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(r'EHLING.)
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M. Fehling a encore constaté dans ces eaux la présence d'une matière organique, de l'ammoniaque, de l'acide nitrique, de la lithine, de l'acide borique, de l'acide phospborique, de l'acide arsénique, de la baryte, de lastrontiane et de l'oxyde de zinc en proportions impondérables.
Les caractères physiques ont ici de l'importance, eu égard à la simplicité des résultats que donne l'analyse chimique et aux vertus qu'on prêle volontiers aux eaux de "Wiklbad. Elles n'ont ni saveur, ni odeur: elles sont sans couleur, limpides et transparentes ; elles passent pour très onctueuses. Leur pesanteur spécifique dépasse de bien peu celle de l'eau distillée. Ce sont autant de caractères qui, joints aux données de la chimie, rangent ces eaux dans la classe de celles qu'on nomme en Allemagne Indifférentes (voy. ce mot). Faute de pouvoir signaler en elles aucun principe minéralisateur effectif, on en a été réduit à supposer qu'un calorique particulier les anime et leur communique une action spéciale par rapport à l'organisme; nous ne devons pas nous arrêter sur ces vues purement hypothétiques [voy. Calorique naturel des eaux minérales].
Le bain, comme à Gastein et à Pfeffers (voy. ces mots), fait la base du traitement de Wiklbad. Depuis quelques années seulement, on y a associé l'eau prise en boisson à une source découverte en 1836, la Trinkquelle, et dont la composition ne présente pas de particularités. M. Rolureau [Des principales eaux minérales de l'Europe, 1858) n'a éprouvé en l'expérimentant aucune autre sensation ni aucun autre effet que n'en produirait de l'eau ordinaire élevée à la même température. Toutefois, d'après l'opinion de quelques médecins, cette boisson représenterait un diurétique puissant qui, combiné avec les bains, peut être utilisé dans quelques affections de nature goutteuse.
Les bains se prennent soit dans des bassins communs, installés avec une certaine recherche, soit dans des baignoires particulières, dont l'usage est moins goûté que celui des piscines. Ces piscines, réunies dans un même bâtiment, au nombre de six grandes et de trois petites, occupent le griffon même des sources. Une couche de sable fin et très blanc en tapisse le fond, au travers duquel une eau courante s'élève par un mouvement continu, se renouvelant sans cesse et conservant une température égale. Grâce à la différence de degrés thermométriques qu'offrent ces sources, les malades peuvent successivement se soumettre à la chaleur qui leur convient. Des procédés fort ingénieux permettent de renouveler l'eau de ces réservoirs, sans rien troubler ni dans le service ni dans les conditions du bain. Enfin, ce même établissement est pourvu de tout un système de douches de divers genres.
Cet aperçu est suffisant pour démontrer quelle part les procédés bal-
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nénîres prennent aux succès de W'ildhad et combien ils gagneraient à être ^envisagés sous leur véritable jour, abstraction l'aile des qualités mystérieuses trop facilement accordées à ces eaux, et dont l'éloge n'a d'équivalent que la description des prétendues sensations pleines de charme el de volupté qu'elles impriment au baigneur. M. Rotureau (/.oc. cit.) déclare, pour l'avoir éprouvé par lui-même, que l'action physiologique du bain de Wildbâd est nulle, et il se contente d'indiquer les différents états pathologiques, assez nettement définis à ses yeux, dans lesquels on prescrit l'emploi de ces eaux.
Le professeur Seegen ne sépare pas l'indication de Wildbad de celles de Gastein et de Pfeffers, c'est-à-dire de ce que nous entendons en thérapeutique hydrologique comme eaux Fairi.es (voy. ce mot). Dans leurs caractères négatifs réside tout leur mérite, el les constitutions névropaihiques, l'élément de la douleur en un mot, s'adresseront de préférence à cette spécialisation. Nous ne sachions pas qu'il faille recourir à d'ambitieuses explications quand il s'agit de troubles de l'innervation, essentiels ou non, de rhumatalgies, de rhumatismes même, soit articulaires, soit musculaires, qu'un mode d'hydrothérapie éminemment sédative doit modifier sans aucun doute. On y a joint les paraplégies ; mais en regardant, d'un peu près aux résultats annoncés, il est aisé de voir qu'on parle d'impotences des membres inférieurs dépendant d'une influence formellement nerveuse ou rhumatismale. Nous ne saurions admettre au même litre les attributions dont on a surchargé le cadre déjà assez rempli de "Wildbad. Tumeurs blanches, affections tranmatiques, maladies de la peau et des muqueuses, jusqu'aux catarrhes de la vessie et à la gravelle, il est peu d'états morbides, généraux ou localisés, à propos desquels l'efficacité de ces eaux n'ait été amplifiée singulièrement. Une theruialité variée et d'excellents aménagements, comme il s'en rencontre dans cette station, se recommandent d'une manière assez formelle pour que de pareilles exagérations, plus nuisibles que profitables à sa réputation, ne tombent pas d'elles-mêmes.
