‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 292 sur 310 · VIC-SUR-CÈRE OU VIC-EN-CARLADÊS · texte numérisé non relu

VIC-SUR-CÈRE OU VIC-EN-CARLADÊS

aucune action sur les rétrécissements du canal de l'urèlhre. On aura donc toujours tort de négliger les moyens chirurgicaux, indiqués alors, pour aller demander au traitement thermal ce qu'il ne peut fournir. Cependant on peut encore y recourir rationnellement, lorsqu'on a corrigé, momentanément au moins, les effets directs d'un engorgement prostatique, pour débarrasser la vessie des catarrhes superficiels dont elle se trouve atteinte alors.

Quant aux paralysies plus réelles qui accompagnent les altérations des centres nerveux ou qui résultent d'un grand âge, on les voit quelquefois céder au traitement méthodique adressé à l'hémiplégie et surtout à la paraplégie, ou bien à l'usage mesuré de certaines eaux actives, telles que Vichy, Vais ou Eins.

veirasse (La) (France, Hérault).

Bicarbonatée mixte. Froide.

Eau : un litre.

Acide earboaique libre 1 /5e du vol.

Grom.

Bicarbonate de soude 0,562

— dépotasse 0,186

— de chaux 0,523

— de magnésie , 0,174

— de strontiane indices

de fer 0,008

Sulfates alcalins et terreux )

Chlorures alcalins et terreux } '

Iodure et bromure traces

Acide silicique \

Alumine /

Matière organique i 0,090

Principe arsenical dans le dépôt )

1,647 (0. Henry.)

Nous manquons de renseignements sur la position exacte de celte source, son débit et son emploi.

VICARELLO (Italie, États Romains). A 12 kilomètres de Rome.

Source indiquée comme sulfatée sodique thermale, sans mention d'analyse et de température. L'établissement thermal, connu sous le nom d'Acque Apollinari, médiocrement installé, est fréquenté au printemps. La découverte par le P. Marchi, au fond des piscines qui le composent, de monnaies et d'objets d'une haute antiquité, en lit remonter l'origine à une date antérieure à la fondation de Rome.

vie -le -comte. Voy. Saunt-Maurice.

vic-sl'R-cère ou yic-en-C arladès (France, Cantal, arroncl. d'Aurillac). A 20 kilomètres de celle ville.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 12°, 2.

904 VICHNYE.

Quatre sources qui jaillissent à 1 kilomètre environ de Vic-sur-Cère, sur la rive gauche de la Gère, au bas du coteau du Grifîoul. Elles semblent toutes avoir une constitution identique ou à peu près.

Eau : un litre.

Cent. cub.

Acide carbonique libre 766

Air atmosphérique 1 8,4

Grnm.

Bicarbonate de soude 1 ,860

— de potasse 0,004

— de chaux 0,668

— de magnésie 0,601

— de fer 0,050

Arséniate de soude traces

Silicate de soude 0,160

Phosphate de soude 0,060

Iode , brome traces

Silice et alumine 0,054

(SOUBEYRAN, 1857.)

Les eaux de Vic-sur-Cère ont joui et jouissent encore d'une certaine réputation dans les départements du Cantal, de la Lozère et de la Haute- Loire. On les administre à la dose de quatre àdix verres tous les matins, dans l'atonie de l'estomac et des intestins, les affections scorbutiques des gencives, les aménorrhées et les chloroses, les céphalées, la convalescence des fièvres intermittentes, la goutte et la gravelle. Elles subissent parfaitement le transport.

vkiiwi; (Hongrie, comitat de Barsch). Dans une vallée profonde, à 10 kilomètres de Schemmitz.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 40° centigr.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Gram.

Sulfate de chaux 3,45 = 0,365

— de soude 0,65 = 0,068

Carbonate de chaux 1,75 = 0,185

— de magnésie 0,40 = 0,042

— de fer 0,95 = 0, 1 00

Pouc. cub. Cent. cub.

Gaz acide carbonique 6,12 = 306,0

(HORING.)

On administre ces eaux en bains de piscine et de baignoire dans an établissement disposé pour leur emploi, indépendamment de diverses entreprises privées. Leurs applications sont surtout relatives aux états

cbloro-anémiques, aux débilités passives et aux rhumatismes. Une bonne installation et un site pittoresque recommandent celte station.

vient (France, Allier, arrond. de la Palisse). A 3ft9 kilomètres de Paris, 216 de Lyon ; sur la rive droite de l'Allier, chemin de fer de Lyon par le Bourbonnais. Altitude : 2^0 mètres.

Bicarbonatée sadique.

Bicarbonatée sodique (ferrugineuse) .

Sources nombreuses, dont nous donnons la température et le débit.

Débit.

Température. Litres.

