VOSGES
Les produits des volcans éteints, d'après l'illustre géologue, seraient, dans leur ensemble, représentés par une série de corps simples a très peu près la même, et dont s'éloignerait assez peu, dans les parties élémentaires, un grand nombre de roches plutoniques plus anciennes.
Or, si à la série des corps simples ci-dessus indiqués, on ajoute le barium, le lithium, le strontium, l'arsenic, le brome et l'iode, on résume l'ensemble des corps élémentaires dont la présence a été reconnue dans les eaux minérales.
Ce rapprochement remarquable, dû à M. Elie de Beaumonl, caractérise de la manière la plus frappante, et justifie les rapports de position et d'origine que nous avons cherchés à établir entre les eaux minérales d'une part, et les roches, éruplives, que nous avons désignées sous la dônominatiun de congénères d'autre part [voy. Gisement. Eaux de mine. Origine. Roche congénère].
Si la série des parties élémentaires des eaux minérales se présente plus nombreuse que celle des déjections volcaniques , on doit en rechercher les causes dans le fait de relations de voisinage entre les eaux minérales d'une part, et d'autre part certaines roches cristallines et plutoniques, dont les parties élémentaires existent en plus grand nombre que dans les roches et déjections volcaniques anciennes et modernes.
En résumé, si l'on rapproche les considérations qui précèdent de celles que nous avons successivement développées, surtout aux mots Gisement, Origine, Tremelement de terre, on verra combien est vraie l'opinion que les eaux minérales et les gaz souterrains (acide carbonique, hydrogène plus ou moins carboné) sont, sur un grand nombre de points du globe, les dernières déjections d'éruptions plutoniques, les derniers témoins de cataclysmes très anciens.
voi/nti. Voy. Acqua-Santa.
VOSGES. La chaîne des Vosges court N. 12» à 15° E. sur une longueur d'environ 160 kilomètres. Elle s'étend sur les départements du Haut et du Bas-Rhin, des Vosges, de la Haute-Saône, de la ftieurthe et de la Moselle.
Bien que les roches cristallines et plutoniques y soient nombreuses et variées, car on y observe le granit commun, le granit porphyrique avec, ou sans orthose et albite, le gneiss, la syénite, les porphyres quarlzifères, les serpentines, les métaphires, les euphotides et quelques dicks basaltiques, les eaux minérales n'y sont pas très répandues.
Les eaux du versant oriental et celles de l'extrémité méridionale de la chaîne se rapportent de position aux roches cristallines et principalement au granit porphyrique et commun. Telles sont celles de Bussang, de AVallviller, de Bains, de Soulmatt, de Sullzbach, de Plombières, de la
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Chaudeau, de Fonlaine-Cliaade, etc., les mies bicarbonatées sodiques cl ferrugineuses, les autres chlorurées et chloro-sulfatées sodiques.
Aux extrémités de la chaîne, sur le versant est, et gisant à la limite ou à l'intérieur des formations du trias et du grès des Vosges, on trouve les chlorurées sodiques de Niederbronn, de Rosheim, de Chalenois, de Sultz, qui se relient à leurs similaires d'outrc-Rhin; puis celles de Luxeuil, de Bourbonne; enfin plus à l'ouest, à l'épanouissement des derniers contre-forts de la chaîne, au milieu du muschelkalk, les sulfatées calciques froides de Contrexéville, de Martigny et de Vittel, qui gisent en nappes sous-jacentes.
On le voit, les variétés d'eaux minérales de la chaîne des Vosges sont comprises dans les bicarbonatées sodiques plus ou moins ferrugineuses, les chlorurées sodiques et sulfatées, et chloro-sulfatées sodiques.
Toutefois, le groupe thermal des Vosges compte plusieurs stations thermales importantes, comme Bourbonne et Plombières, d'autres moins considérables, mais bien classées, comme Niederbronn, Luxeuil, Bains, Contrexéville et Vittel. Les bicarbonatées de Bussang, de Soullmatt, et de Sulzbach, sont très répandues comme eaux médicinales et de table.
voslau (Autriche, cercle du Wienerwald-Inférieur, district de Weikersdorf). Station du chemin de fer de Vienne à Trieste.
Sulfatée calcique. Tenapér. , 25° centigr.
Eau : 1G onces. Eau : un litre.
Pouc. cul). Cent. cub.
Acide carbonique 1,205 = 60,2
Graius. Gmm.
Sulfate de soude 1,029 == 0,109
— de chaux 13,130 = 1,391
Chlorure de magnésium 1,420 = 0,150
Carbouate de magnésie 3,655 = 0,387
Silice 0,350 = o,037
(Meisiner.)
On compte dans cette localité deux sources, de même composition et d'une égale température, sortant d'un sol calcaire, et dont l'une est assez abondante pour faire tourner un moulin. Elles sont regardées comme des eaux Indifféulntes (voy. ce mot), et employées, comme telles, sous toutes les formes externes, dans un but de médication sédative. Ou les administre rarement en boisson, sinon pour des cas d'affections catarrhales des organes urinaires, avec tendance à l'état aigu. C'est à l'élément névropathique que la cure de Vbslau s'adresse plus particulièrement. Établissement bien installé.
Dict. des Eaux miner. — T. 11. 59
930 WARMBRUNN.
■VRÉCOUS6T (France, Vosges, arrond. de Neufchàteau), et à 21 kilomètres de eette ville.
Sulfatée sadique. Tempér. 9° centigr.
Une seule source minérale artésienne découverte depuis l'année
Eau : un litre.
Gram.