Wildbad, où l'on se rend surtout du mois de juin au mois d'août, est entourée de sites attrayants et offre toutes les ressources désirables d'une localité thermale, y compris un air pur et vif, et un climat irréprochable pendant les trois mois de la saison des bains. Il y a un hôpital pour les indigents, avec piscines particulières.
la réputation de cette station ne remonte qu'à une date relativement récente, quoique, selon les expressions du docteur Granville dans ce petit coin de terre où pendant des siècles une eau salutaire est restée ignorée, la nature ait laissé peu de choses à faire à la main de
l'homme.
9it WILDUNUEN.
WILDEGG (Suisse, canton d'Argovie). Hameau de la \ allée de l'Aar, à lx kilomètres de Schinznach, 8 de Brugg el d'Arau, et 12 de Bade.
Chlorurée sodique (iodo-bromurée). Tempér. , 25° centigr.
Eau : un litre.
Gram.
Chlorure de sodium 7,74043
— de calcium 1,59443
— de magnésium 1,16780
— de strontium 0,04260
— d'ammonium 0,02604
lodure de magnésium 0,02519
Bromure de magnésium 0,00224
Sulfate de potasse 0,05306
— de soude 1,67156
Nitrate de soude 0,077 14
Acétate de magnésie 0,01999
Carbonate de magnésie 0,14251
— de fer 0,00460
— de manganèse 0,00062
Silice 0,02385
12,59206 (Bauer.)
Ces eaux, dont la minéralisation présente un grand intérêt, sont dues à des forages artésiens conduits à une profondeur de 256 mètres dans le calcaire jurassique, et l'on a pris toutes les précautions désirables pour leur capiage. D'après un tableau comparatif dressé par M. A. Robert [De Veau de Wildegg, 1858), relativement à la proportion d'iode et de brome qu'elles renferment, elles tiendraient le milieu entre les eaux de Hall (Autriche) et d'ADELHLiDSOUELLt: [voy. ces mots].
Jusqu'ici l'eau de Wildegg n'a été employée que transportée, et elle s'utilise notamment dans les stations importantes qui l'avoisinent. C'est au tempérament lymphatique et aux manifestations de la scrofule qu'elle convient particulièrement. On la boit pure ou mélangée avec du lait, à des doses variables, depuis un jusqu'à quatre ou cinq verres dans la matinée. A Schinznach, on la mélange avec l'eau sulfureuse pour le traitement des maladies de la peau chez les sujets strumeux. Dans les cas de carie et d'ulcères, les applications Iccales sous forme de lotions avec des compresses imbibées d'eau minérale ont donné d'excellents résultais. Il est à présumer que l'expérience développera encore celte série d'attributions.
tviB.a»! \«.s',\ (Allemagne, principauté de Waldeck). A 12 kilomètres de Waldeck et à proximité de Cassel. ■ — Trois sources principales : 1° Salzbrunnen; 2° Thalbrunnen; 3" Stahlbrunnen, Cette dernière étant la plus ordinairement usitée, nous en donnons la récente analyse. Bicarbonatée sodique. Tempér., 10" centigr.
WINDSOR FORÈST. 943
Giiim.
Bicarbonate de soude 1 ,639
— de potasse 0,061
— de chaux 0,469
— de magnésie.. 0,295
— de protoxyde de fer 0,020
— de protoxyde de manganèse traces
Sulfate de soude • 0,076
Chlorure de sodium 0,008
Silice 0,018
Arsénite de soude traces
Matière organique traces très peu apparentes
Acide carbonique libre 1 ,639
(Mialhe et Lefort 1857.) L'eau de Wildungen, très riche en gaz acide carbonique, a une saveur pétillante qui la rend agréable ; elle est facilement digérée et augmente l'activité des fonctions digestives et excrétoires; aussi on en recommande l'emploi dans les affections calculeuses, le catarrhe vésical, et, d'une manière générale, dans les maladies des organes génilo-urinaii es des deux sexes. Hufeland a contribué à établir celte spécialisation. Elle s'adresse encore aux divers états dyspeptiques, dans lesquels les eaux de cette classe sont prescrites de préférence.
Il n'y a pas d'établissement. Ces eaux se transportent, et leur expédition est assez importante.
wilhelmsbad (Prusse, élect. de Hesse-Cassel, prov. de Hanau). A 2 kilomètres de Hanau. — Deux sources, dont l'une est faiblement ferrugineuse.
Chlorurée sodique. ïetnpér. , 15" cenligr.
Ea u
Sulfate de chaux
Chlorure de sodium
Carbonate de magnésie..
— vie ebaux
— de fer et silice.
Matière extractive
: 16 onces.
Ea
u : un litre.
Grains.
G ni m.
traces
traces
(Lampadius.)
Ces eaux sont employées en boisson et en bains, plus particulièrement dans le traitement des scrofules. Il y a un établissement connu encore sous le nom de bains d'Aschersleùm.
WINDSOR-FOREST (Angleterre). Dans le Berkshire.
Sulfatée maynésique. Tempér. ?
Dict. des Eaux miner. — T. il. 60