‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 35 sur 310 · HÉMORRHAGIE · texte numérisé non relu

HÉMORRHAGIE

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Grain.

Carbonate tic soude . .... 6,667 ==s 0,800

— de magnésie 0,441 = 0,052

— de chaux 0,992 = 0,119

— de fer 0,009 — 0,001

Chlorure de sodium 0,221 = 0,020

Acide silicique 0,331 = 0,039

Pouc. cub. Ceut. cub.

Gaz acide carbonique 13,64 = 682,0

(Monheim.)

Ces eaux, connues des Romains et vraisemblablement employées par eux, sont à peu près délaissées.

HEI\rich (Suisse, canton d'Appenze, Rhodes extérieures). Bains à 6 kilomètres de Saint- Gall.

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

La composition qualitative de ces eaux seule a été indiquée. On les recommande dans les états névropathiques et anémiques, en y joignant la cure du petit-lait. Station fréquentée et désignée aussi sous le nom de bains de Moosberg.

iielgolard ou heligoland (Possessions anglaises). Ile de la mer du Nord. Bateaux à vapeur de Hambourg.

Bains de mer. Plusieurs établissements très suivis par les Allemands.

hellin (Espagne, prov. d'Albacète).

Sulfurée. Tempér., 25° centigr.

Source ayant une certaine réputation dans la contrée où elle est située, mais dépourvue de tout aménagement.

hématurie. Il est certaines hématuries lentes, habituelles, point ou peu douloureuses, communément provoquées par la marche plutôt que par la voiture, d'apparence essentielle, et qui, ne semblant se prêter à aucun traitement énergique, présentent assez d'opiniâtreté.

Ces hématuries nous paraissent tenir à un état habituel ou facilement provoqué de congestion sanguine des reins, avec extravasation dans leur tissu , ou au moins exsudation dans leurs conduits. Elles cèdent ordinairement assez bien aux eaux de Vichy, employées intuset extra. Nous ne connaissons pas d'observations faites à leur sujet près d'autres stations thermales.

HÉMIPLÉGIE. Voy. APOPLEXIE. PARALYSIE.

HÉMOPTYSIE. Voy. EAUX-BONNES. PHTHISIE PULMONAIRE.

HÉMORRHA.G1E. Nous ne pensons pas que le traitement des hémorrhagies rentre dans la médication thermale. Nous ne parlons pas, bien entendu, des hémorrhagies symptomatiques, telles que l'hémoptysie, la tnétrorrhagie [voy. Utérus (Maladies de l')], etc., mais des hémor-

92 HÉMORKHOIDES.

rhagies essentielles ou considérées en elles-mêmes et indépendamment de la cause qui a pu les déterminer.

Beaucoup d'eaux ferrugineuses, il est vrai, revendiquent les hémorrhagies passives dans le cercle de leurs applications utiles; mais nous ne connaissons encore sur ce sujet que de simples assertions qui, bien que répétées d'une manière banale dans la plupart des notices et des traités, ne méritent pas d'être reproduites ici.

On s'est demandé si certaines eaux minérales n'étaient point susceptibles de déterminer par elles-mêmes des bémorrhagies. Sans doute un traitement thermal inopportun ou trop actif peut, en amenant des fluxions sanguines actives, donner lieu à des hémorrhagies pulmonaire, rénale, utérine ; mais ce n'est pas l'hémorrhagie qui est ici le fait essentiel.

On s'est plutôt préoccupé des hémorrhagies passives auxquelles les eaux bicarbonatées sodiques ou chlorurées pourraient donner lieu, par suite de leurs qualités alcalines; et cette crainte a été inspirée par les idées erronées qui sont encore répandues touchant les propriétés dissolvantes qu'on leur a attribuées. L'expérience a répondu négativement à ce sujet. A moins de rencontrer de ces dispositions toutes particulières et individuelles, qui ne sauraient permettre de généraliser un résultat, les eaux dites alcalines ne déterminent jamais d'hémorrhagies passives.

III QMORR1IAG1E CÉRÉBRALE. Voy. APOPLEXIE. PARALYSIE.

ni SMORRHOIDES. Il ne faut pas considérer seulement, dans les hémorrhoïdes, l'état hémorrhoïdaire manifeste, dit interne ou externe, et caractérisé par le développement des plexus hémorrhoïdaux, sous forme de tumeurs fluentesou non. L'état fluxionnairc, actif ou passif, qui constitue les hémori hoïdes, se propage bien au delà de ce que nous apercevons. Les innombrables ramifications que le système veineux étend dans la région abdominale y prennent une part capitale, et les manifestations hémorrhoïdaires ne doivent guère être envisagées que comme les témoignages de la manière dont s'opère la circulation abdominale tout entière. Les médecins allemands ont envisagé cette question sous un point de vue plus exact et plus complet qu'on ne l'a fait en France, et s'ils ont une tendance incontestable à faire jouer un rôle exagéré et un peu banal à la vénosité abdominale dans la production de toutes sortes d'états morbides, il faut convenir que leur préoccupation à ce sujet est souvent légitime et sur la voie des véritables indications.

Le traitement thermal n'a donc pas toujours pour objet de tempérer ou de régulariser les phénomènes hémorrhoïdaires saisissables, que l'on comprend généralement sous le nom d' lie morr hoïdes. Il s'adresse non moins souvent et non moins utilement à des phénomènes plus profonds et plus obscurs, mais qui n'en font pas moins partie constituante de l'état

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