrugineuses d'un grand nombre de ces sources s'accommodent très bien à l'état de débilité ou d'anémie qui accompagne si souvent les catarrhes anciens et profonds.
Ce qui doit surtout fixer l'attention, c'est l'excitabilité particulière que présente l'appareil vésical chez un grand nombre d'individus affectés de catarrhe. Les eaux minérales déterminent avec une grande facilité des phénomènes d'excitation qui se traduisent aussitôt par de la dysurie et rendent le traitement difficile à poursuivre.
Paralysie de la vessie. — En dehors des affections du cerveau et de la moelle épinière, et de l'affaiblissement réel de la inutilité qui accompagne habituellement un âge avancé, la paralysie de la vessie est une maladie beaucoup plus raie qu'on ne se l'imagine généralement. La plupart des individus qui passent pour en être atteints ont tout simplement des rétrécissements de l'urèthre ou, le plus souvent, des engorgements de la prostate.
Dans les cas de ce genre, les eaux minérales sont impuissantes. Nous avons dit ailleurs qu'il y avait peu à compter sur leur action résolutive au sujet des engorgements de jà Prostate [voy. ce mol], et elles n'ont