Sulfate de sonde 0,510
Chlonire de, sodium 0 . 1 00
Sel de potasse indiqué
Bicarbouale de soude 0,-;t>0
— de potasse „ indiqué
— de magnésie j
Silicate alcalin indiqué
Silice 0,021
Alumine, phosphate
Oxyde de IVr, indices
Matière organique, sims'ble V 0,004
Principe arsenical, non douteux V
Acide borique )
0,934 (O. Henry, 1856.)
WARASDIN-TÔPLITZ. Voy. ÏOPL1KA.
u \!(.T£Etui'\\ (Prusse, région de Liegnilz, cercle de Hirschberg).
Ville de la Silésie, sur le Zacken et au versant septentrional du Riesen- Gebirge, dans une vallée. Altitude: 361 mètres. Sulfatée sadique-, Tempér. , de 37 à 40° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Grain.
Acide carbonique 0,025 = 0,003
Azote 0,017 = 0,002
Sulfate de soude 1,720 = 0,206
Carbonate de soude 0,810 = 0,097
de chaux 0,160 = 0,019
Phosphate d'alumine
Silice 0,550 = 0,066
Matière extractive 0,170 = 0,0?0
(Fischer.) Il y a deux sources anciennement connues et qui passent pour sulfureuses, caractère qu'elles ne manifestent d'ailleurs que passagèrement. Un forage artésien, pratiqué en 1854, dans des couches granitiques, en
WASSERBURG. 93i
a fait découvrir une troisième un peu plus chaude et plus riche en sels de soude cpie les précédentes.
On emploie ces eaux, à l'intérieur, soit pures, soit mêlées à du pétillait, et comme mode externe, en bains de piscine. Plusieurs bassins sont installés pour le bain dans divers établissements. On pratique l'inhalation dans leurs dépendances. Il y a d^s appareils de douches.
La spécialisation de Warmbrunn comprend, d'après M. Helffi, les affections catarrhales des voies respiratoires, les rhumatismes à forme névropathique, et les paralysies essentielles. Station fréquentée en juillet et en août.
\varji-Spri\gs (Étals- Unis d'Amérique, Virginie). Ville à 170 milles de Hichmond, au milieu d'une étroite vallée dominée par de hatiies montagnes, possédant des sources thermales, qui seraient composées de sulfate et de carbonate de chaux et de magnésie, et de chlorure de calcium. Établissement de bains très spacieux et bien installés. Slation très fréquentée.
WARM-SPRIXGS (Étals-Unis d'Amérique, Arkansas). On signale dans celle bourgade, située elle-même sur l'emplacement de la Terre de la paix, des sources thermales, non autrement désignées et qui sont réputées surtout pour la cure des paralysies et des rhumatismes. La neutralilé de cette localité est religieusement observée par les tribus ennemies d'Indiens qui la fréquentent en grand nombre.
WARM SPRIXGS (États Unis d'Amérique, Géorgie). Source 1res abondante, à 33° cenligr. , sans mention de composition ni de propriétés médicales. Station bien installée et très fréquentée*
wvu\i;wv\ki: (Duché de Mecklembourg-Schwerin, district de Roslock). Dans la Baltique, à 2 milles de Doberan. Bains de mer. Très fréquentés.
W IRKEXSPOIM (Irlande, comté de Down). Bains de mer.
Ces eaux sont employées comme légèrement purgatives.
Eau : 16 onces. Eau: un litre.
Grains. Grum.
Chlorure de sodium 1,50 — 0,158
Carbonate de chaux 2,20 = 0,233
— de soude 0,10 — 0.016
— de magnésie 0,60 = 0,063
Matière extractive traces = traces
(VOGEL
WASSERRERG (Allemagne, Bavière). Près de cette ville, sur la rive droite de l'Inn.
Bicarbonatée mixte. Froide.
932 WË1LBAGH
wittwilleb (France, Haut-Rhin, arrond. de Belfort). A u9 kilomètres de celte \ille, à quelques pas de la ville de "Waltwiller. Ferrugineuse bicarbonatée. ïerapér. , 10° centigr. Quatre sources, dont trois seulement sont utilisées, et ayant un débit considérable, leur composition est la même pour toutes.
Acide carbonique libre indét.
Gram.
Bicarbouate de chaux
0,470 de magnésie j
Sulfate de ebaux l „ . .n
— de soude j
Chlorure de magnésium i o 1 30
— de sodium ( ,■
Silice et alumine 0,105
Crénate de fer 0,015
Arséniate de fer recounu dans le dépôt très sensible
Sels de potasse indices
Matière organique azotée indices
1,160 (0. Henry.)
Il existe un élablissement où l'eau minérale est administrée en bains et en boisson dans toutes les maladies atoniques, dans la chlorose et enfin dans tous les cas où les ferrugineux sont indiqués : on utilise aussi comme topique le limon végétal que l'on trouve autour des sources.
wederheime (Prusse, prov. du Bas-Rhin).
Source minérale exploitée près d'Ahrweiler et qui est vraisemblablement bicarbonatée sodique froide.
iweilbacii (duché de Nassau). Village au pied du Taunus, dans la vallée du Mein, entre Francfort et Mayence. Altitude : 106 mètres.
Chlorurée sodique sulfureuse. Tempér. , 14° centigr.
Cent. cub.
Acide carbonique 168,8
Acide sulfhydrique 90,1
Gram.
Sulfate de potasse 0,0298
Chlorure de potassium 0,021 3
— de sodium 0,2083
Bicarbonate de soude 0,3123
— de lithine 0,0006
— de baryte 0,0009
— de stroutiane 0,0001
de chaux 0,2909
— de magnésie 0,2758
Phosphate d'alumine 0,0001
— de chaux 0,0002
Acide silicique 0,01 1 I
Matière organique 0,0037
1,1541 (Frésénius, 1856.)