‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 3 sur 310 · GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL

ET

D'HYDROLOGIE MÉDICALE.

gabian (France, Hérault, arroud. de Béziers.) A 2U kilomètres de cette ville.

Il existe dans cette localité trois sources, désignées sous les noms de Source de l'huile de pétrole et de Fontaines de santé ou d'Oulliot. La première, située à 2 kilomètres de Gabian, entraîne par son mouvement ascensionnel du bitume liquide qui porte le nom d'huile de Gabian. Cette matière est recueillie et livrée à l'industrie.

Les Fontaines de santé sont divisées en source forte et en source faible, et paraissent posséder une composition différente de la précédente.

Aucune analyse complète n'a encore été exécutée sur l'eau de Gabian. M. de Saint-Pierre a seulement signalé dans la Source de l'huile de pétrole de l'acide carbonique en excès, des carbonates de chaux, de soude, de fer et du bitume. Les Fontaines de santé sont également chargées d'acide carbonique libre. Dans tous les cas, elles ne sont fréquentées que par les habitants de la localité. V Annuaire des eaux de la France les comprend parmi les eaux bicarbonatées.

GADARA (Turquie d'Asie, Syrie). Près du lac de Tabarieh et de la ville du même nom. l'un et l'autre connus dans l'ancienne Judée sous le nom deTibériade. Sources sulfureuses thermales que les Arabes fréquentent en assez grand nombre depuis le printemps jusqu'au mois d'août. On les dit assez chaudes pour ne pas permettre une immersion prolongée de la main. Un vieux bâtiment s'élève sur leur principal réservoir, et sert tour à tour aux malades des deux sexes. Les Arabes désignent ces sources sous le titre de Hammam. Ils utilisent principalement la boue qu'elles déposent

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2 GALLERAJE.

et remploient pour la cure des maladies de la peau, des rhumatismes et de l'éléphantiasis. Cette dernière affection est encore un objet de répulsion en Orient; aussi à Gadara cxiste-t-il une petite enceinte réservée aux lépreux. Ceux-ci s'y creusent un bassin naturel, y conduisent l'eau minérale et prennent leur bain à part.

GADIKIÈRE (La) (France, Ain). A une petite distance de Sainl-Rambert en Bugey.

Sulfatée calcique. Froide.

Eau : un litre.

Gram.

Acide carbonique 21 centilitres, ou 0,4300

Carbonate de chaux 0,2tiS5

— de magnésie 0,02S2

Oxyde de fer 0,0140

Chlorure de sodium 0,0300

— de maguésium 0,0150

Alumine 0,0360

(Sauvanad.)

Le débit de cette source est peu abondant, et l'eau en est à peu près sans emploi.

gais (Suisse, canton d'Appenzell).

Sources carbonate es calciques et ferrugineuses bicarbonatées froides, dont quelques-unes sont employées en bains. — Cette localité est surtout fréquentée pour la cure du petit-lait.

galera (Espagne, prov. de Grenade).

Sur le territoire de ce nom, plusieurs sources sulfureuses. Tempér., 15° centigr. Cinq ou six sont appliquées aux usages médicaux.

galicie (États autrichiens). Cette contrée, qui s'appuie vers le sud et l'ouest à la chaîne principale des Carpaihes, possède de nombreuses sources minérales importantes; mais, pour la plupart, elles ne sont, pas utilisées. Les principales se trouvent à Sklo, Rozdoi, Niemirow, Szwoszowice, -Xowosiolce ; elles sont toutes sulfureuses. A Truskawice, on cite une eau sulfurée imprégnée d'asphalte liquide. Celles de Krynica sont ferrugineuses bicarbonatées. A Lu bien i, il y a des sources sulfureuses froides, dans lesquelles les carbonates de lithine et de strontiane ont été reconnus. On signale encore les sources bromo-iodurées d'Iwonicz et les bains salés de Wieliczka. Ces diverses sources correspondent à la grande quantité de mines de métaux et de sel gemme dont le pays abonde.

GALLERAJE (Toscane, vallée de Cecina). Trois sources situées sur les rives de la Cecina : l'une sulfureuse, dile Arqua del bagno, marquant 47°; l'autre ferrugineuse bicarbonatée, dile Acqua forte, marquant

f.AMARDE. 3

18°, et une troisième, nommée Acqua ivsso, également ferrugineuse

bicarbonatée, accusant 18° centigr.

Eau : un litre.

Acqua Acqua Acqua

DEL BAGNO. FORTK. ROSSA.

Cent. cub. Cent. cub. Cent. cnh.

Acide carbouique libre 26,9 430,1 213,2

Acide sul l'hydrique 52,3 » »

Gram. Gram. Gram.