Puits-Carré (seulement utilisé pour l'usage externe). 43,60 141,050

Puils Chomel (dépendance du précédent) 43,60

Grande Grille 42,50 61,194

Source Lucas ancienne source Lucas et des Acacias)

(à l'émergence) 28 50 52,000

Hôpital 31,70 53,000

Célestins (ancienne source) 14,3

Célestins nouvelle source). 15,20 3,9l6à4,200

(Ces deux sources sont exclusivement affectées à l'usage interne.)

Source Lardy ou de l'Enclos des Célestins 23,9

Source du Parc (ancienne source Brosson) 22

Source de Mesdames 17,0

Source d'Hauterive (consacrée exclusivement à la

transportation) 15,0 53,996

Le Puits-Carré, le Puits Chomel, la Grande-Grille, la source Lucas, celles du Parc et de Y Hôpital sont dans l'établissement thermal luimême ou à l'entour; les deux sources des Célestins et la source Lardy, à peu de distance et dans Vichy même. La source de Mesdames, située à 2 kilomètres de Vichy, est amenée dans l'établissement par des conduites. Celle d'HALTERiVE coule sur la rive opposée de l'Allier, à 6 kilomètres de distance. (V. ce mot.)

Toutes ces sources appartiennent à l'État, et c'est leur groupement qui alimente la station thermale de Vichy.

On peut y ajouter, comme complétant le régime des eaux minérales de Vichy, les sources de Cusset (à 3 kilomètres) ; d'ABREST (à l'appendice) (à 1 kilomètre 1/2) ; de Saint-Yorrl: (à 7 kilomètres) ; de Vaisse (source intermittente) (à 1 kilomètre) (voy. ces mots). Toutes ces sources sont très récemment ou non encore exploitées, et ne paraissent offrir aucune variété qui ne se rencontre dans les sources propres de Vichy. Celles de Cusset servent seules à alimenter un établissement thermal.

Les sources de Vichy sont les unes naturelles et les autres artésiennes.

Les premières sont : Puits-Carré et Puits Chomel, Grande-Grille, Lucas, Hôpital, Célestins (ancienne et nouvelle). Les puits forés sont :

Lardy, Mesdames, du Parc, Haute-rive, (forage sur d'anciennes sources).

Les sources qui n'appartiennent pas à l'établissement thermal ou à l'Étal sonl toutes forées, excepté Saint- 1 urre, dont une partie au moins offre une émergence naturelle.

Toutes les sources à thermaliié prononcée se trouvent parmi les sources naturelles. Les puils forés donnent toujours des eaux froides ou à peu près, et qui n'excèdent dans aucun cas 27".

Les sources de Vichy émergent des terrains moitié cristallisés, moitié compactes, que renferment tous les terrains de transition. 31ais leur point de départ se trouve au-dessous des terrains lacustres, et il paraît hors de doute qu'elles sont de formation géologique comme les roches cristallisées auxquelles elles sont subordonnées. Quoi qu'il en soit, leur position sur les pentes mêmes des terrains volcaniques de l'Auvergne leur assigne une certaine analogie de constitution avec la plupart des eaux qui jaillissent dans le département du Puy-de-Dôme. (Voy. Auvergne.)

On peut encore distinguer les sources de Vichy suivant leur constitution, el très particulièrement suivant leur teneur en fer et en hydrogène sulfuré.

Les sources Lardy, de Mesdames et d' Hauterive sont ferrugineuses à des degrés divers.

Toutes les sources de Vichy exhalent une odeur légère A' hydrogène sulfuré (sur laquelle M. Chevallier a le premier appelé l'attention). L'analyse chimique ne peut en tenir compte. Quelques-unes d'entre elles paraissent emprunter à cette circonstance, un peu plus marquée que dans les autres, certaines applications consacrées par l'expérience : ce sont les sources Lucas, du Puits Chomel et du Parc.

ISous donnons plus loin le tableau analytique des sources de l'État, emprunté à l'excellent travail de M. J.-P. Bouquet. On en trouvera le complément à l'article Hauterive.

Aux principes qui y sont indiqués, on doit ajouter un iodure signalé depuis le travail de M. Bouquet par une commission spéciale de la Société d 'hydrologie médicale de Paris.

L'établissement thermal de Vichy, commencé en 178/i, achevé en 1829 et considérablement augmenté depuis 1853 par les travaux de la Compagnie concessionnaire de l'État, possède aujourd'hui 306 baignoires réparties comme il suit :

Ancien établissement affecté aux bains de première classe. 100 baignoires

Nouveau bâtiment affecté aux bains de deuxième classe. . 157

Bain de l'Hôpital 29

Plus une piscine pour vingt femmes.

Bain de lassistance publique 20

306 baignoires

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