WIESBADEN
faut relever les forces générales. A plus forte raison, ce traitement serat-il indiqué par l'imminence ou l'intervention de la diatlièse scrofuleuse.
Pour les médecins de l'Allemagne, du rhumatisme aux affections goutteuses il n'y a qu'une variante de dyscrasie, et l'on ne doit pas s'étonner de voir la goutte inscrite au premier rang des spécialisations de Wïesbaden. Celle station jouit même d'une grande réputation à cet égard. Toutefois Al. Braun (loc. cit.) avoue que la forme torpide chez les goutteux prèle plus particulièrement à l'efficacité des eaux en boisson et en bains, et que la tendance aux paroxysmes en restreint l'emploi. Il y aurait donc à se méfier d'une stimulation trop vive qui, pour être uliledans la goutle alonique ou dans les cas de déformations et de nodosités articulaires propres à la période chronique, présenterait des dangers réels par rapport à la goutte aiguë régulière. M. Gergms (Traité des eaux minérales du duché de Nassau, iradncl. Kaula, 1852) assure encore que lorsque les paroxysmes de la goutte ont cessé d'affecter les articulations pour se jeter sur des organes internes, l'usage graduel et modéré des eaux de Wiesbaden pourra ramené» la goutte vers son lieu d'élection. Nous croyons que l'opinion la plus rationnelle est encore celle qui recommande l'emploi de ces eaux contre l'asthénie des malades atteints de goutle ancienne et dont l'organisme a besoin d'être stimulé et réparé.
Il en sera de même dans la série des étals cachectiques, consécutifs aux fièvres graves, aux influences palusires, ou aux affections constitutionnelles, syphilis ou autre, et pour lesquels les propriétés stimulantes du traitement de >Yiesbaden peuvent être invoquées. Nous ne séparons pas de celte catégorie les paralysies réduites en quelque sorte à une lésion purement dynamique, el que des moyens excilants combattent partout avec avantage,
Enfin, la dyspepsie et les troubles de la digestion gastro-intestinale sont revendiqués instamment pour ces eaux. M. Braun (loc. cit.) met sur la même ligne, à ce propos, les dérangements provenant d'aigreurs, ceux causés par des glaires, le défaut de ton de^ organes digestifs et les accidents consécutifs à l'irritation du canal alimentaire. Certainement les formes douloureuses ou gastralgiques de la dyspepsie ne s'accommoderaient pas de la minéralisation énergique de Wiesbaden. Elle ne peut s'appliquer que dans des données exceptionnelles d'inertie fonctionnelle, en particulier chez les sujets lymphatiques ou scrol'uleux.
Ce que nous avons dit de la contre-indicalion des eaux chlorurées sodiques dans tous les cas où l'on peut redouter un appel congestif sur quelque organe, une suractivité de l'écoulement menstruel ou du flux hémorrhoïdal, s'entend également de celles de Wiesbaden.
940 WIH OU WIHQUELI.E.
Celle localité, protégée par les sommets du Taunus, jouit d'un climat notablement tempéré qui, non-seulement rend les cures de printemps et d'automne très favorables, mais encore permettrait de les prolonger quelquefois durant l'hiver. En revanche, il est bon d'y prémunir les malades contre les inconvénients souvent assez sensibles de l'été et de ses chaleurs croissantes.
On trouve à Wiesbaden des ressources de tout genre. C'est une des stations thermales les plus en vogue et les plus fréquentés de l'Allemagne, quoique ne se signalant point par les distractions qui se multiplient ailleurs.
La cure du petit-lait y est suivie, grâce au voisinage de la vallée du Nerolhal.
Les eaux se transportent et s'expédient.
Sous le nom d'Aqitœ Mattiacw, les thermes de Wiesbaden ont été célèbres à l'époque romaine, comme le prouvent de nombreux témoignages historiques et archéologiques.
WIESEINBAD (Allemagne, roy. de Saxe). A U kilomètres d'Annaberg, dans la vallée de la Zschoppau. •
Bicarbonatée sodique. Tempér. , 21°, 5 centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Pouc. cub. Cent. cul).
Acide carbonique 0,130 = 6,5
Grains. Gram.
Sulfate de soude 0,666 = 0,070
Chlorure de sodium 0,473 = 0,050
Carbonate de soude 1,666 = 0,176
— de magnésie 0,333 = 0,035
— de chaux 0,900 = 0,095
(Lampadius.)
Ces eaux sont administrées en bains dans les affections rhumatismales, goutteuses, calculeuses, mais surtout dans les états névropathiques et les maladies de la sphère sexuelle chez les femmes.
WIGHT (lie de) (Angleterre, comté de Soulhampton).
Bains de mer et sources ferrugineuses, froides.
La principale source, celle de Sandrock, est située dans la partie sudouest de l'île, au milieu de rochers, dans un endroit de difficile accès. Elle contient de l'acide carbonique, des sulfates de fer, d'alumine, de chaux, de magnésie et de soude, du chlorure de sodium et de la silice. On ne l'emploie qu'en boisson, comme médication tonique et reconstituante.
WIH ou uibioi 6 1 m (Suisse, basse Engadine). A une très petite dislance du village de Schuls, et sur la rive gauche de l'Inn.
WILDBAD.
Ferrugineuse bicarbonatée. ïerapér., 8°, 73 cenligr.
Oil
Acide carbonique libre
Bicarbonate de chaux
— de magnésie ,
— de protoxyde de fer
— de protoxyde de manganèse.
— de soude ,
Chlorure de sodium
Sulfate de soude.
— de potasse
Acide phosphorique
Alumine
Fait : un litre.
Gr» m.
4,2769 (De Planta, 1858.)
La source donne de 15 à 16 000 litres d'eau par vingt-quatre heures. L'eau a la plus grande analogie avec celle de Suol-Sass (voy. ce mot) située dans son voisinage. On ne s'en sert jusqu'ici que pour l'usage interne.
WM-AAX-ZEE (Hollande). Sur la chaussée de Harlem, à proximité d'Àlkmaar.
Bains de mer. Avec établissement.
wildbad (Allemagne, Wurtemberg). Ville du district de Neuenburg, au fond d'une vallée qui fait partie de la forêt Noire, à proximité de Stultgard. Altitude : W5 mètres.
Les sources minérales sont très nombreuses dans cette localité, les unes émergeant de roches granitiques, les autres obtenues par forage artésien. Leur composition est la même. Nous donnons l'analyse la plus récente des principales.
Chlorurée sodique. Tempér. , de 33 à 38° centigr. Eau : un litre.
Acide carbonique libre ,
Carbonate de chaux
— de magnésie ,
— de soude
— de fer et de manganèse.
Alumine
Sulfate de soude
— de potasse
Chlorure de sodium
Silice
Source
Source
a Buvette.
Catherine,
Gram.