Sulfate de chaux 0,309 0,366 0,419

— de magnésie . . . , 0,309 0,105 0,472

Chlorure de sodium 0,278 0,105 0,472

— de magnésium 0,035 0,026 0,050

— de calcium 0,017 0,026 0,050

Carbonate de magnésie 0,105 0,278 0,309

— de chaux 0,472 0,524 0,628

— de fer 0,050 0,050 0,261

(GlOLY.)

La thermalité de la première de ces sources permet de l'employer en bains, non-seulement dans les maladies de la peau, mais encore dans les affections rhumatismales et les paralysies de même nature. Les eaux voisines sont usitées comme toniques et reconstituantes.

gamarde (France, Landes, arroud. de Dax). A 16 kilomètres de cette ville.

SulfwéecaLcique. Trois sources. Tempér., l/i° à 15° centigr.

Eau : un litre.

Lit.

Acide sulfhydrique 0,168

— carbonique 0,100

Gram.

Carbonate de chaux 0,228

— de magnésie 0,025

Sulfate de chaux * 0,126

Chlorure de sodium 0,700

— de magnésium 0,088

Acide silicique 0,012

Matière végétale 0,0 1 1

— grasse résineuse 0,010

1,200 (Salaignac.) Les sources qui portent dans la localité le nom de sources des Deux- Louts jaillissent à un kilomètre environ du bourg de Gamarde, et l'eau dépose sur le sol une matière organique glaireuse.

Il y a un éiablissement thermal composé de six baignoires, où l'eau minérale est échauffée artificiellement (1850).

Outre celte source, il en existe une autre, la Reille, qui n'est pas utilisée.

i GANGLIONNAIRES (TUMEURS).

La station de Gamarde reçoit un petit nombre de malades, que l'on traite pour les affections chroniques des voies digestives et pulmonaires, ainsi que pour les maladies de la peau.

«axiM'Isa (Espagne, prov. de Tarragone).

Sulfureuse thermale. Tempér. ?

Source abondante et connue depuis longtemps. — Les bains se prennent dans des maisons particulières.

ganglionnaires (Tumeurs). Les engorgements glandulaires désignés sous ce nom, et appelés encore écrouelles, tumeurs scrupuleuses, adénite scrofuleuse, etc., se développent partout où il y a des glandes lymphatiques. C'est à la région cervicale el parolidienne qu'ils se rencontrent le plus souvent. Les tumeurs du cou sont aussi celles qu'on adresse très habituellement au traitement, soit thermal, soit marin. D'après M. Lebert, elles peuvent être inflammatoires, hypertrophiques ou de nature tuberculeuse. Ce dernier cas serait même, selon lui, le plus fréquent. Nous n'entendons parler ici que de l'adénite à l'état chronique, et de celle qui se relie à la dialhèse scrofuleuse, abstraction faite des engorgements cervicaux survenant chez les enfants , par exemple sous l'influence d'éruptions du cuir chevelu, de refroidissements, etc. Les opinions sont partagées sur la curabilité des tumeurs ganglionnaires : pour les uns, c'est une des formes de la scrofule sur lesquelles les eaux minérales ont le plus de prise. M. Gerdy, au nom d'une grande expérience, s'est prononcé sur ce que cette proposition avait de trop absolu [Annal. de la Soc . d 'hydrolog . , t. V). Il faut considérer, en effet, combien le caractère des engorgements ganglionnaires peut varier par leur date, leur durée, leur volume, le nombre de ganglions envahis, par l'état de la constitution du sujet, le cachet héréditaire, ou celui emprunté à une mauvaise hygiène, etc. Dans ces conditions, en supposant des cas sérieux, il n'est pas exact de dire que toutes les eaux présentent la même efficacité pour le traitement : ainsi les eaux sulfurées qui peuvent, en venu de propriétés excitantes très marquées, modifier heureusement l'ensemble de l'organisme, n'auront pas une action aussi directe sur celle affection strumeuse que celle exercée par les eaux chlorurées sodiques. Nous en dirons autant des eaux ferrugineuses, puissants agents de reconstitution dans certaines circonstances, mais dont la valeur thérapeutique n'esl plus suffisante ici. Iiourbonne, Bourbon-V Arckambault , la Bourboule, la Motte, en France; Nauheim, Soden, en Allemagne, comptent de véritables succès, à litre de médication à la fois résolutive et antidiatliésique. A Uriagc, où l'élément sulfureux s'associe à la composition saline, M. Gerdy a vu les adénopathies cervicales disparaître assez rapidement dans les cas d'engorgements légers; mais il recommande un traitement ther-

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