HÉMORRHOÏDES
héraorrboïdaire. Cet ordre de faits a déjà été éludié à l'arlicle Abdominale (Pléthore), dont celui-ci est le complément.
Les eaux minérales sont adressées, relativement aux hémorrhoïdes, à des indications assez différentes. En effet, on cherche quelquefois par leur usage à développer des hémorrhoïdes externes et fluentes; d'autres fois, au contraire, à tempérer des congestions hémorrhoïdaires excessives, et il est assez remarquable que les mêmes eaux minérales, et souvent des procédés identiques, puissent être invoqués pour remplir l'une et l'autre de ces indications. C'est qu'en effet, lorsque le système veineux abdominal a pris une prédominance particulière, que la circulation y est lente, embarrassée, on peut corriger une telle disposition en favorisant le développement de manifestations hémorrhoïdaires qui, donnant au sang un libre cours, dégagent le système embarrassé et les tissus engorgés. D'un autre côté, des engorgements hémorrhoïdaires douloureux et pesants se trouvent le plus souvent entretenus par une condition semblable de la circulation abdominale, et le meilleur moyen de les résoudre est d'imprimer à cette circulation une activité particulière. Or bien des désordres fonctionnels des systèmes que renferme la région abdominale ne reconnaissent pas d'autre origine que les circonstances que nous venons d'exposer, et bien des lésions organiques y sont entretenues par la même cause.
On peut dire que la plupart des eaux minérales, convenablement employées, peuvent, incidemment au moins, remplir cette indication particulière., d'activer et de régulariser la circulation abdominale : les unes en exerçant une vive stimulation, comme les eaux sulfureuses; les autres en modifiant plus doucement l'ensemble des fonctions, comme les eaux sulfatées et les eaux faiblement minéralisées. Leur thermalité, l'animation que leur usage interne exerce sur les surfaces digestives, l'influence que les procédés balnéaires exercent sur les fonctions de la peau, fonctions dont le système circulatoire viscéral est si intimement solidaire, les conditions hygiéniques inhérentes à un traitement thermal heureusement choisi, tout cela rend compte de cette action, véritablement physiologique, à laquelle nous faisons allusion.
Cependant deux classes d'eaux minérales revendiquent formellement une spécialité d'action au sujet de l'état hémorrhoïdaire, comme de la vénosité abdominale : ce sont les chlorurées sodiques et les bicarbonatées sodigues, en y ajoutant les sulfatées sodiques fortes.
Les chlorurées sodiques sont beaucoup plus usitées dans ce sens en Allemagne que chez nous. L'idée de traitement hémorrhoïdaire est inséparable de celle de llomboury, de Wiesbaden, de Kissinyen, et nous devons ajouter de Karlsbad ; tandis qu'en France celle pratique est tenue fort au second rang des applications de Bourdonne, Bourbon-